Direct Soir n°345 13 mai 2008
Direct Soir n°345 13 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°345 de 13 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Christine Lagarde la priorité économique

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FANNY/REA 4 EN COUVERTURE A Bercy le 6 mai, Christine Lagarde recevait syndicats et patronat pour évoquer l’avenir et la réforme de l’assurance-chômage. Al’heure de l’évaluation de la première année de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, tous les observateurs – pourtant peu amènes dans l’ensemble – conviennent que le contexte économique particulièrement déprimé est sans doute la cause principale des difficultés majeures rencontrées par le gouvernement Fillon sur le dossier du pouvoir d’achat, aussi important que symbolique. 53% des Français avaient en effet élu le Président sur une idée simple : « travailler plus pour gagner plus ». Christine Lagarde a pour mission d’orchestrer la mise en œuvre de ce programme aussi simple qu’ambitieux. Brillante intellectuelle, issue du secteur privé, familière des enjeux de l’économie mondiale, l’ancienne présidente du cabinet d’affaires Baker & McKenzie sait que ses marges de manœuvre sont étroites. Impossible en effet de distribuer du pouvoir d’achat quand les caisses de l’Etat sont vides, à moins d’endetter encore le pays et les générations futures et de faire un pied de nez à Bruxelles, qui surveille attentivement le niveau du déficit public français. Pour accroître les revenus des ménages, le raisonnement du gouvernement est limpide : il faut augmenter Directsoir N°345/Mardi 13 mai 2008 CHRISTINE LAGARDE MODERNISER L’ÉCONOMIE En déplacement à Vienne dans l’Isère, Nicolas Sarkozy a présenté ce matin les grandes lignes du projet de loi de modernisation de l’économie dont l’objectif est triple : augmenter le pouvoir d’achat, favoriser l’emploi et contenir les déficits publics. Une équation complexe, aux multiples inconnues, que Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, compte bien résoudre. Premier rendez-vous : demain, devant la commission des finances de l’Assemblée nationale. les richesses disponibles, ce qui revient à produire davantage et donc à travailler plus. Mais les réformes – pourtant annoncées au cours de la campagne présidentielle– suscitent des levées de boucliers chez les syndicats, tandis qu’à l’Elysée ou à Matignon on reconnaît des maladresses pédagogiques, tout en rappelant qu’il reste quatre ans pour mener les réformes et en récolter les premiers
www.directsoir.net fruits. Assouplir le régime des heures supplémentaires, vider de sa substance la loi sur les 35 heures, qualifiée mardi dernier de « carcan » par François Fillon, sont des mesures ponctuelles destinées à « travailler plus ». Mais, parallèlement à ces annonces fortes et ciblées, Christine Lagarde a conçu un projet global destiné à dynamiser l’économie française et à l’adapter aux défis du monde contemporain : le projet de loi de modernisation de l’économie (LME), adopté le 28 avril en Conseil des ministres et que les parlementaires s’apprêtent à examiner avant de le voter au début du mois de juillet. Le projet est attentivement suivi à l’Elysée, comme en témoigne le déplacement entrepris ce matin par Nicolas Sarkozy dans l’Isère, afin d’en expliquer les grandes lignes. Ce projet part d’un constat : la crise des subprimes américaine, la chute du dollar ou la hausse du cours du pétrole brut ne peuvent expliquer à elles seules les difficultés de l’économie française. Audelà des phénomènes conjoncturels, le pays est confronté à des défis structurels qui dépassent le seul débat sur les 35 heures, pour n’en citer qu’un. Bercy, c’est-àdire Christine Lagarde, mais aussi Eric Woerth, ministre du Budget, et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Commerce, à l’Artisanat et aux PME, ont donc conçu un texte qui pourrait constituer une petite révolution. D’un coût estimé à 300 millions d’euros, la LME vise à augmenter le produit intérieur brut de 0,3% et à générer 50 000 emplois. Structurée en quatre volets, la LME place l’entreprise – notamment les PME – au cœur de la relance, et CHANTIERS COMBATTRE LES NICHES FISCALES ■ Christine Lagarde a remis mercredi dernier au gouvernement un rapport sur les niches fiscales. L’objectif est de maintenir les bénéfices de ces dispositifs (entretien du patrimoine, investissement dans les DOM-TOM), tout en évitant les abus. Parmi les pistes envisagées : le plafonnement. M. CASTRO/URBA IMAGES SERVER vise à juguler les phénomènes inflationnistes en libérant la concurrence, ce qui devrait faire baisser les prix. Cette loiprogramme entend « PLACER L’ENTREPRISE AU CŒUR DE LA RELANCE » EN COUVERTURE 5 Christine Lagarde, le 28 avril dernier, accompagnée d’Eric Besson (à gauche), secrétaire d’Etat à la Prospective et à l’Evaluation des politiques publiques, et d’Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Commerce, à l’Artisanat et aux PME. ALIX/PHANIE aussi renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs et des entrepreneurs étrangers, et trouver de nouveaux financements pour l’économie en généralisant le Livret A (destiné à financer les investissements des entreprises) à l’ensemble des établissements bancaires. Au quotidien, la LME devrait déboucher par exemple sur la simplification des démarches administratives, la réduction des délais de paiement, ou l’encouragement du capital-risque. Parmi les 316 propositions du rapport Attali, 35 ont inspiré ce projet, sur lequel a aussi travaillé Eric Besson, secrétaire d’Etat à la Prospective, à l’Evaluation des politiques publiques et au Développement de POURSUIVRE LA LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE ■ Tombé à 7,5% de la population active au dernier trimestre 2007, le taux de chômage évolue irrégulièrement depuis. Christine Lagarde refuse d’y voir un retournement de tendance et veut encourager cette décrue, synonyme de hausse du pouvoir d’achat (par les salaires) et des recettes publiques (par les cotisations). VERNIER/JBV NEWS J.M. SICOT/FEDEPHOTO l’économie numérique. Qu’elle soit combattue ou approuvée, la LME aura un mérite, celui de faire bouger les lignes. Soutenue par François Fillon, Christine Lagarde doit maintenant la défendre devant le Parlement, y compris devant les élus de la majorité qui comptent bien faire entendre leur voix. Les débats annoncés ne devraient guère impressionner Christine Lagarde, ancienne championne de natation synchronisée, habituée aux épreuves millimétrées et harassantes. Et aux podiums. LE RETOUR À L’EMPLOI ■ Pour faire baisser le chômage, Christine Lagarde veut pousser les entreprises à embaucher – notamment les seniors –, mais aussi les chômeurs à accepter les postes vacants dans certaines conditions (principe des offres « raisonnables »). La fusion en cours ANPE/Unédic, qui devrait être effective en 2009, devrait permettre une meilleure mise en phase des offres d’emplois avec les besoins des chômeurs.



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