Direct Soir n°403 17 sep 2008
Direct Soir n°403 17 sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°403 de 17 sep 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Tony Parker pour une qualification à l'Euro

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 THÉÂTRE On a testé… CULTURE Bonne conduite pour Laurent Baffie Fort du succès de « Toc Toc », Laurent Baffie revient avec « Un point c’est tout ! », une comédie sur le permis à points et ses désagréments, dont il signe la mise en scène. Nicole Calfan et Patrick Préjean dans Un point c’est tout ! sur la scène du Théâtre du Palais-Royal. Six millions de points perdus en 2007. » Face à ce constat, Laurent Baffie reprend la plume. Le provocateur s’empare une fois de plus de l’actualité et la passe au crible, avec l’ironie qui lui va si bien. S’inspirant de son histoire personnelle… Car comme tout motard qui se respecte, Laurent Baffie a dû suivre un de ces fameux stages, de ceux-là même qui, au compte-gouttes, restituent quelques points pour la « modique » somme de 230 euros. C’est donc dans cette ambiance scolaire à la recherche des points perdus que l’auteur plante le décor de sa comédie Un point c’est tout !. « Une pièce d’une créativité incroyable », selon la comédienne Nicole Calfan. « J’ai signé sans même lire le scénario, car j’ai retrouvé en Laurent Baffie un Jean Yanne », ajoute-t-elle. Cela promet. Entre un professeur d’auto-école et un psychologue moraliste, la séance est ouverte et avec elle, les anecdotes de ses participants : un motard, un routier, une centenaire, un lilliputien, un travesti, un rappeur… Et si Laurent Baffie donne le la, Nicole Calfan,Alain Bouzigues et Patrick Préjean, entre autres, incarnent cette fine équipe de cancres. Un point c’est tout ! A partir du 18 septembre. Théâtre du Palais-Royal, 38, rue de Montpensier, Paris 1 er (01 42 97 40 00). COQUILLAGES ET CRUSTACÉS ■ C’est le rendez-vous des touristes et des amoureux de fruits de mer. A l’intérieur, un décor des années 1930, composé d’anciennes affiches publicitaires et de banquettes en moleskine rouge. En terrasse, la plage est à deux pas… mais votre voisin de table bien plus près ! La rue est animée, les serveurs courent les bras chargés de coquillages, de crevettes grises et de poissons frais. Le pavé de turbot vapeur aux cinq baies est tout simplement divin. En dessert, succombez au diplomate aux pommes et sa crème anglaise au caramel. Menu entrée, plat, dessert à 17,90 € ou 26,90 €. Brasserie Le Central, 158, boulevard Fernand- Moureaux, 14360 Trouville-sur-Mer (02 31 88 13 68). DR THÉÂTRE Lalanne joue du Musset ■ Artiste complet –chanteur exalté, poète arboricole, philosophe, réalisateur, supporteur de foot, homme politique –, Francis Lalanne exerce aussi de temps à autre le métier de comédien. Après avoir interprété Don Quichotte il y a huit ans, notre troubadour national remonte sur les planches pour jouer un autre idéaliste dérisoire : Lorenzaccio. Un rôle qui devrait lui aller comme un gant. Lorenzaccio, mise en scène Stéphane Gildas, jusqu’au 9 novembre. Théâtre Le Trianon, 80, bd de Rochechouart, Paris 18 e (01 44 92 78 04). www.theatreletrianon.com Francis Lalanne (à d.) dans Lorenzaccio. DANSE La « Carmen » carmin de Gades ■ En juillet 2004 disparaissait Antonio Gades, maître du flamenco moderne. C’est en 1983 qu’il crée sa Carmen. Pour célébrer les 25 ans de ce spectacle qui fit date, le Théâtre de Chaillot invite le ballet Antonio Gades à présenter la version originale – scénographie de Carlos Saura – de cette chorégraphie flamboyante. Complétée de chants de flamenco « puro », l’histoire de la Carmencita retrouve son animalité originelle. Carmen, jusqu’au 27 septembre. Théâtre national de Chaillot, 1, place du Trocadéro, Paris 16 e (01 53 65 30 00). Carmen, d’Antonio Gades. Directsoir N°403/Mercredi 17 septembre 2008 DR DR C. DOLFI-MICHELS Tristane Banon. ROMAN Histoires de famille, suite et fin EXPOSITION DR ■ « Vingt-sept ans sans père, sur vingt-sept, ça suggère beaucoup de désordre mental », écrit Tristane Banon dans le premier paragraphe de son nouveau roman. Malgré un sujet sombre et une héroïne un brin désespérée, l’auteur parvient à rendre sa Daddy frénésie drôle et touchante. Elle y manie l’autodérision et le cynisme avec autant d’adresse que dans son premier roman J’ai oublié de la tuer (Anne Carrière, 2004). Dans ce récit intime, les lecteurs découvraient Flore, une jeune femme délaissée par sa maman. Quatre ans plus tard, Tristane Banon reprend ce personnage blessé et la met sur les traces de son père, qui l’a abandonnée à la naissance. Daddy frénésie, Tristane Banon, Plon, 17,90 €. De battre mon cœur va continuer ■ Avez-vous déjà écouté le son de vos battements de cœur ? A la Maison rouge, Christian Boltanski propose aux visiteurs de les enregistrer mais aussi de les archiver. Cette proposition du plasticien français s’inscrit dans le cadre de sa recherche sur la mémoire individuelle. L’installation Le cœur, conçue en 2005 (une lampe s’éteint et s’allume au son des pulsations) est au centre de cette exposition. Christian Boltanski, Les archives du cœur, jusqu’au 5 octobre. La Maison rouge, 10, bd de la Bastille, Paris 12 e (01 40 01 08 81).
www.directsoir.net CINÉMA Intempéries familiales et amoureuses ★★★★★ Avec « Parlez-moi de la pluie », Agnès Jaoui signe son troisième long métrage. A l’affiche, Jean-Pierre Bacri bien sûr, mais aussi Jamel Debbouze. Aucun doute sur la paternité de Parlez-moi de la pluie. Le scénario porte bien la griffe du duo Jaoui-Bacri. Des gens normaux presque pitoyables, mis dans des situations ordinaires dans lesquelles ils révèlent leur véritable caractère, le tout saupoudré de répliques bien senties : les inconditionnels du duo ne seront ni déçus ni surpris. Agathe Villanova (Agnès Jaoui) vient d’entrer en politique. Bourgeoise battante, très indépendante, elle est le sujet idéal pour la série de documentaires que Michel Ronsard (Jean-Pierre Bacri) a décidé de réaliser avec Karim (Jamel Debbouze). Ce dernier connaît Agathe depuis toujours. Sa, Mimouna, est au service de la famille Villanova depuis quarante ans. Pendant dix jours, ils vont filmer Agathe dans sa famille et en pleine nature. Pendant ce tournage, chacun révèle ses petites faiblesses, ses rancunes et ses humiliations. Agathe culpabilise d’avoir été plus aimée par sa mère que sa sœur, Karim est victime d’une condescendance raciste et Michel est prisonnier de son image.Toutes ces souffrances quotidiennes,Agnès Jaoui les montre avec la sobriété qui la caractérise dans de longs plans séquences. « J’aime bien voir tout le monde dans le même plan, comme au théâtre », dit-elle. Jamel Debbouze effectue son entrée au sein de l’univers du couple Jaoui-Bacri avec beaucoup de talent. Pudique et émouvant, il apporte humanité à son rôle comme au film. Parlez-moi de la pluie, d’Agnès Jaoui, en salles. CULTURE 15 Michel Ronsard (Jean-Pierre Bacri) et Karim (Jamel Debbouze). Le titre du film est tiré des paroles d’une chanson de Brassens, L’orage. « Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps. Le beau temps me dégoûte et m’fait grincer les dents… »



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