Direct Soir n°309 7 mar 2008
Direct Soir n°309 7 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°309 de 7 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (138 x 188) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,2 Mo

  • Dans ce numéro : Isabelle Huppert triomphe dans « Le dieu du carnage »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°309/Vendredi 7 mars 2007 4 CULTURE Simon Pegg dans le rôle de Dennis. L’ex-Friend Ross derrière la caméra ■ Cours toujours Dennis est le premier film réalisé par David Schwimmer, le célèbre Ross de la sitcom Friends. Cette comédie romantique raconte comment un sympathique loser va tenter de reconquérir son ex en courant un marathon. On retrouve dans le rôle principal l’Anglais Simon Pegg, acteur et coauteur des irrésistibles parodies Shaun Of The Dead et Hot Fuzz. Cours toujours Dennis, de David Schwimmer, en salles. Bulle d’espoir à Tel-Aviv ■ Fuyant la réalité du conflit israélo-palestinien, Noam, disquaire, Yali, gérant de café et Lulu, vendeuse de cosmétiques, jouissent d’une vie festive dans le quartier alternatif de Tel-Aviv. Mais l’arrivée d’Ashraf, jeune Palestinien dont s’est épris Noam lors d’un contrôle, va bouleverser leur vie. The Bubble n’a pas volé son prix du public au Festival de Berlin 2007. (Re)découvrez cette parenthèse romantique signée Eytan Fox. Avec sensibilité, le réalisateur engagé de Tu marcheras sur l’eau dépeint le besoin d’espoir de la jeunesse israélienne dans un climat politique chaotique. Entre l’amour impossible de deux peuples « ennemis » et le drame des check points, Eytan Fox décrit un monde où l’espoir côtoie chaque jour la violence. The Bubble, mk2, 19,99 €. MK2 DVD METROPOLITAN En quête d’identité Y acine est un trentenaire qui a gardé un pied dans l’enfance (il se roule dans la peinture, tourne sur lui-même à en perdre la tête comme un derviche tourneur…). Il enchaîne les petits boulots (éducateur pour enfants, guide touristique, employé municipal à la soupe populaire…), et habite dans une caravane. Rêveur, drôle et spontané, il vit sans retenue et dans l’instant toutes les expériences qui s’offrent à lui, puis passe à autre chose – notamment avec les jolies femmes, parmi lesquelles un mannequin (Sarah Marshall) qu’il séduit avec une facilité déconcertante. Cependant, des retrouvailles avec un ami d’enfance et une visite chez ses parents dans la cité de banlieue parisienne où il a grandi vont attiser son mal-être latent. Il rumine sa jeunesse, ce que sont devenus ses parents et son frère, le regard des autres sur lui. Yacine se cherche un ailleurs, géographique mais surtout intérieur, et sa soif d’absolu va se heurter à la frustration, à la haine et à la tentation de la délinquance. Dans L’Afrance, Alain Gomis suivait un étudiant sénégalais en France qui voulait conserver sa culture d’origine. Ici, le personnage principal, interprété par Samir Guesmi (déjà dans L’Afrance), est CINÉMA ★★★★★ Après « L’Afrance », un premier film salué par la critique, Alain Gomis signe « Andalucia », une fiction originale sur la crise d’identité d’un Français d’origine maghrébine. Yacine (Samir Guesmi) oscille entre jeux enfantins et doutes existentiels. DR Aimer la poésie, mode d’emploi Andalucia a reçu le Prix du public au Festival de Belfort, et Samir Guesmi celui d’Interprétation au Festival de Namur. DR en quête de son moi profond. Au-delà des cultures et des clichés, il cherche le moyen d’échapper à ses doutes, à ses angoisses… Yacine est tiraillé entre tous les possibles, vivre ou survivre, alterner le meilleur comme le pire, passer du plus prosaïque au plus farfelu. Cela donne un film qui s’affranchit des règles classiques du récit… Alain Gomis prend toutes les libertés pour aborder la question de l’identité des jeunes Français issus de l’immigration. Un sérieux dans le propos qui n’empêche pas Andalucia d’être une comédie dans laquelle l’humour a toute sa place. Andalucia, d’Alain Gomis, en salles. POÉSIE ■ À l’occasion de la 10 e édition du Printemps des poètes, manifestation dont le but est de redonner à la poésie une présence dans l’espace public et d’offrir à chacun la possibilité d’y accéder, les éditions Points publient une anthologie de cinquante poètes contemporains de langue française (Michel Butor, Andrée Chedid, Tahar Ben Jelloun, William Cliff, Ariane Dreyfus, Claude Esteban, Marie Etienne, Valérie Rouzeau, Kenneth White…). Dans sa préface « Aïe un poète ! », le dramaturge et poète Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps, décomplexe avec humour le néophyte, voire le réfractaire, barbé d’avance. Si d’aventure vous en étiez, « désormais vous ne pourrez pas plus vous passer de poésie qu’un myope de lunettes ». A poèmes ouverts, anthologie, Points, coll. Poésie, 5 €.
