Direct Soir n°511 11 mar 2009
Direct Soir n°511 11 mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°511 de 11 mar 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : SNCF : embarquement vers le futur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
8 POP MUSIQUE Le buzz des Bees Leur « Notes From the Underworld » est enfin disponible en France. L’occasion de faire connaissance avec les abeilles de la ruche Persephone’s Bees. Angelina Moysov des Persephone’s Bees (3 e en partant de la gauche) entourée de ses musiciens. CONCERT Christophe dans tous ses états Vous avez sûrement déjà entendu ce petit air entraînant derrière la campagne publicitaire des Pages Jaunes : Nice Day, (« bonne journée »), souhaite-t-il sur une musique inspirée des années 1970. Il est l’œuvre d’un groupe encore peu connu en France, baptisé Persephone’s Bees, en référence à un vers du poète russe Osip Mandelstam. Une façon pour Angelina Moysov de rappeler ses origines, même si c’est en Californie, où la chanteuse est aujourd’hui installée, que le groupe a été créé, quand cette passionnée de culture tzigane a décidé de coupler ses talents avec ceux du guitariste Tom Ayres. Après quelques prestations scéniques locales remarquées, le buzz était né. Notes From The Underworld, produit par Eric Valentine (Queens of the Stone Age), est leur premier disque. Une petite galette de pur bonheur, miel pop qui craque et qui claque, faite de mélodies entraînantes très sixties, agrémentées d’une touche de sophistication. Un mélange sucré appétissant, comme en témoigne le nombre de leurs titres déjà utilisés dans des séries TV (Sopranos, Weeds) ou encore pour la bande originale du film Ma Sorcière bien aimée. Le quatuor se produira le 13 mars à La Flèche d’or, Paris 20e. Notes From The Underworld, Persephone’s Bees (Kuskus- Discograph). Dates de concerts sur le www.persephonesbees.com. ➔ Yé-yé criant désespérément Aline dans les années 1960, crooner décadent aux Mots bleus la décennie suivante, Christophe (photo) est désormais un dandy électro qui a fait ses adieux aux formats traditionnels de la chanson française. L’année dernière, le Beau bizarre sortait le chefd’œuvre Aimer ce que nous sommes, un album hors norme dans lequel on croisait les voix d’Isabelle Adjani et Daniel Filipacchi, des arrangements andalous, des cordes romantiques, des synthétiseurs brumeux… Christophe va maintenant essayer de transposer ce patchwork sonore sur scène. Sept ans après une série de concerts inoubliables, il retrouve l’Olympia pour un spectacle total, accompagné par le trompettiste Erik Truffaz et le batteur Carmine Appice (Vanilla Fudge). Jusqu’à vendredi à l’Olympia, Paris 9e. Puis en tournée à Toulouse, Béziers, Lille… DR POP Son nom est Persson ➔ Nina Persson (photo de la pochette), la chanteuse du groupe suédois The Cardigans (qui s’est fait connaître dans les années 1990 notamment grâce aux tubes My Favorite Game et Erase/Rewind), revient avec le deuxième album de A Camp, son projet solo. A l’instar du premier single Stronger than Jesus ou du duo avec Nicolai Dunger (Golden Teeth and Silver Medals), Colonia contient des morceaux bien ciselés, douces mélodies country-pop volontiers mélancoliques, parfaits écrins pour la voix sucrée de la belle. Colonia, A Camp (Reveal-Pias). BALLADE Le retour d’un poète musical ➔ Dans la lignée des deux disques précédents, La moitié des choses en 2003 et L’âge d’or sorti en 2006, Martin Rappeneau (photo) revient avec 1800 désirs. L’auteurcompositeur et interprète s’est entouré cette fois de Régis Ceccarelli, producteur, entre autres, d’Abd Al Malik, pour nous offrir une jolie promenade dans un univers romantique où il est beaucoup question d’amour et d’espoir. Ce pianiste de talent, amoureux des mots, risque fort de satisfaire tous les cœurs de midinettes. 1800 désirs, Martin Rappeneau, (AZ-Universal). En concert ce soir à l’Alhambra (Paris 10 e), puis en tournée en France. DR Directsoir N°511/Mercredi 11 mars 2009 DR Le groupe écossais Glasvegas. ROCK La mue de Glasvegas ➔ A écouter James Allan décrire la naissance du groupe Glasvegas, on se dit qu’il ne pouvait en être autrement. Comme une prédestination, le leader avait décidé du nom de la formation –Glasgow + Las Vegas– avant d’en écrire les chansons. Sorti en Grande- Bretagne en septembre dernier, le premier album éponyme du groupe écossais s’est classé en deuxième place des charts. Des premières influences pop (Madonna) ou soul (Roy Orbison), les quatre membres de Glasvegas ont su muer vers une musique rock bouleversante qui leur vaut désormais la labellisation de « meilleur nouveau groupe de rock du monde ». Glasvegas, Glasvegas (Sony BMG). WORLD Jolie moisson de fado ➔ La crise serait-elle propice aux plaisirs des chants mélancoliques ? Trois fadistas semblent s’être donné le mot pour sortir, à quelques jours d’intervalle, leur nouvel album. Après deux disques consacrés à ses maîtres Amalia Rodrigues et José Afonso, la chanteuse Cristina Branco revient avec Kronos, audacieux opus entre tradition et modernité. Autre talent, autre univers, Katia Guerreiro, femme médecin urgentiste et musicienne, fait quant à elle réentendre sa délicieuse voix sur Fado. Enfin, la grande Mísia a concocté un double album composé de Lisboarium, voyage onirique dans les rues de Lisbonne, et de Tourists, traversée en terres fadistes d’artistes issus d’autres cultures… Kronos, Cristina Branco (Emarcy), le 26 mars à la Cigale et en tournée. Fado, Katia Guerreiro (Milan), le 18 avril à Cannes. Ruas, Mísia (AZ), le 8 avril au Casino de Paris.
