Direct Soir n°285 28 jan 2008
Direct Soir n°285 28 jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de 28 jan 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Olivier Besancenot veut créer un nouveau parti

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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V. PONTET/CIT’EN SCENE/DR O. DEBRÉ Directsoir N°285/Lundi 28 janvier 2008 14 CULTURE AUTOBIOGRAPHIE Uderzo : la tête dans les bulles Alors que le Festival d’Angoulême s’est terminé hier, l’un des dessinateurs les plus connus dans le monde, Grand Prix du festival en 1999, se raconte. Albert Uderzo, le créateur du petit Gaulois moustachu, revient sur les événements qui ont marqué sa vie dans une autobiographie. Albert Uderzo livre un peu de sa complicité avec René Goscinny. TOP DES TOPS DR 1 EXPOSITION Le spectre des couleurs de Paul Flickinger ■ Alchimiste de la sculpture et de la peinture, Paul Flickinger transforme ce qu’il touche en œuvre d’art. Utilisant divers matériaux comme le verre, le bronze, la peinture ou encore l’Altuglas (matière synthétique très résistante), l’artiste compose des œuvres narratives. Les personnages et créatures fantastiques qui peuplent ses créations bénéficient d’une myriade de couleurs pour personnifier son univers onirique. Que ses sculptures soient spontanées – assemblage de morceaux de bois – ou sophistiquées –productions donnant lieu à des moulages soumis aux coulées de fonte–, la veine de l’art brut est manifeste. La Mona Bismarck Foundation présente l’exposition Emotions non contrôlées, dans laquelle les œuvres – totems, bronzes, sculptures de verre – de ce créateur né à Colmar témoignent de son travail foisonnant, exprimant un large éventail de thématiques. Emotions non contrôlées, de Paul Flickinger, jusqu’au 13 mars, Mona Bismarck Foundation, 34, avenue de New York, Paris 16 (01 47 23 38 88). La Loire : fleuve confident d’Olivier Debré ■ Source d’inspiration intarissable, la Loire livre ses secrets à qui sait l’observer. Et le peintre Olivier Debré était de ceux-là. Dès les années 1960 et jusqu’à la fin des années 1990, cette figure majeure de l’abstraction lyrique venait se ressourcer sur ses rives. Une cinquantaine de ses œuvres – dessins et peintures – témoignent de l’interprétation singulière qu’il faisait de ces paysages. Olivier Debré – Paysages de Loire, jusqu’au 11 mai, Musée des Beaux-Arts d’Orléans, 1, rue Fernand Rabier, Orléans (45) (02 38 79 21 55). THE DO A Mouthful jkle Albert Uderzo et René Goscinny, les légendaires pères d’Astérix et Obélix, sont deux noms inséparables. Si le scénariste Goscinny a quitté ce monde en 1977, le dessinateur Uderzo revient aujourd’hui sur cette épopée. Pour la première fois, à 80 ans, il livre le récit de sa vie dans Albert Uderzo se raconte, une autobiographie truffée d’anecdotes personnelles et professionnelles. On découvre un homme sincère en amitié, qui croit aux coups du destin. Après son enfance en Italie, Uderzo est vite repéré pour ses talents de dessinateur. Il fait ses premiers pas dans le monde du crayon, d’abord en tant que dessinateur reporter, puis dans la bande dessinée. Suivront la rencontre en 1951 avec René Goscinny, son mariage avec Ada, et une myriade d’illustrations et d’albums, dont trente-trois d’Astérix, huit des aviateurs Tanguy et Laverdure, cinq de l’Indien Oumpah-Pah. Le livre Uderzo est un témoignage sur toute une époque. La naissance de Pilote en 1959, les sagas du Petit Nicolas (Sempé et Goscinny), de Lucky Luke (Morris et Goscinny), les premiers films d’animation.Au fil des pages, les grands noms se succèdent : Sempé, Cabu,Tetsu et toujours Goscinny. Uderzo parle avec beaucoup d’émotion de ses vingt-six années de collaboration avec Goscinny, et livre des bribes de leur correspondance. Assurément, ces deux compères ont marqué leur temps. Presque cinquante ans après sa création, le petit Gaulois fait toujours son cinéma avec Astérix aux Jeux olympiques. Uderzo se raconte, Stock, 19,50 €. 2 Amy Winehouse Back To Black EXPO THÉÂTRE Sensations 22-Elle, verre, Paul Flickinger. Sheryfa Radiohead Christophe Maé 3 4 5 Luna In Rainbows Mon Paradis jkle jkle jkle jkle Buzz. Porté par la ballade On my Shoulders, le premier album de The Do entre par la grande porte au Top Albums et se place directement au sommet des charts français. Un succès qui confirme le buzz autour de ce duo composé du français Dan Levy et de la Finlandaise à la voix aiguë Olivia B. Merilahti. Les deux musiciens mélangent folk, rock et mélodies pop avec une chaleur impressionnante. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP. DR Cirque, théâtre, mime, le Footsbarnmélange les genres. Le FootsbarnThéâtre pose ses valises à la Cartoucherie ■ Le Footsbarnest né dans les Cornouailles dans les années 1970, et a depuis fait d’un village de l’Allier son quartier général. Compagnie atypique composée de comédiens ambulants venus du monde entier, elle revisite en ce moment deux textes du répertoire classique dans des spectacles polyglottes baroques où se mélangent en musique, théâtre, cirque, mime, masques… Songe d’une nuit d’été, de Shakespeare, (en anglais non sous-titré) jusqu’au 3 février. L’homme qui rit, de Victor Hugo, du 6 au 9 février à la Cartoucherie de Vincennes, Paris 12 (0143742021). LIVRE Les voix singulières d’Elliot Perlman ■ Dans Ambiguïtés, une des nouvelles qui composent le recueil L’amour et autres surprises matinales, les sept narrateurs qui se succèdent offrent autant de perspectives différentes sur un même fait divers. L’écrivain australien Elliot Perlman confirme son talent pour faire entendre des voix intérieures. Plus que par les intrigues, ces neuf histoires se distinguent par leurs monologues intimes qui dévoilent les blessures et la fragilité de l’âme humaine. Dans Au temps des dinosaures, Perlman réussit même brillamment l’un des exercices d’écriture les plus périlleux : faire parler un enfant, ici confronté à la séparation de ses parents. L’amour et autres surprises matinales, Elliot Perlman, Robert Laffont, 21 €. DR FOOTSBARN 2007
BAC FILMS PROD DB ATHENAISE/DR www.directsoir.net Juliette Binoche Déjà à l’affiche de Paris (20 février) de Cédric Klapisch, on la verra bientôt dans L’heure d’été d’Olivier Assayas, Dan in Real Life de Peter Hedges et Désengagement d’Amos Gitaï. 15 ★★★★★ « Le voyage du ballon rouge » d’Hou Hsiao-hsien mise sur l’improvisation des acteurs. Un pari réussi. En sélection officielle Un certain regard au dernier Festival de Cannes, Le voyage du ballon rouge dévoile le regard du réalisateur taïwanais Hou Hsiao-hsien (Café Lumière, Millennium Mambo…) sur Paris. Maestro d’un cinéma contemplatif et réaliste à la fois, ses images autour d’une histoire simple ancrée dans le quotidien d’une mère et de son fils sont empreintes d’une douce poésie, émouvantes dans les reflets, les sons, et les couleurs. Hou Hsiao Hsien a commencé l’écriture de ce film en écho (il ne s’agit pas d’un remake) au conte poétique d’Albert Lamorisse (Le ballon rouge) sur les aventures d’un enfant suivi par un ballon dans le Paris des années 1950 (Palme d’or à Cannes, en 1956). Il situe son histoire dans un Paris contemporain. Simon a 7 ans et vit avec sa mère, Suzanne, dans un petit appartement. Marionnettiste, elle est accaparée par les répétitions de son prochain spectacle et doit engager une baby-sitter, Fang Song, étudiante en cinéma, pour CULTURE Un haute volée Un mystérieux ballon rouge suit Simon, 7 ans, dans Paris. Despotisme télévisuel ■ Dans une ville où les habitants ont été privés de la parole, Mr Télé fait régner une dictature qui hypnotise le peuple à l’aide de programmes télévisés. Mais Mr Télé espère aussi leur voler leurs mots – unique outil de communication restant à la population. Seul un être miraculé conserve le don de la parole, et pourrait déjouer les plans de Mr Télé et sauver la ville. Telepolis égrène les références aux grands maîtres du cinéma muet, comme à Metropolis de Fritz Lang ou Le voyage dans la lune de Georges Méliès. Pour son deuxième film, le réalisateur argentin Esteban Sapir utilise les ressorts d’une fable enfantine pour La fièvre de l’or ■ Premier long-métrage de Laurent Salgues, Rêves de poussière nous emmène dans la mine d’or d’Essakane, au nord du Burkina Faso. Un paysan malien vient y chercher fortune et se familiarise avec la communauté des orpailleurs. Il découvre des conditions de travail pénibles et dangereuses. Rêves de poussière, de Laurent Salgues. En salles mercredi. Avec « Telepolis », Esteban Sapir signe un film épuré, en noir et blanc, une fable sur le pouvoir de la télévision. Mr Télé fait régner la dictature dans la ville. servir un film-métaphore en noir et blanc sur l’utilisation des médias au service des manipulations politiques. Telepolis, d’Esteban Sapir. En salles mercredi. KMBO CINÉMA s’occuper de son fils chaque jour après l’école. C’est à partir de cette trame en guise de scénario, de lieux définis, de quelques traits caractéristiques des personnages et des pans de leur passé, que les acteurs ont dû improviser et tisser les dialogues. Juliette Binoche, en blonde ébouriffée, est époustouflante de naturel et de justesse. Simon Iteanu, le charmant petit garçon au centre de l’histoire (le fils de l’attachée de presse du film), joue aussi le jeu de l’impro, ses hésitations participant au charme du film. Bien qu’elle repose sur de longs plans séquences difficiles à réaliser, la mise en scène n’est jamais appuyée. Hou Hsiao-hsien tire les ficelles comme celle du ballon.Tel le maître marionnettiste qui apparaît dans le film, il dirige ses acteurs juste ce qu’il faut pour y laisser la vie s’engouffrer dans des trajectoires qui semblent aléatoires, avec ses fausses notes et ses moments de grâce. Le voyage du ballon rouge, de Hou Hsiao-hsien, avec Juliette Binoche, Simon Iteanu, Fang Song, Hippolyte Girardot, Louise Margolin. En salles mercredi.



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