Direct Soir n°334 14 avr 2008
Direct Soir n°334 14 avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°334 de 14 avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Silvio Berlusconi, résultat des élections ce soir

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 création d’« un million d’emplois » aux chômeurs, des pensions généreuses aux retraités et une baisse d’impôt pour tous. « La défense des libertés » menacées par le « totalitarisme communiste » fut un de ses arguments marquants lors de sa victorieuse campagne électorale. Lâché par la Ligue du Nord et contraint de reculer sur la réforme des retraites, il démissionne au bout de huit mois. Alors que les magistrats milanais maintiennent leur pression, le patron de la Fininvest dénonce l’« acharnement impitoyable » des juges et jure son innocence sur « la tête de ses enfants ». Berlusconi retournera à son profit ces attaques judiciaires. Il restera le meneur incontesté de la droite. En 1999, il fait entrer son parti dans le groupe des Populaires européens et soigne son image à l’étranger, soutenant notamment la candidature de VU PAR Protagonistes L. BRUNO/AP EN COUVERTURE DR WALTER VELTRONI ■ A 52 ans, l’adversaire de Silvio Berlusconi a mené campagne dans un contexte difficile, plombé par le mauvais bilan du gouvernement de Romano Prodi. C’est dans les rangs du Parti communiste italien (PCI) que Walter Veltroni commence à militer à 14 ans seulement. Passionné de cinéma américain, grand admirateur de John F. Kennedy et de Barack Obama, ce journaliste professionnel a pris en 1992 la tête du journal L’Unità. L’année dernière, il a été réélu triomphalement à Rome avant d’être désigné, lors des primaires de son parti, pour succéder à Romano Prodi comme candidat à la présidence du Conseil. Partisan du dialogue, cet anti-Berlusconi, partisan d’une politique de rigueur pour redresser l’Italie, est passé maître dans l’art du consensus. R. SIANO/ROPI-REA son futur rival Romano Prodi à la présidence de l’Union européenne. Avec lui, la communication politique devient un art. En 2000, tout en renforçant ses liens avec le patronat, il fait campagne à bord ■ « Au départ, Berlusconi a su transformer son entreprise, Fininvest, en un parti politique. Depuis, il a su faire de Forza Italia un parti de masse qui compte environ 300 000 militants. Berlusconi joue toujours de son image de chef d’entreprise qui a réussi car les Italiens aiment les d’un yacht de luxe pour une « croisièrecroisade » autour de la Péninsule, affiche ses photos de famille avec Mamma Rosa, sa mère nonagénaire (décédée en février 2008) et fait déployer des affiches de 40 m². En 2001, Silvio Berlusconi séduit une fois de plus les électeurs en leur promettant d’être « l’entrepreneur de l’Italie ». Il a surtout donné une certaine stabilité au fragile système italien : en restant cinq ans au pouvoir, il a assumé le plus long mandat de l’histoire de l’Italie depuis l’après-guerre, en élargissant son gouvernement au-delà de l’Alliance nationale et de la Ligue du Nord vers l’Union des démocrates chrétiens. La nouveauté des élections actuelles, c’est la disparition de 35 petits partis au profit de deux grands : celui du centre gauche et celui du centre droit. Que ce « Condottieri », les hommes qui connaissent le succès, comme Gianni Agnelli, l’ancien patron de Fiat. D’ailleurs, avec son dernier slogan de campagne, « Italie, relève-toi », Silvio Berlusconi veut toujours incarner le seul recours possible. Mais s’il sait s’afficher en vainqueur, il aime aussi Directsoir N°334/Lundi 14 avril 2008 soit Veltroni ou Berlusconi qui remporte les élections ce soir, ils ont déjà annoncé qu’ils devront ensemble s’attaquer aux grandes réformes : santé, fiscalité, loi électorale, système judiciaire, grandes infrastructures. Reste à savoir si les Italiens vont sanctionner ou non les deux années au pouvoir de Romano Prodi (qui reste le chef du parti de Veltroni), ou s’ils vont confier le pouvoir à Berlusconi qui, d’après l’enquête menée par l’université de Sienne, a tenu, pendant ses cinq années de pouvoir, 85% des réformes qu’il avait annoncées. Cette fois encore, le Cavaliere, qui nourrit aussi l’ambition de succéder en 2013 à Giorgio Napolitano à la présidence de la République, sait qu’il doit se poser en homme de consensus pour l’emporter aujourd’hui. Pierre Musso, professeur de sciences de l’information et de la communication à l’université de Rennes II, auteur de Berlusconi, le nouveau prince (éd. Aube, 2003) « Berlusconi joue toujours de son image de chef d’entreprise » GENNI/SINTESI/SIPA GIANFRANCO FINI ■ En vingt ans de carrière politique, le président du parti d’extrême droite Alliance Nationale a bien changé. En 1987, ce journaliste, diplômé en psychologie, accède au rang de premier secrétaire du Mouvement Social Italien (MSI), une formation née de la nostalgie du fascisme. Mais celui qui défend ardemment la mémoire de Benito Mussolini est battu de justesse en 1993, dans la course à la mairie de Rome. Victime de son étiquette fasciste, Gianfranco Fini recentre son parti qu’il renomme Alliance Nationale et présente désormais comme « postfasciste ». Le meilleur allié de Silvio Berlusconi affirme alors une posture libérale, pro-européenne et pro-atlantiste, qui pousse nombre de ses proches à quitter son parti. Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Berlusconi durant son deuxième mandat, il cherche à 56 ans à se positionner comme le seul successeur crédible du « Cavaliere ». G. CACACE/AFP se poser en martyr souffrant des calomnies. Malgré deux passages difficiles à la présidence du Conseil, il garde une image positive. Lui qui a toujours voulu personnaliser la politique se pose cette fois en rassembleur, en père de la patrie, plus qu’en homme du renouveau. » UMBERTO BOSSI ■ Vingt ans après la création de la Ligue du Nord, son fondateur est toujours à la tête du parti. A la fin des années 1980, Umberto Bossi parvient à fédérer l’ensemble des mouvements autonomistes d’Italie du Nord dans une formation sécessionniste dont il devient secrétaire général. En 1996, le leader de la Ligue du Nord devient célèbre en annonçant la création d’un nouvel Etat, la Padanie (plaine du Pô), avec son propre gouvernement et sa « garde nationale » en chemises vertes. Historiquement non-fascistes, les membres de la Ligue du Nord sont coutumiers des propos racistes et homophobes, avec comme cible favorite les immigrés et « Rome la voleuse ». L’homme qui a fait tomber le gouvernement de Berlusconi en 1995 pourrait bien contribuer à faire réélire le « Cavaliere » à la présidence du conseil.



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