Direct Soir n°526 1er avr 2009
Direct Soir n°526 1er avr 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°526 de 1er avr 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Premier avril : une journée pour rire

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Préparer l’après-pétrole Les véhicules verts ne sont plus un vœu pieux écologique, mais une perspective bien concrète, exigée par l’état des ressources naturelles. Silencieux, rapides, propres, ils sont en passe de ringardiser les carburants traditionnels. Le train régional baptisé « hybride bibi » peut rouler alternativement en mode diesel et en mode électrique sans s’arrêter. Ici en gare de Troyes, en octobre 2007. Entre prise de conscience générale de la nécessité de préserver notre environnement et hausse spectaculaire du coût des énergies, la question écologique est désormais au centre des préoccupations en matière de transport. Le secteur, troisième pourvoyeur mondial de gaz à effet de serre après la production d’énergie et l’industrie, ne pouvait éviter cette remise en question. En ce qui concerne le fret, tout (ou presque) reste encore à faire. L’essentiel du trafic transite encore par les axes routiers. Les solutions fluviales et ferroviaires unanimement plébiscitées sont pour l’instant sous-employées, même si l’Union européenne a clairement affiché sa volonté d’initiatives en la matière. Pour les voyageurs, la priorité est aussi à la lutte contre le « tout-voiture ». En ville, les politiques de transport public font la part belle au tramway et au vélo en libre-service,en attendant la transposition du concept aux autos non polluantes. Sur les distances plus longues, le train apparaît comme la meilleure alternative aux véhicules individuels et à l’avion. La France a pour objectif de construire 2 000 kilomètres de lignes à grande vitesse (LGV) d’ici à 2020. Bien que considéré comme le bon élève, le transport ferroviaire veut aussi minimiser son impact environnemental. Une motrice hybride a ainsi été mise en circulation sur les lignes régionales (fonctionnant habituellement au diesel) de Champagne-Ardenne en 2007. L’épuisement des ressources pétrolières : inexorable, mais impossible à dater 3Donner la date du pic pétrolier mondial est un exercice très prisé chez les spécialistes de l’or noir. Or, il s’avère que ce n’est pas là chose aisée. En 2008, la production a bien diminué, mais la crise économique a fortement joué sur la demande. Celle-ci est en effet une donnée primordiale pour connaître la date du pic. Il est également difficile de connaître la valeur exacte en 2008 des réserves mondiales de pétrole, quand les pays du Moyen-Orient maintiennent le secret sur leurs chiffres. D’autres facteurs, à partir desquels on ne peut qu’extrapoler, sont également très incertains : la mise en production de nouveaux gisements, les progrès techniques, mais surtout le coût de l’énergie. Parler d’un épuisement des matières fossiles fait aussitôt monter leur cours en flèche, donnant une rentabilité à l’exploitation de réserves jusqu’alors inexploitables. C’est le cas des réserves dans les pôles, notamment en Arctique. Pour la très optimiste Agence internationale de l’énergie, il serait difficile, en raison du déclin des gisements actuels et de la demande croissante en Chine et en Inde, de maintenir le cours de production à partir de 2015. Mais, aujourd’hui, plusieurs modèles évoquent non pas un pic de production mais un plateau de stagnation avant une chute. Le début de celui-ci est fixé selon les estimations, entre 2005 et 2010. Installations pétrolières sur le lac Maracaibo (Venezuela). F. NASCIMBENI/AFP G. RIVERA/ARCHIVOLATINO-REA PLANÈTE DURABLE La voiture hybride deviendra électrique 3Même si de grandes avancées ont été obtenues depuis une vingtaine d’années pour réduire l’empreinte de la voiture sur l’environnement, plusieurs innovations permettront dans les toutes prochaines années de rouler vert. Déjà commercialisé par Toyota, le système hybride (électrique + thermique) est en pleine expansion. La deuxième génération, avec la récupération de l’énergie au freinage, tend F. COFFRINI/AFP 7 à se développer dans les véhicules haut de gamme. La technologie la plus prometteuse reste néanmoins le tout électrique. Renault envisage qu’elle représentera 15% des ventes d’ici à 2015. La généralisation pour le véhicule de Monsieur Tout-le-monde n’est donc pas pour tout de suite. En revanche, le mode de consommation de la voiture pourrait être amené à changer. C’est déjà le cas aux Pays-Bas, où un système de location – comparable à celui des vélos en libre-service – existe déjà depuis quelque temps. La Ville de Paris a fait part de son intérêt pour une telle solution. La Bluecar, voiture électrique produite par Bolloré-Pininfarina.