A vec cinq nominations, Zazie est la grande « gagnante » de la sélection 2008 des Victoires de la musique, décernées ce soir au Zénith (en direct sur France 2). Comme chaque année, une dizaine de prix récompenseront les talents francophones. Zazie est présente dans la catégorie « groupe ou artiste interprète féminine » de l’année, face à Vanessa Paradis, Keren Annet les Rita Mitsouko. Plus étonnant, elle figure deux fois dans la catégorie « chanson originale de l’année », avec Je suis un homme, qu’elle chante elle-même, et Double jeu, qu’elle a écrite pour Christophe Willem… Ce dernier est également en bonne place dans les nominations, de même que Christophe Maé, vu dans la comédie musicale Le Roi Soleil et surtout l’une des meilleures ventes 2007 avec Mon paradis (plus de 700000 exemplaires). Il est retenu dans la catégorie « révélation du public de l’année » face à Aaron, Thomas Dutronc et Renan Luce. Dans la catégorie « spectacle de l’année », on retrouve du gros calibre : face à Zazie, toujours, le show de Michel Polnareff pour son retour (un million de spectateurs), le concert plus intimiste de Vincent Delerm, et l’impressionnante machine à danser Daft Punk. On regrettera quelques absents de poids : Florent Marchet, qui a signé avec Rio Baril un excellent album de chanson française, et Daphné, pourtant récompensée par le prix Constantin à l’automne dernier. Les Victoires de la musique, ce soir au Zénith, et sur France 2, en direct à 20h50. La bonne ADRESSE www.directsoir.net Les Victoires en chantant Maarten fait de la pop C’est au milieu des montagnes de l’Isère que l’on découvre ce restaurant gastronomique 2 étoiles tenu par un jeune chef de 36 ans, Christophe Aribert, moderne et inventif. Un ouvrage, Les Terrasses d’Uriage-les-Bains – La brigade de Christophe Aribert, de Pierrick Jégu, vient d’ailleurs de paraître (éd. Glénat). Dans un décor contemporain aux dominantes de rouge, de l’entrée au dessert, tout est surprise gustative, jeu de couleurs et de goûts, associations inédites et rendu épatant en bouche ! Il ose les alliances audacieuses mais délicieuses, DR ■ La pochette du deuxième album de Maarten nous montre un homme sur une plage contemplant la mer et l’horizon. Une image parfaitement représentative de ce groupe rouennais qui, comme ses collègues Calc ou Tahiti 80, a le regard rivé sur l’autre côté de l’Atlantique et de la Manche. Depuis quelques années, les discrets mais talentueux Maarten sont les auteurs d’une musique pop qui n’a rien à envier à celle des Anglo- Saxons. Pour My favorite Sheriff, la formation a même reçu un soutien de poids en la personne de Jason Lytle, cerveau de feu Grandaddy, l’un des groupes indépendants les plus influents de cette dernière décennie. Ce producteur de luxe offre un bel écrin sonore aux chansons délicates et mélancoliques de Maarten. My favorite sheriff, de Maarten, Boxson. MUSIQUE La chanteuse Zazie est nommée dans plusieurs catégories des Victoires de la musique. SAVEURS INATTENDUES EN MONTAGNE DR telles que champignon et réglisse, ou chou rouge et chocolat. Un des desserts vedettes du lieu : la brioche perdue au chocolat, poire, sorbet au lait et chou rouge. Le menu « Des découvertes » (98 €) propose ses orange et courge, truite et maquereau à l’escabèche, vinaigrette à la truffe ; cabillaud rôti, pomme de terre mise en crème, baies roses et grué de cacao ; filet de caneton « rôti-confit » chou-rave, Antésite, pressé de choux servis avec le dessert du moment. Les Terrasses du Grand Hôtel, place Déesse-Hygie, 38410 Uriage-les-Bains (04 76 89 10 80). Dierdre, artiste rare et envoûtante ■ Prêtresse d’une musique qui célébrait la vie au sein du groupe Ekova, dont les opus révèlent une beauté intemporelle (Heaven’s Dust, Space Lullabies and Other Fantasmagore), Dierdre poursuit sa carrière solo. La belle Californienne installée en France se produit ce soir sur la scène de la Bellevilloise. Son album One (2005) explore des voies électroniques, en adéquation avec ses inspirations new wave, « goth hippie », trip hop… En anglais, en français ou dans sa langue sibylline, de chants scandés en gémissements chamaniques, de ballades en beats dance, elle capture les âmes dans les filets de sa voix sensuelle. Dierdre, en concert ce soir à la Bellevilloise, 19, rue Boyer, Paris 20 e (01 46 36 07 07), www.myspace.com/dierdreonline. CULTURE 5 P.TERRASSON/JLPPA Sept pour sauver le monde BD ■ Le fils de l’enfer, un puissant magicien chinois enfermé depuis 600 ans, va bientôt renaître et mettre à exécution son plan pour contrôler le monde. Seuls sept hommes ont la capacité de l’arrêter. Ils ne se connaissent pas et n’ont rien en commun. Cependant, une mystérieuse femme va les réunir. Encore leur faudra-t-il croire à son histoire. Sorti tout droit de l’imagination du maître du film d’action, John Woo, 7 Brothers commence en fanfare avec un premier tome violent qui utilise les ressorts du fantastique, le tout servi par des couleurs sombres. 7 Brothers – Fils de l’enfer 1, de Garth Ennis et Jeevan Kang, Label Fusion Comics (Soleil Prod), 12,90 €. Leçon de vie coréenne ■ En 2005, La bicyclette rouge révélait Kim Dong-hwa au public français. L’artiste coréen, l’un des plus reconnus de sa génération, revient avec une bande dessinée atypique : Les nourritures de l’âme. Approché par le magazine Bonnes pensées en 2003, Kim Dong-hwa a accepté de mettre en images de courts récits écrits par des lecteurs. De sa main avisée, il réinterprète ces bribes d’histoires de famille, ces souvenirs d’enfance, et livre des nouvelles aux dessins épurés. Il allie avec malice BD et pensées positives et offre une pépite d’humanité. Les nourritures de l’âme, Kim Dong-hwa, Casterman, 12,75 €. DR DR



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