Direct Soir n°356 28 mai 2008
Direct Soir n°356 28 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°356 de 28 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Sarah Jessica Parker, sortie du film « Sex and the city »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 EN COUVERTURE Charlotte York (Kristin Davis), Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker), Miranda Hobbes (Cynthia Nixon) et Samantha Jones (Kim Cattrall) se retrouvent sur grand écran. SARAH JESSICA PARKER STAR IN THE CITY En pleine promotion de Sex and The City le film à New York, alors que l’Etat de Caroline du Sud a voté pour élire son candidat démocrate – Hillary Clinton ou Barack Obama –, Sarah Jessica Parker paraît très intéressée par les résultats qui doivent tomber d’une minute à l’autre. Difficile de détourner son attention entre deux interviews. Toute de vert vêtue dans une vaporeuse robe Dolce & Gabbana, elle cherche du regard un téléviseur qui pourrait afficher les résultats. Interview de celle qui incarne le personnage le plus célèbre de la série préférée des fashionistas. Avant de parler du film, un commentaire sur ces élections primaires ? Oui, j’ai voté, mais l’isoloir reste le seul endroit qui me permet encore de garder certaines choses secrètes.Alors je ne vous dirai rien. En revanche, je suis heureuse à l’idée d’avoir un démocrate à la Maison Blanche. Je suis née démocrate ! Dans quel état d’esprit êtes-vous avant la sortie du film ? Vous savez, c’est un peu la même excitation que je ressens pour les élections primaires et pour la sortie du film. Je ne peux pas vraiment expliquer ce qu’a signifié faire ce film. C’est un privilège. Je suis vraiment très heureuse d’avoir pu le réaliser de la façon dont nous le voulions et avec les gens de notre choix. Jamais je ne me serais attendue à ce que le film se fasse. Et honnêtement c’est une chance, un véritable cadeau. Désormais, le jugement du public et des critiques est la prochaine étape. Le film adopte un ton plus sombre que celui de la série, comment faire pour en conserver l’esprit ? Ce qui importe c’est d’avoir une bonne histoire. Et Michael Patrick King [le réalisateur et scénariste du film,ndlr] en écrit de si belles ! Il aurait été plus facile pour les studios de ne faire de ce film qu’une comédie. Mais en vérité, cela aurait nui à l’image de ces quatre femmes [Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, les quatre héroïnes,ndlr]. Il fallait montrer la différence entre la recherche de l’amour et ce que signifie le véritable amour. Je suis fière de ce film, car il montre ce qu’est la vie réelle. Quelle est votre scène préférée ? J’aime beaucoup les scènes de désespoir, de tristesse. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de jouer un tel registre et j’ai beaucoup aimé le faire. J’apprécie particulièrement la séquence dans laquelle Miranda et Carrie se retrouvent au restaurant pour la Saint-Valentin. Par ailleurs, la scène où Samantha débarque dans l’appartement de Carrie avec du champagne alors qu’elle n’est pas attendue, est excellente. En fait je les aime toutes. Directsoir N°356/Mercredi 28 mai 2008 Attendu par tous ses fans, « Sex and The City, le film », sur les écrans aujourd’hui, sonne, près de quatre ans après la fin de la série culte aux huit Golden Globes, le retour de Sarah Jessica Parker. « Directsoir » est allé à sa rencontre, dans la « ville qui ne dort jamais ». Peut-on dire que New York est le cinquième héros du film ? New York a toujours été un lieu de prédilection pour poursuivre ses rêves. Depuis ses origines, il y a quelque chose de spécial dans cette ville. La série la montre simplement d’un certain point de vue. C’est l’histoire tirée des chroniques autobiographiques de Candace Bushnell : l’argent, le glamour et ces quatre jeunes femmes vibrant pour la mode. Je ne peux expliquer pourquoi les personnes sont si intéressées par la mode mais c’est comme ça. Et Sex and The City retranscrit cette période et ces goûts. Vous avez créé votre propre ligne de vêtements, Bitten. Pourquoi ? Quand la série s’est achevée, j’ai eu la chance qu’on me le propose. J’ai travaillé pendant huit mois pour créer ces vêtements. Démocratiser la mode [la plupart des modèles de la ligne de vêtements Bitten coûtent moins de 20 dollars,ndlr] me motive particulièrement. Cela signifie quelque chose pour moi. Spécialement compte tenu du milieu d’où je viens.
www.directsoir.net Le parcours de Sarah Jessica Parker est une illustration parfaite de « l’American dream ». Le rêve américain. Ce mythe fondateur des Etats-Unis où, depuis l’arrivée des premiers colons, chacun peut, quelles que soient ses chances de départ, s’élever socialement. C’est le cas de Sarah Jessica Parker, « SJP » pour les fans et les intimes. Venue du fin fond des Etats-Unis, (Nelsonville, Ohio), issue d’une famille recomposée (sa mère épouse un chauffeur routier en secondes noces) que ses biographes qualifient de digne et simple. Enfant, elle connaît les coupures d’électricité pour factures impayées, ou les paires de chaussures usées jusqu’à la corde. Cette quatrième enfant d’une fratrie de huit ne sortira pas du ruisseau grâce à de gentilles marraines penchées sur son berceau, mais par un travail opiniâtre, une persévérance inextinguible et une volonté sans faille. Sarah Jessica est une femme déterminée qui a les pieds sur terre, et non dans les futiles escarpins Manolo Blahnik que chausse Carrie Bradshaw, qu’elle incarne à l’écran. ENFANT DE LA BALLE Sarah Jessica Parker attrape très tôt le virus de la scène. Née le 25 mars 1965, elle fait sa première apparition sur le petit écran à l’âge de huit ans dans La petite fille aux allumettes. Puis ce sont les planches de Broadway qui l’accueillent à onze ans dans Les innocents, dirigé par Harold Pinter au côté de la comédienne Claire Bloom. Soucieuse de l’encourager, toute sa famille déménage alors dans le New Jersey. A douze ans, on peut l’applaudir dans la comédie musicale Annie. En 1982, elle quitte les planches et Broadway. Choisie pour jouer le premier rôle de la série télé Square Pegs, elle entre dans l’univers artistique qui lui apportera la notoriété. Le cinéma finit à son tour par lui ouvrir ses portes. Plusieurs rôles secondaires lui sont offerts, notamment dans Footloose en 1984 aux côtés de Kevin Bacon. Elle obtient son premier rôle principal dans le film Girls Just Want to Have Fun l’année suivante, dans PORTRAIT lequel Helen Hunt joue aussi. La jeune comédienne commence à se faire un nom, même chez les plus grands.Tim Burton lui offre deux rôles : un dans Ed Wood (1994) avec Johnny Depp, et un dans Mars Attacks (1996) qui font figure de consécration artistique. Et il s’en est fallu de peu, en 1994, qu’elle obtienne le rôle féminin principal de Quatre mariages et un enterrement, finalement attribué à Andy McDowell. LE RÔLE DE SA VIE En 1998, Darren Star, magicien américain de la série télé (Beverly Hills 90210, Melrose Place) la choisit pour le rôle principal d’une nouvelle série diffusée sur la chaîne privée HBO. Sex and The City raconte l’histoire de quatre « célibattantes » trentenaires vivant à Manhattan. Sociologiquement, le concept est bien vu. La révolution sexuelle des années 1960 et 1970 s’essouffle, beaucoup en sont revenus. Au tournant du siècle, nombreux sont les jeunes adultes EN COUVERTURE 5 UNE ACTRICE FIDÈLE À SA PASSION De ses débuts sur le petit écran à la consécration avec « Sex and The City », retour sur la trajectoire de la « petite fiancée de l’Amérique ». qui tiennent un nouveau discours sur le sexe, sans tabou, dépassionné, utilitaire parfois, égocentrique souvent. C’est précisément à ce public, prescripteur de modes et « key opinion leader », que s’adresse Sex and The City. Le pari était audacieux. Il a été largement couronné en retour. Et « SJP » alias Carrie Bradshaw est pour beaucoup dans ce succès d’audience international. En 2008, Sex & The City, le film met en scène des femmes de 40 ans. COUP DE CHAUD SUR LE PETIT ÉCRAN Sex and The City a révolutionné le monde des séries. Issue des chroniques autobiographiques de la journaliste Candace Bushnell dans le New York Observer, la série est difusée sur la chaîne privée HBO (Les Soprano, Oz). C’est Darren Star qui sent le potentiel de l’histoire de ces quatre jeunes femmes célibataires évoluant dans New York, entre mode, cocktails et amitié. Imposant un ton nouveau et impertinent – pour la première fois à la télévision les femmes parlent de sexe de façon libérée – et une esthétique glamour, Sex and The City va remporter de nombreuses récompenses. Nommée cinquante fois aux Emmy Awards, la série JE DIS À MES AMIS « QUE LA VIE D’UNE FEMME MARIÉE EST ENNUYEUSE, MAIS JE NE LE DIS QUE POUR RASSURER LES CÉLIBATAIRES. » en obtient sept, dont un pour « SJP ». La série est également récompensée par huit Golden Globes, dont celui de la meilleure série, celui de la meilleure actrice pour Sarah Jessica Parker (à quatre reprises : 2000, 2001, 2002, et 2004) et celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Kim Cattrall, qui interprète le personnage de Samantha Jones.



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