06 Le boom des produits bio Sains et savoureux, les aliments bio voient leurs ventes croître chaque année. Normes et certifications se sont multipliées pour garantir aux consommateurs l’origine et la qualité des produits. Histoire. Au début du XX e siècle, plusieurs courants se forment pour s’opposer aux « dérives » de l’agriculture moderne, qui recourt de plus en plus à des engrais chimiques. En Autriche, Rudolf Steiner fonde le mouvement anthroposophique. Sa méthode de culture se base sur le respect de la terre et sur l’emploi de substances végétales et minérales. L’agronome anglais Albert Howard est également considéré comme un des pères de l’agriculture biologique. Il développa au début du XX e siècle des techniques de compostage des matières organiques… et fut anobli pour ses travaux. Nos bonnes adresses sur le Net PLANÈTE DURABLE La culture du bio doit se faire sans pesticides de synthèse ni engrais chimiques. 3 Le bio à l’échelle européenne http://ec.europa.eu/agriculture/organic/home_fr 3 Tout savoir sur l’agriculture bio http://www.agencebio.org/3 Les produits de l’élevage bio http://www.produitslaitiersetviande bio.com/3 Faire ses courses bio http://www.naturalia.fr 3 S’habiller « éthique et chic » http://www.upfactory.com/selectionbio A. GELEBART/REA Normes. Conformément à un cahier des charges très strict, un élément bio – soit une denrée alimentaire, soit un produit agricole – a été cultivé sans pesticides de synthèse et sans engrais chimiques. En outre, chaque étape de transformation du produit doit également respecter des critères de ce type. Les acteurs de la chaîne s’engagent de surcroît à avoir recours aux engrais naturels, à la pratique du compost (recyclage des matières organiques naturelles) et surtout à la rotation des cultures. Elle vise à respecter l’équilibre des organismes vivants présents dans le sol (bactéries, vers de terre, etc.). Comment s’y retrouver pour bien acheter En supermarché ou au marché, les produits bio ont su se faire une place. M. NASCIMENTO/REA MAX HAVELHAAR Le commerce équitable par Max Havelaar 3Quiconque a mis les pieds dans un supermarché n’a pas pu manquer le logo Max Havelaar. Et pour cause, ce label est aujourd’hui apposé sur près de 2 000 produits de 175 marques différentes, dans 21 pays. En achetant un produit Max Havelaar, le consommateur a la garantie que celui-ci est issu du commerce équitable. La fabuleuse histoire de Max Havelaar commence en 1988, lorsque des producteurs mexicains font appel à une ONG néerlandaise afin qu’elle contribue à leur garantir un prix plus juste pour leur production. Ce premier essai est un coup de maître. Max Havelaar assure désormais que la production, localisée dans les pays du Sud, respecte les droits de l’homme et favorise le développement social, économique et environnemental. 1,4 million de petits producteurs travaillent aujourd’hui sous ce label. Des vêtements à base de tissus recyclés Près de 2000 produits portent le label Max Havelaar. 3 Confectionner du prêt-à-porter en agissant pour le développement durable, c’est le défi que s’est lancé Sonia Hamza, qui a créé sa marque de vêtements il y a trois ans. Comment ? « En faisant du recyclage de tissus pour donner une seconde vie aux vêtements », explique-t-elle. Sonia utilise des chutes de tissus, de rideaux, de nappes ou des vêtements vintage qu’elle se procure dans les friperies. Et lorsqu’elle chine, elle privilégie les matières comme « le coton, le lin ou encore la soie, qui sont des matières naturelles ». Ensuite, elle découpe, recoud, customise et compose. Présentation de sa collection sur le Marché de la création, à Bastille, le samedi 4 avril. sonia.hamza@terafil.com 3Acheter bio est assez simple. Sur tous les produits qui ont obtenu le label des organismes certificateurs est apposé le logo vert pomme AB. Les lieux de commercialisation se sont largement développés ces dernières années. Les grandes surfaces consacrent désormais au moins une partie d’un rayon au bio, où l’on trouve la plupart des aliments de base. Pour se procurer des produits plus spécifiques, ou dans des gammes plus larges, des épiceries spécialisées existent partout en France. Les marchés où des agriculteurs vendent directement leur production ne doivent pas être négligés. Enfin, les courses peuvent être effectuées sur des sites internet spécialisés comme http://www.naturalia.fr/boutique/index.asp.



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