Direct Soir n°360 3 jun 2008
Direct Soir n°360 3 jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°360 de 3 jun 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Barack Obama vers l'investiture démocrate

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Les dernières étapes EN COUVERTURE HILLARY CLINTON DÉFAITE MAIS PAS RÉSIGNÉE Favorite pour l’investiture démocrate avant le début des primaires, Hillary Clinton a perdu toute chance d’affronter John McCain, au fil d’une campagne trop souvent bancale. Toutefois, la sénatrice de New York s’interroge sur l’intérêt de poursuivre l’affrontement. Le week-end s’était pourtant bien terminé pour Hillary Clinton. Largement victorieuse de la primaire à Porto Rico, la sénatrice de New York s’est rapprochée de Barack Obama en nombre de délégués. Mais samedi, la commission électorale du parti démocrate lui a porté un coup fatal en ne lui accordant pas la totalité des voix dans deux Etats où elle était arrivée en tête. Même des victoires ce soir dans le Montana et le Dakota du Sud ne lui suffiraient pas pour rattraper son retard sur le sénateur de l’Illinois. Pourtant, l’ex-first lady ne veut pas abandonner, comme elle l’a encore affirmé avant-hier. Elle ira donc bien à Denver lors de la Convention démocrate. Elle tentera de convaincre qu’elle est la mieux placée face aux républicains, parce qu’elle a remporté davantage de voix que son concurrent (mais moins de délégués). Harold Ickes, un de ses proches conseillers, a rappelé dimanche que « la dernière fois que les démocrates ont choisi le candidat qui n’avait pas remporté le vote populaire, c’était en 1972 ». Le républicain Richard Nixon l’avait alors emporté. Dans le Colorado, lors de la Convention, Hillary Clinton voudra donc convaincre les super-délégués de la choisir. Mais pour Constance Borde, vice-présidente du parti démocrate en France, « ils sont plus favorables à Barack Obama ». Chip Seward, l’un de ses proches, va plus loin en affirmant que « Howard Dean, le leader du parti, ne supporte pas les Clinton ». Peu de chances donc pour Hillary de renverser la vapeur. Elle devrait annoncer ce soir qu’elle fera tout pour s’assurer de la victoire démocrate en novembre. Des rumeurs font état de tractations informelles entre les proches des deux démocrates. Ils étudieraient la possibilité d’un retrait d’Hillary Clinton en échange d’une responsabilité accrue dans la réforme du système de santé. Est également évoquée son arrivée à la tête du Sénat. L’entourage de Barack Obama aurait enfin proposé à la sénatrice d’éponger ses dettes de campagne contre un ralliement auprès de leur candidat. Un ticket Obama-Clinton n’est donc plus totalement à exclure. STRATÉGIE APPROXIMATIVE Cela représenterait un échec très net pour elle. Largement favorite il y a un an, Hillary Clinton n’est pas parvenue à maintenir son avance. Pour Ted Stanger, auteur de Sacrée Maison Blanche !, « Elle a été victime d’un excès de confiance devant des sondages qui la disaient incontournable ». Sa stratégie de campagne s’est ainsi EURASIA PRESS/PHOTONONSTOP RÉUNION DES SUPER-DÉLÉGUÉS ■ Elle aura lieu à la mi-juin et doit réunir les 796 super-délégués. Pour le moment, entre 150 et 190 d’entre eux ne se sont toujours pas exprimés. Barack Obama conserve une nette avance (317) en super-délégués sur sa rivale Hillary Clinton (281). Cette réunion doit permettre de tracer les grandes lignes de la Convention de Denver et permettre aux super-délégués de se décider sur le choix d’un candidat. retournée contre elle. Programmé pour être son point d’orgue, le Super Tuesday (super mardi) n’a pas tourné à son avantage. La sénatrice a également beaucoup misé sur les Etats clés pour l’élection de novembre, alors que son adversaire s’est focalisé sur des Etats plus « marginaux », où sa victoire était nette donc plus déterminante pour la Convention. Enfin, sa gestion financière de la campagne a échoué. Malgré les onze millions de dollars qu’elle a personnellement investis, Hillary Clinton s’est retrouvée à court de deniers tandis qu’Obama a su récolter de petites sommes via Internet. BOURDES À RÉPÉTITION Depuis le 3 janvier, date de la première primaire dans l’Iowa, l’ancienne première dame a aussi multiplié erreurs et approximations. En mars, elle déclarait avoir été victime de tirs de roquettes lors d’un voyage à Sarajevo en 1996. Quelques jours plus tard, elle a admis « s’être mal exprimée », ce qui a semé le doute à CONVENTION DÉMOCRATE ■ Elle doit se tenir du 25 au 28 août à Denver, dans le Colorado. Pendant trois jours, les super-délégués se réuniront pour désigner le candidat démocrate à la Maison Blanche grâce à un scrutin où la majorité absolue est nécessaire. Hillary Clinton table encore sur cette réunion clé pour convaincre les super-délégués encore hésitants. Toutefois, l’Histoire a montré que le nom du candidat était connu bien avant la Convention et que celle-ci ne faisait que le confirmer. Directsoir N°360/Mardi 3 juin 2008 Hillary Clinton salue ses supporters à Louisville dans le Kentucky, le 20 mai dernier. propos de sa crédibilité. Après le Super Tuesday, elle n’a pas hésité non plus à attaquer violemment son adversaire, mettant en doute dans un spot télévisé les capacités de ce dernier à assurer la sécurité du pays. La dernière erreur en date de Hillary Clinton remonte au 23 mai dernier. Justifiant son maintien dans la course à l’investiture, elle a évoqué l’assassinat de Robert Kennedy, laissant entendre qu’un tel drame pourrait frapper Barack Obama, placé depuis plusieurs semaines sous la protection des policiers du Secret Service. Mais plus que ses propres erreurs, celles de son mari Bill Clinton ont été préjudiciables à celle qui brigue la Maison Blanche. Retiré de la vie politique depuis huit ans, l’ancien Président a, selon Ted Stanger, « perdu la main dans l’affrontement politique », lançant régulièrement des propositions contredites par l’opinion. Une opinion qui n’est visiblement pas prête à ouvrir les portes du Bureau ovale à une femme. ELECTION DAY ■ Le 4 novembre, les électeurs américains seront appelés aux urnes pour désigner leurs grands électeurs. Ces derniers désigneront en décembre, à la majorité relative, le candidat démocrate ou républicain. Le nouveau Président prêtera serment en janvier avant de s’installer à la Maison Blanche pour quatre ans.
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