www.directsoir.net CRÉATION Le paradoxe de la grenouille Bernardo Montet, directeur du Centre chorégraphique national de Tours depuis 2003, reprend à Chaillot sa création « Batracien, l’après-midi ». Plongée dans un univers antédiluvien. Le danseur et chorégraphe Bernardo Montet. Fond noir, carré rouge sang, personnage vert, silence vrombissant : le décor de Batracien, l’après-midi est posé. Prostré dans un coin de la scène, Bernardo Montet, l’interprète et chorégraphe de cette pièce créée en 2007, commence à se mouvoir lentement au bruit de plus en plus intense de l’œuvre sonore Le souffle de la Terre, de la plasticienne-acousticienne Lorella Abenavoli. De l’épure à la démesure, le directeur du Centre chorégraphique national de Tours revêt la peau du premier des vertébrés. Un batracien titubant, rampant, palpitant, agité, ébranlé, qui passe de la terre à l’eau, de l’eau à la terre – les lumières oscillent du rouge, rappelant les premiers magmas telluriques, au bleu de l’ondée originelle, pour revenir enfin au carmin, glaise de l’humanité. C’est donc une véritable odyssée de l’espèce que convoque Montet, qui renoue pour l’occasion avec le solo qu’il avait délaissé depuis quinze ans. Faisant écho aux Batraciens s’en vont, pièce pour cinq danseurs qu’il avait créée en 2006, le chorégraphe convoque, dans cette production présentée au Théâtre national de Chaillot, influences buto et danse contemporaine. Reptile, crapaud, parfois gorille, il interroge notre humanité, sa colère, sa rage, son abattement, voire son désespoir par le biais de l’animalité. Son costume, dripping pollockien mouvant fait de traînées blanches, rouges, orangées, illustre autant l’ébullition terrestre que celle du corps à l’image d’une communion chamanique. Interrogé sur la figure animale choisie, Bernardo Montet explique que le batracien peut incarner à la fois une certaine idée de la laideur comme celle de la beauté. Après tout, la grenouille n’est-elle pas cet être qui, dans l’imaginaire collectif, se transforme en prince charmant lorsqu’on lui donne un baiser ? Batracien, l’aprèsmidi, jusqu’au 21 mars, Théâtre national de Chaillot, 1, place du Trocadéro, Paris 16 e (0153653000 ou www.theatrechaillot.fr). DR A. MONOT DR P.IMBERT FESTIVAL Quand le hip-hop interroge l’histoire A nos morts, par le collectif Mémoires vives. ➔ Revisiter la mémoire intime ou collective à travers le hip-hop, tel est le mot d’ordre de la 4 e édition du festival Hoptimum. A travers sept spectacles joués dans divers lieux de Seine-et-Marne, chaque compagnie révèle ainsi un pan de l’histoire, par exemple celle des tirailleurs africains avec A nos morts, par le collectif Mémoires vives. L’occasion également pour la compagnie Zahrbat de s’interroger sur les dommages collatéraux du conflit israélo-palestinien avec El Firak. Festival Hoptimum, jusqu’au 29 mars, divers lieux en Seine-et-Marne (0164830330). RENCONTRE DANSE 9 ANNIVERSAIRE Pas de deux dans le 9-4 2 Beacon Event 4, de Merce Cunningham. ➔ La biennale nationale de danse en Val-de-Marne célèbre cette année son trentième anniversaire. A cette occasion, elle rend hommage au chorégraphe américain Merce Cunningham, qui fêtera ses 80 printemps au mois d’avril. Figure de proue de la danse moderne et contemporaine, Cunningham présente, avec sa compagnie, le spectacle Suite for Five ainsi qu’un « event » spécialement conçu pour la biennale. Au côté du maître, des danseurs venus d’ailleurs présentent leurs spectacles dans 18 salles du Val-de-Marne. 15 e Biennale nationale de danse en Val-de-Marne, jusqu’au 9 avril (01 46 86 17 61 ou www.danse94.com). Les artistes se répondent ➔ Que se passe-t-il quand un metteur en scène, auteur et réalisateur, rencontre un chorégraphe et interprète ? Il naît Portrait/portrait, ou un ensemble de deux paires successives de solos se répondant. Parmi eux : Loin…, conçu et dansé par Rachid Ouramdane, décrit le voyage d’un personnage vers son identité culturelle, tandis que De mes propres mains, créé aux Amandiers à Nanterre par Pascal Rambert, traite des tourments de l’âme. Portrait/portrait, 2 x 2 solos, dont Loin… et De mes propres mains, jusqu’au 13 mars, deux autres solos à partir du 17 mars, Théâtre de Gennevilliers, 41, avenue des Grésillons, Gennevilliers (01 41 32 26 26).



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :