Direct Soir n°506 4 mar 2009
Direct Soir n°506 4 mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°506 de 4 mar 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Société : être homosexuel aujourd'hui

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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E. ROBERT/DIRECT8 10 BUZZ TÉLÉ LE BILLET DE JEAN-MARC MORANDINI Journaliste, animateur de radio et de télévision La faute de DSK ? Lundi soir, sur France 2, en deuxième partie de soirée, l’émission d’Yves Calvi est revenue une nouvelle fois sur la chronique de Stéphane Guillon consacrée à DSK sur France Inter. Pour ceux qui auraient manqué cet épisode palpitant de notre vie politico-médiatique, je rappelle qu’il y a une dizaine de jours, sur la radio publique, Guillon a fait un papier dans lequel il se moquait ouvertement des infidélités conjugales de Dominique Strauss-Kahn. Un humour que n’a pas vraiment apprécié le président du FMI qui, quelques minutes plus tard, sur la même antenne, critiquait ouvertement l’humoriste et « la méchanceté » dont il avait fait preuve selon lui. Et c’est là que se situe sans doute la faute de DSK. En prononçant ces quelques mots critiques, il a soudain mis en lumière la chronique de Guillon. En moins d’une heure, tous les sites internet consacrés aux médias mettaient à la disposition des internautes la totalité des propos de Guillon. Les humoristes étaient appelés à réagir, on demandait l’avis des politiques sur ce sujet, même Nicolas Sarkozy s’en est mêlé. Selon l’AFP, le président de la République aurait condamné les propos de Guillon, les trouvant déplacés. En fait, en réagissant, DSK a fait lui-même la promotion de propos qu’il souhaitait condamner. Cercle médiatique vicieux, où les mots que l’on veut condamner se diffusent encore plus vite que ceux que l’on ignore. Au fond, Guillon n’a rien dit de plus que ce que dit, chaque matin, sur Europe 1, Nicolas Canteloup, mais le tacle de DSK les a mis en lumière. Une lumière qui, visiblement, n’est pas prête de s’éteindre. A demain ! Réagissez : redac@directsoir.net Gagnez des COFFRETS 2 DVD de la série western « LONESOME DOVE » Muriel Robin amoureuse Pour retrouver le goût de l’aventure, deux anciens Texas Rangers décident de voler du bétail au Mexique et de partir s’installer dans le Montana, le nouvel « Eldorado ». Au cours d’une formidable épopée, ils vont affronter mille dangers… 7 Emmy Awards et 2 Golden Globes pour cette adaptation du roman éponyme de Larry McMurtry. Envoyez vos nom, prénom et adresse postale à : invitations@directsoir.net, précisez en objet : LONESOME DOVE Seuls les vingt premiers courriels gagneront un coffret 2 DVD. Les réponses envoyées avant l’heure de la mise en ligne du journal ne pourront être prises en compte VILLARD/SIPA ➔ Muriel Robin (photo) est actuellement en tournage pour une fiction qui sera prochainement diffusée sur France 2. Dans Mourir d’aimer, l’humoriste tient le rôle principal : celui de Gabrielle Delorme, une femme professeur de lettres, qui tombe éperdument amoureuse de Lucas Malzieu, un de ses élèves âgé de seulement 15 ans et demi. Muriel Robin s’était déjà illustrée dans un téléfilm, Marie Besnard, l’empoisonneuse, pour TF1 en 2006. Michel Desjoyaux (1 er à partir de la g.). Un portrait de Michel Desjoyaux ➔ Le 21 mars, la chaîne Planète Thalassa consacrera un documentaire au double vainqueur du Vendée Globe, Michel Desjoyaux. Intitulé Desjoyeaux pour la couronne, ce portrait de 52 minutes a suivi le marin depuis les préparatifs jusqu’à son arrivée triomphale aux Sables-d’Olonne, sans oublier des images tournées à bord par le skipper lui-même. Des interviews d’autres navigateurs viendront compléter ce portrait d’un marin hors du commun. Desjoyeaux pour la couronne, documentaire. 24 IMAGES Directsoir N°506/Mercredi 4 mars 2009 Alexandre Astier, le fameux roi Arthur dans la série Kaamelott. Le retour du roi Arthur sur M6 ➔ La série médiévale et humoristique de M6, Kaamelott, sera de retour pour le Livre VI dès le mois d’avril. Pour l’occasion, la chaîne prévoit une programmation spéciale : trois soirées seront consacrées à la série, durant lesquelles trois épisodes inédits devraient être diffusés en prime time. On y découvrira notamment les débuts du célèbre roi Arthur, avant même qu’il ne soit sacré… De nombreuses personnalités doivent également faire partie du casting. Les noms de Virginie Efira et Manu Payet circulent actuellement. Les fans de la série devraient donc être comblés par la nouvelle. Et pour ceux qui ne pourraient pas attendre jusque-là, une avant-première est prévue le 25 mars au Grand Rex. MIAMI DERNIÈRE Pendant plusieurs jours, les internautes ont pu choisir sur le site internet de Paris Première la prochaine destination d’une émission spéciale de Paris Dernière. Ils avaient le choix entre quatre villes : New York, Tokyo, Dakar et Miami. Et c’est finalement la Floride qui a remporté le plus grand nombre de votes. Ce sera pour Miami que Xavier de Moulins s’envolera afin d’y enregistrer Miami Dernière, qui devrait être diffusé dans le courant du mois de mai sur Paris Première. C’est à Miami que Xavier de Moulins vous donnera rendez-vous pour une édition spéciale de Paris Dernière. J. MODROW/LAIF-REA
PROD DB/ANIT FILM/DR www.directsoir.net INTERVIEW Quelle est votre définition du nanar ? Le nanar, pour nous, c’est un mauvais film sympathique. C’est-à-dire un film de cinéma qui est tellement mauvais que finalement on en rigole, on prend plaisir à le regarder, surtout à plusieurs. Il n’y a pas de genre en particulier. Ça peut être un film d’action, une comédie… Comment différencier le nanar d’un navet ? Un navet, c’est un mauvais film devant lequel on s’ennuie ferme. On ne prend aucun plaisir à le regarder, quel que soit le degré avec lequel on le regarde. Malheureusement, il y a beaucoup plus de navets que de nanars (rire). Pourquoi avoir créé un site entièrement centré sur le sujet ? A l’époque, entre amis, on aimait bien de temps en temps louer des films pour se marrer. La première expérience a été Power Rangers sur lequel nous avons eu des crises de fous rires, tellement rien ne collait dans le film. Du coup, on a cherché un site qui oriente les spectateurs vers ce genre de long métrage. On s’est rendu compte que, sur le Web francophone, il n’y en avait pas. En 2001, on a lancé nanarland.com.Après, via les forums, des gens se sont greffés à nous. On a alors réalisé que c’était un sujet qui parlait énormément à des cinéphiles. Ils ont amené ce côté « petite histoire du cinéma ». Nous traitons le nanar de manière très sérieuse, mais tout en rigolant. Comment fait-on pour trouver certains films au titre improbable (Le justicier contre la reine des crocodiles, Ninja, Le crépuscule des Régis Brochier, webmaster de nanarland.com crapules, L’homme Puma, etc.) ? On passe énormément de temps à chiner. On a fait des dizaines de zones industrielles, de dépôts-ventes et de brocantes… où l’on se rue sur les films aux titres farfelus. Mais il n’y a pas que ça : il y a aussi la date du film, l’origine, etc. Grâce au Web, on a réussi à trouver des choses inimaginables. Des films comme Turkish Star Wars ou Turkish Star Trek qui étaient introuvables, et qu’on pensait voir disparaître avec le temps, ont été retrouvés grâce à des échanges sur Internet. Quel nanar recommander à un novice ? Je conseillerais Star Crash, le choc des étoiles, un Guerre des étoiles italien où David Hasselhoff fait une de ses premières apparitions. Quel est le plus mémorable des nanars selon vous ? Le plus mémorable, c’est Turkish Star Wars, la version turque de la Guerre des étoiles. 1h40 de folie ininterrompue avec des monstres en peluche, des gars qui font du trampoline et la musique repiquée d’Indiana Jones (composée par John Williams, également auteur de la musique de Star Wars,ndlr) qui tourne en boucle. Quel acteur représente le mieux le nanar ? Un des grands noms, c’est Chuck Norris. Depuis bientôt cinq ans, pour les Nuits excentriques à la Cinémathèque, on commence traditionnellement avec la réplique de Chuck Norris qui dit : « Je mets les pieds où je veux. Et c’est souvent dans la gueule. » (Braddock, Portés disparus III). C’est un peu la signature du site. ➔ Cinéphiles, mais aussi novices avides de découvertes, ont rendez-vous samedi 7 mars à la Cinémathèque française de Paris pour la 5 e Nuit excentrique. De 20h à l’aube (13 €, petit déjeuner inclus), vous aurez l’occasion de visionner cinq films sélectionnés par les auteurs de nanarland.com. Chaque projection sera entrecoupée d’extraits de films, de bandes-annonces ou encore d’un zapping spécial nanar. Un week-end convivial en perspective. ➔ Désigné comme le pire réalisateur de tous les temps dans le livre des frères Medved The Golden Turkey Awards (1980), Edward D. Wood Jr. n’en reste pas moins une figure incontournable du cinéma hollywoodien. Né en 1924 à Poughkeepsie (Etat de New York), médaillé pour ses états de service dans le Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale, Ed Wood Jr. réalise son premier long métrage en 1953 avec Glen or Glenda ?, une histoire sur la transsexualité qui reste l’un de ses films les plus personnels. En 1955, Ed Wood Jr. marque les esprits avec la sortie du film La fiancée du monstre (photo). Dialogues approximatifs, effets spéciaux de piètre qualité et un combat final embarrassant, ce film est l’essence même du nanar : tellement BUZZ TÉLÉ 11 « Le nanar, c’est un mauvais film sympathique » Programmés chaque semaine à la télévision, les « nanars » font le bonheur de nombreux cinéphiles. En France, nanarland.com est le site référence en la matière. Rencontre avec son webmaster, Régis Brochier. « TELLEMENT MAUVAIS QUE FINALEMENT, ON EN RIGOLE » Une nuit au pays du nanar Christopher Plummer, David Hasselhoff et Caroline Munro (de g. à d.), dans Star Crash, le choc des étoiles (1979), de l’Italien Luigi Cozzi. Ed Wood Jr., « pire réalisateur de tous les temps » énorme qu’on en rit à gorge déployée. Parmi les inoubliables, on peut citer Plan 9 From Outer Space, La nuit des revenants ou encore The Bride and The Beast. Cinéaste dépourvu de talent pour certains, artiste incompris pour d’autres, Tim Burton lui rendait un vibrant hommage en 1994 avec le film Ed Wood qui pose un regard tendre et amusé sur la carrière de ce réalisateur hors norme.



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