Direct Soir n°356 28 mai 2008
Direct Soir n°356 28 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°356 de 28 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Sarah Jessica Parker, sortie du film « Sex and the city »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 THÉÂTRE On a testé… CULTURE Un Morel au beau fixe François Morel retrouve son complice des Deschiens, Olivier Saladin, dans « Bien des choses », un nouveau spectacle aussi hilarant qu’émouvant. François Morel et Olivier Saladin se retrouvent sur la scène du Théâtre du Rond-Point. LES PIEDS DANS L’Ô Ah ! Les voyages » chantait Barbara. Dans la pièce Bien des choses, ce sont deux ex-Deschiens qui les célèbrent : François Morel et Olivier Saladin. Ils campent les Ronchon et les Brochon qui passent leur retraite en goguette dans de beaux pays. Venise, Sofia, la Grèce, l’Afrique ou Colombey-Les-Deux-Eglises… De ces terres étrangères, ils s’envoient des cartes postales. Et au gré de cette correspondance lue par Morel et Saladin, la vie de madame et monsieur Tout-le-monde se fait jour, croquée avec une gentille ironie (Morel n’est jamais aussi drôle que quand il campe une gentille vieille dame). La mise en scène de ce nouveau spectacle de François Morel fait appel à un décor simple : deux tables, deux chaises et lesdites cartes postales. Pas besoin de plus pour déployer un comique qui réside dans les jeux de scènes, jeux de mots et autres effets de répétition que sait si bien créer le duo reformé pour l’occasion. De rivalité en complicité, ces « petits vieux » – qui regardent Questions pour un champion à l’étranger sur TV5 – continuent à s’intéresser à ce qui se passe chez eux, de peur qu’en retournant « chez soi, rien ne [soit] comme autrefois ». Bien des choses, de François Morel, jusqu’au 15 juin. Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8 e (01 44 95 98 21). ■ Trouver un restaurant en bord de Seine combinant cadre magique, carte savoureuse et addition légère semble relever du fantasme. Pas pour les initiés qui connaissent le Ô Restaurant. Cette péniche aux structures aériennes et au design raffiné est aussi bien adaptée aux repas d’affaires rapides qu’aux dîners romantiques. La carte mêle saveurs traditionnelles et structures audacieuses, terroir et exotisme. Elle ne recule devant aucun défi culinaire : il fallait oser servir les gigantesques pinces de King Crab d’Alaska. Belle carte des vins. Voiturier. Animations pour les enfants le week-end. Ô Restaurant, 47, quai Michelet, Levallois-Perret (01 41 34 06 94), www.orestaurant.fr. M. TOUSSAINT RESTAURANT/DR DANSE Buffard connaît la chanson ■ Des stars déchues ou sur le retour, consumées par la vanité, ce sont les personnages que campent les trois danseurs-chanteurs mis en scène par le chorégraphe Alain Buffard dans (Not) a love song. Une tragicomédie musicale décalée, truffée de références cinématographiques, de Sunset Boulevard à L’ange bleu, et de reprises musicales adaptées par Vincent Ségal (Bumcello), qui brasse les genres, de Kurt Weill à Joy Division en passant par Lou Reed. (Not) a love song, demain et vendredi au TNS, avenue de la Marseillaise à Strasbourg (03 88 39 23 40). www.pole-sud.fr THÉÂTRE Des baladins pour Tristan et Yseut ■ Dans la pure tradition des saltimbanques, Les Baladins du Miroir montent leur chapiteau et revisitent l’une des plus vieilles légendes celtes : Tristan et Yseut. Privilégiant les multiples versions de cette histoire – des poèmes du XII e siècle au roman de Paul Emond –, Nele Paxinou révèle un voyage de l’Irlande à la Bretagne sur les traces d’un amour impossible. Tristan et Yseut, à partir de demain et jusqu’au 22 juin, à La Cartoucherie de Vincennes, Paris 12 e (01 43 74 24 08). Directsoir N°356/Mercredi 28 mai 2008 M. DOMAGE LES BALADINS DU MIROIR LIVRE DR ROMAN Des bancs du lycée aux responsabilités ■ Nick Hornby, écrivain passionné de rock et de football, décrypte avec dérision la société anglaise. Dans Slam, son nouveau roman, il est question d’un jeune adolescent fan de skateboard, confronté à la paternité. Il s’adresse ici aux jeunes adultes, tant par le mode d’écriture, qui se rapproche de la confidence d’un journal intime, que par le thème. Les responsabilités, la fuite, le poids de la famille et la perte de la naïveté enfantine font partie des nombreuses réflexions de ce livre, qui joue aussi beaucoup sur l’humour, comme dans le roman A propos d’un garçon, adapté au cinéma, avec Hugh Grant dans le rôle principal. Slam, de Nick Hornby, Plon, 18,90 €. Un autre Oliver Twist ■ A Londres, à l’aube du XX e siècle, le jeune Tom Bedlam tente de survivre en travaillant dans une fabrique de céramique. Lorsque sa mère meurt, son grand-père l’envoie au pensionnat de Hammer Hall pour qu’il devienne un gentleman. Son destin en sera changé à jamais. Avec cette chronique d’une vie, George Hagen signe un deuxième roman sur la famille, construit autour de personnages charismatiques. Bien écrit, captivant et drôle. Les grandes espérances du jeune Bedlam, de George Hagen, Belfond, 21,50 €.
www.directsoir.net CINÉMA Maradona, beau gâchis ★★★★★ Avec le portrait d’une idole inaccessible, Emir Kusturica se met lui-même hors jeu en s’attardant sur l’engagement politique de son sujet plutôt que sur sa vie, pourtant matière à tragédie moderne. DVD Cendrillon à Manhattan Comédie romantique estampillée Disney, « Il était une fois » orchestre une confrontation entre l’univers des contes de fées et le monde réel. ■ Il était une fois… la petite paysanne Giselle (Amy Adams), destinée à épouser un prince charmant. Mais comme dans tout conte de fées, la méchante reine n’est pas loin, et elle va l’expulser de son royaume magique. Giselle quitte alors le monde du dessin animé pour mettre les pieds dans le monde réel. Le film de Kevin Lima, Il était une fois (2007), se poursuit dans le Manhattan d’aujourd’hui, où la jeune femme va devoir apprendre à vivre. L’enchantement ne va pas tarder à la rattraper. Giselle va faire la rencontre d’un séduisant avocat (Patrick Dempsey, le docteur Mamour de Grey’s Anatomy). Et si le fameux « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » existait dans le monde réel ? Joueur de génie, Diego Armando Maradona était insaisissable. Retraité de luxe, l’ancien footballeur ne l’est pas moins aujourd’hui. Ce documentaire à la gloire de l’Argentin peut se voir comme une vaine tentative d’intercepter Diego le feu follet, sans qu’aucun schéma de jeu n’ait été préétabli. Autant dire mission impossible. Car Emir Kusturica, dans le rôle du malheureux défenseur chargé de marquer son idole semble complètement débordé. Incapable de cadrer son sujet, dont il revendique pourtant la fraternité cinématographique, le cinéaste serbe peine à trouver des réponses et court trop souvent à vide. En manque d’images et d’entretiens, le réalisateur d’Underground sauve ce qui peut l’être en se mettant luimême en scène pour dresser un parallèle un peu bancal entre son œuvre et celle de l’ex-champion. On regrettera surtout que Kusturica ait choisi de s’attarder sur le terrain glissant de la politique, où Maradona, bien que passionné, manque sincèrement de technique et de lucidité. En donnant plus souvent la parole à « l’acteur » révolutionnaire plutôt qu’à l’homme, héros tragique par excellence, ce documentaire tombe dans l’écueil du manichéisme et se prive de vrais moments d’émotions, comme lorsque Maradona, ému et amer, se souvient de son addiction à la cocaïne en déplorant « l’incroyable gâchis » que furent sa vie et sa carrière.Volontaire mais hors jeu, ce film en est la parfaite illustration. Maradona par Emir Kusturica, en salles. Il était une fois, de Kevin Lima, Disney DVD. DISNEY J. J. TRAVERSO CULTURE 13 Grand amateur de « Santa Maradona », Manu Chao apparaît en fin de documentaire pour interpréter son morceau La vida tombola. Le chanteur avait déjà dédié un morceau à son idole lorsqu’il faisait partie du groupe la Mano Negra. Emir Kusturica signe un documentaire à la gloire de la légende du football Diego Maradona.



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