Direct Soir n°256 4 déc 2007
Direct Soir n°256 4 déc 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°256 de 4 déc 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy sur tous les fronts

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°256/Mardi 4 décembre 2007 6 EN COUVERTURE Nicolas Sarkozy Sept mois de réformes NICOLAS SARKOZY, 52 ANS, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. DEPUIS SEPT MOIS À L’ÉLYSÉE, IL DÉPLOIE UNE ÉNERGIE SANS PRÉCÉDENT POUR IMPOSER SON RYTHME. DERRIÈRE LA COMMUNICATION INÉDITE, LES RÉFORMES SE DESSINENT. MAIS LES CHANTIERS SONT ENCORE NOMBREUX. R. DE LA MAUVINIERE/AP
T. COEX/AFP/SIPA www.directsoir.net Je dis ce que je vais faire aujourd’hui, pour pouvoir le faire demain. » Cette phrase, le candidat Sarkozy l’a répétée durant toute la campagne présidentielle. Avec les 19 millions de voix recueillies au second tour de l’élection, « tout devenait possible ». D’emblée, le nouveau Président a transformé les habitudes élyséennes en plaçant la vitesse au cœur de son action. Nicolas Sarkozy est devenu le chef d’Etat le plus présent dans les journaux télévisés depuis des décennies. Le nouveau leitmotiv est devenu : « Je dis ce que je fais. » Et il fait beaucoup. A tel point que l’omniprésence de la communication présidentielle a suscité les réserves de certains observateurs, dérangés par cette visibilité nouvelle pour un chef de l’Etat. Pourtant, le bilan des réformes est déjà considérable. ACTE I : L’OUVERTURE C’est par la composition du gouvernement que Nicolas Sarkozy a tout de suite marqué son empreinte, par une politique inédite d’« ouverture ». En sollicitant, entre autres, Bernard Kouchner (ex-PS), Jean- Marie Bockel (ex-PS), ainsi que des représentants de la société civile de sensibilité de gauche comme Fadela Amara ou Martin Hirsch, il a voulu symboliser une nouvelle pratique politique fondée sur la compétence, au-delà de l’appartenance partisane. Au-delà du champ politique, il faut aussi mentionner la nomination de membres de l’opposition à des postes clés de la représentation nationale, comme Didier Migaud (PS), président de la commission des finances de l’Assemblée nationale. LA CULTURE DE L’ÉVALUATION Le candidat Sarkozy l’avait annoncé pendant la campagne : il privilégierait la culture de l’évaluation. S’y soumettant lui-même et y soumettant les membres du gouvernement de François Fillon. Evaluer la politique de réformes de Nicolas Sarkozy signifie mettre en regard les actions entreprises et le programme défendu au printemps, résumé alors en quinze points. Sur ces chapitres, un regard objectif permet de constater que des actions significatives ont été entreprises. S’agissant de la réforme de l’Etat et de la « démocratie irréprochable » (points 1 et 2), plusieurs mesures ont été adoptées ou sont en cours d’adoption, comme le service minimum en cas de grève, voté le 2 août dernier et qui sera mis en application courant 2008. A noter aussi la limitation du gouvernement à quinze ministres (auxquels se joignent seize secrétaires d’Etat et un hautcommissaire). LE SUCCÈS EUROPÉEN Nicolas Sarkozy a placé l’Europe au cœur de ses priorités, comme en a témoigné son premier discours, prononcé Salle Gaveau au soir de son élection et son voyage à Berlin, où il avait rencontré Angela Merkel le jour même de son investiture. Il avait promis un « traité simplifié » pour relancer la construction et l’intégration européennes, mises à mal par les « non » français et néerlandais aux référendums de 2005. Du sommet de Bruxelles en juin dernier au traité de Lisbonne du 19 octobre, tout est allé très vite et EN COUVERTURE 7 Nicolas Sarkozy est en visite d’Etat en Algérie depuis hier. C’est la nouvelle étape d’un président de la République infatigable, qui, en France comme à l’international, s’est fixé pour objectif de réformer à très grande vitesse. Panorama des premières mesures mises en œuvre par celui qui « veut faire avancer le pays ». Une nouvelle pratique « politique fondée sur la compétence, au-delà de l’appartenance partisane » Nicolas Sarkozy en visite au site de maintenance SNCF de Saint-Denis (93), le 26 octobre dernier. aboutira, le 13 décembre, à la signature officielle de ce « mini-traité » annoncé par Nicolas Sarkozy et rapidement conclu avec le soutien étroit d’Angela Merkel, la chancelière allemande, de José Barroso, le président de la Commission européenne et de José Socrates, Premier ministre portugais et président en exercice de l’Union européenne. Ce mini-traité, dont le nom officiel est « traité modificatif », est un compromis majeur qui devrait permettre, à l’horizon 2014, de faciliter enfin la prise de décision dans l’UE en modifiant les règles de représentativité et de majorité. RELANCER L’ÉCONOMIE Autre priorité. « Vaincre le chômage, réhabiliter le travail et augmenter le pouvoir d’achat », ces trois points majeurs du programme ont aussi commencé à connaître une traduction en actes. Objectif affiché : ramener le taux de chômage à 5% à l’horizon 2012 dans un contexte de croissance économique soutenue. Pour cela, une stratégie : « Travailler plus pour gagner plus. » Plusieurs dispositions s’inscrivent dans cette finalité, comme l’allégement des 35 heures, confirmé lors de l’interview télévisée donnée jeudi soir par Nicolas Sarkozy ; l’assouplissement du régime des heures supplémentaires, la suppression des « trappes à pauvreté » auxquelles s’est attaqué Martin Hirsch avec son projet de CI-RMA (Contrat d’insertion – Revenu minimum d’activité). A ce chapitre, s’inscrit aussi la réforme des régimes spéciaux de retraites qui devrait aboutir, après les grandes grèves du mois dernier. La réforme en cours de l’université (autonomie des facultés) figure dans cette perspective, puisqu’elle vise à adapter la formation universitaire des étudiants aux besoins réels La France a besoin de réformes profondes. Ces réformes, je les ai lancées sans attendre. On m’a parfois reproché leur rythme. Je voudrais vous dire que moi, je souhaitais aller bien plus vite encore. Discours du 29 novembre, Grande Arche de La Défense. du marché de l’emploi, et donc à résorber la part non négligeable du chômage structurel. Pour financer cette réforme de l’université, le Président a annoncé jeudi que 2,5% du capital d’EDF, soit 3,7 milliards d’euros, seraient vendus à cet effet. L’opération a été conclue hier soir, selon un communiqué de Bercy. UN QUINQUENNAT VERT Au registre écologique (point 7 du programme), le « Grenelle de l’environnement » annoncé, s’est conclu le mois dernier sous la houlette du « Medad ». Conformément au « pacte écologique » de Nicolas Hulot signé par Nicolas Sarkozy le 22 décembre 2006, le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, dont Jean-Louis Borloo a la charge, occupe une place prééminente dans le dispositif gouvernemental. L’heure est à l’application des grandes lignes déterminées par le « Grenelle ». Les observateurs ont salué la capacité des acteurs à dépasser les clivages traditionnels et à dégager des propositions communes comme la création de l’« écopastille », la fin annoncée de la construction d’autoroutes, la mise en place de lignes de tramways hors de l’Ile-de-France et l’édiction de normes d’isolations strictes dans les E. FEFERBERG/POOL/ABACA



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