Direct Soir n°334 14 avr 2008
Direct Soir n°334 14 avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°334 de 14 avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Silvio Berlusconi, résultat des élections ce soir

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 THÉÂTRE CULTURE Chevallier et Laspalès vident leur sac Le duo de comiques, connu pour son humour gaulois, évolue vers de nouveaux horizons au Théâtre Montparnasse. Dans « Le banc », une tragicomédie signée Gérald Sibleyras, l’heure des comptes a sonné. Dans cette pièce de théâtre, le duo de pianistes Paul et Vladimir règle ses comptes. Pouvait-on imaginer Philippe Chevallier et Régis Laspalès, l’inséparable tandem, régler leurs différends en public ? Impossible. Il leur fallait une pièce et pas des moindres, celle de Gérald Sibleyras, seize fois nominée aux molières et récompensée à cinq reprises, pour jouer le jeu de l’affrontement ! Loin de leur registre habituel, Le banc semble avoir été écrite pour eux. A la frontière austrohongroise, Paul et Vladimir, duo de pianistes à quatre mains depuis vingt ans, répètent en vue d’une tournée au Japon. Mais l’heure n’est pas au travail et les masques tombent. De piques en réflexions, les critiques surgissent en rafales drôles, blessantes, brutales. Désormais, il n’y a plus de place pour deux sur ce banc d’un mètre dix. On a testé… Aux frontières du surréalisme et de l’absurde, ces personnages « beckettiens » se débattent avec humour dans un huis clos montagnard. L’occasion pour Gérald Sibleyras de s’interroger sur le couple, l’espace vital, la relation aux autres. Et Philippe Chevallier d’expliquer : « Qui suis-je s’il n’est pas là, qui suis-je quand il est là ? Telle est la question. » Et de conclure en citant Sartre. Finalement « L’enfer c’est les autres ». Sur une mise en scène résolument contemporaine signée Christophe Lidon, il est temps pour ces deux pianistes de gagner en indépendance. Mais que l’on se rassure, la fiction ne rattrape pas la réalité. Le banc, au Théâtre Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, Paris 14 e (01 43 22 77 74). TOUR D’ITALIE EN MAILLOT ROSE ■ La rucola (« roquette » en italien) est une petite salle qui offre une ambiance chaleureuse et jeune. Chaque quinzaine, une des vingt régions d’Italie est honorée. Frais carpaccios de fruits de mer, beignets de mozzarella, rigatoni crème et citron, lasagnes de légumes, tagliatelles aux girolles, délicieux risotto à l’encre de seiche et calamars, truffe blanche ou aux coques, friture pleine de soleil de scampi et chipirons, fin filet de bœuf à la genovese ou piccata de veau au citron, etc. Entre 10 et 15 € pour les pâtes et risottos et entre 15 et 19 € pour les autres plats. Le tiramisu est comme il devrait être partout ailleurs. La Rucola, 198, bd Malesherbes, Paris 17 e (01 44 40 04 50, www.larucola.fr). LYDIE/SIPA DR CIRQUE Tous les chemins mènent à Romanès ■ Alexandre Romanès et sa troupe plantent leur chapiteau porte de Champerret, pour présenter le spectacle Rien dans les poches. Du cirque artisanal et poétique, rythmé par la musique tzigane. Jusqu’au 4 mai, au niveau du 42-44, boulevard de Reims, Paris 17 e, Porte de Champerret. www.cirqueromanes.com. EXPOSITION Les écoles du Nord revisitées ■ Redécouvrir Van Eyck, van der Weyden, Bosch et Rubens grâce à l’art contemporain, telle est la proposition du musée du Louvre. Jan Fabre, dessinateur et plasticien belge, organise un parcours-dialogue dans l’aile Richelieu, entre les maîtres des écoles du Nord et une trentaine de ses propres œuvres. Jan Fabre, jusqu’au 7 juillet, au Musée du Louvre, Paris 1 er. www.louvre.fr. I. GUILBERT/COSMOS A. MARANZANO/ANGELOS@ADAGP2008 Directsoir N°334/Lundi 14 avril 2008 SIGRID COLOMYÈS DANSE Quintessence du ballet romantique ■ Charles Jude, disciple de Noureev, directeur du ballet de l’Opéra national de Bordeaux, propose en ce moment la relecture de Giselle ou les Wilis, ballet de référence de la période romantique. A sa première représentation en 1841 à l’Opéra de Paris, avec la ballerine italienne Carlotta Grisi dans le rôle-titre et sur une chorégraphie de Jean Coralli et Jules Perrot, Giselle fut un triomphe. Le livret, coécrit par Théophile Gautier et Vernoy de Saint-Georges, est inspiré de la légende des Wilis. Décrite dans l’œuvre de Heinrich Heine, elle raconte l’histoire de jeunes femmes décédées avant leur mariage qui reviennent hanter les hommes qu’elles font danser jusqu’à ce que mort s’ensuive. Giselle ou les Wilis, jusqu’au 25 avril au Grand Théâtre de Bordeaux (05 56 00 85 95). THÉÂTRE Starlettes en devenir ■ Courir les castings, affronter les refus, la vie d’artiste n’est pas de tout repos. Qu’à cela ne tienne, Mélissa Drigeard prend sa plume et concocte Les 4 Deneuve, une comédie espiègle sur le parcours de combattant des jeunes artistes. Derrière les paillettes, quel est l’envers du décor ? De soirées en essais, des molières aux cours de théâtre, l’intello, la névrosée, l’ingénue et la séductrice partagent leurs espoirs, leurs peurs comme leur prière à sainte Catherine Deneuve… A mourir de rire ! Les 4 Deneuve, jusqu’au 18 juin au Théâtre Le Méry, 7, place de Clichy, Paris 17 e, (01 45 22 03 06).
www.directsoir.net CINÉMA Tour de prestidigitation ★★★★★ Avec « Passe-passe », Tonie Marshall propose une comédie sophistiquée. Un road-movie sur la route – sinueuse – de la vie avec Nathalie Baye et Edouard Baer. Tonie Marshall reste fidèle à sa famille d’acteurs. Pour Passe- Passe, son huitième long métrage, elle retrouve Bulle Ogier et Mélanie Bernier, comme l’une de ses actrices fétiches : Nathalie Baye. Presque dix ans après Vénus beauté, récompensé par le césar du meilleur film en 2000, la complicité entre les deux femmes reste intacte. Nathalie Baye distille son talent de comédienne fantasque dans l’univers toujours singulier et loufoque de la réalisatrice. Au côté d’Edouard Baer, elle incarne Irène Montier- Duval, une bourgeoise fofolle. « C’est une parfaite emmerdeuse », note l’actrice. Traquée pour avoir servi d’intermédiaire dans une vente d’armes entre son amant, un ministre français (Guy Marchand) et la Corée, Irène est en fuite. Sur le bas-côté d’une autoroute, un sac à main Hermès rempli de billets, elle croise le chemin de Darry Marzouki (Edouard Baer), un magicien au chômage. Entre petits mensonges et déboires successifs, Tonie Marshall égrène ses bribes d’histoires et livre un pêle-mêle doux-amer. « Passe-passe, c’est aussi un road-movie qui traverse la politique, le luxe, la gastronomie, la maladie… », explique-t-elle. D’Alzheimer à la corruption, des altermondialistes aux rencontres amoureuses, elle dépeint la vie et ses fantaisies, ses émotions, ses déceptions. Comédie oblige, il fallait bien quelques surprises, comme la présence de Joey Starr, le beau-frère brut de fonderie, ou l’intrusion du syndrome de la Tourette dans le scénario. Entre rire et émotion, Tonie Marshall orchestre un tour de passepasse distrayant. Passe-passe de Tonie Marshall, en salles mercredi. DVD Le rire par l’absurde Denys Arcand met en scène Diane Kruger et Emma de Caunes autour de Marc Labrèche, dans un film puissant sur la perte de sens dans le monde moderne. ■ Annoncé comme le troisième volet de sa trilogie (après Le déclin de l’empire américain et Les invasions barbares), L’âge des ténèbres ne fait pourtant pas appel à la même joyeuse bande d’amis décalés qui faisait le charme des deux premiers volets. Ici, Denys Arcand filme Marc Labrèche, qui incarne Jean-Marc, fonctionnaire désabusé, obligé de rêvasser pour mieux vivre. Car son quotidien, personne n’en voudrait. Tous les jours, il rejoint une administration québécoise sclérosée, dans laquelle il tente de résoudre les problèmes de citoyens malheureux. C’est l’occasion pour le réalisateur de s’amuser avec les aberrations du système. Jean-Marc rêve, donc, et fantasme, même, s’imaginant dans la peau d’un politicien ou d’un écrivain. Un jour, cette fiction puérile rejoint la réalité : il se retrouve, sans bien comprendre ce qui lui arrive, dans la reconstitution d’un tournoi moyenâgeux DR aussi réaliste que perturbante. Une étape de plus pour notre héros dans sa quête étrange vers le bonheur, et vers la satisfaction de ses envies les plus profondes. L’âge des ténèbres, de Denys Arcand, Studio Canal. JÉRÔME PRÉBOIS Nathalie Baye et Edouard Baer dans Passe-passe. CULTURE 13 Dans ce film, Tonie Marshall rend hommage à Darry Cowl. Elle avait réservé un petit rôle au grand comique, avant qu’il ne décède.



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