Direct Soir n°237 7 nov 2007
Direct Soir n°237 7 nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°237 de 7 nov 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Charlize Theron au-delà de la beauté

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°237/Mercredi 7 novembre 2007 6 EN COUVERTURE Charlize Theron L’actrice aux multiples visages RÉCEMMENT ÉLUE FEMME LA PLUS SEXY DE L’ANNÉE PAR LE MAGAZINE AMÉRICAIN « ESQUIRE », CHARLIZE THERON EST TOUT SAUF UNE « BIMBO ». EXIGEANTE DANS LE CHOIX DES PERSONNAGES QU’ELLE INCARNE, L’ACTRICE N’HÉSITE PAS À DISSIMULER SON CHARME NATUREL POUR ENTRER DANS LA PEAU DE L’AMÉRICAINE MOYENNE. ZUMA/VISUAL PRESS AGENCY
BRENDAN MCDERMID/EPA/SIPA www.directsoir.net Alors qu’il enchaîne les interviews dans un hôtel parisien, Paul Haggis n’est pas surpris lorsqu’on l’informe que l’entretien, pour une fois, ne portera pas sur le message politique de son très beau film Dans la vallée d’Elah. Il approuve même, très enjoué et ravi d’avoir dirigé l’une des actrices les plus prometteuses d’Hollywood : « Charlize Theron est une actrice exceptionnelle ». Et aussi l’une des plus jolies : Charlize Theron a été élue « femme la plus sexy de l’année » par le magazine américain Esquire. Un titre qui fait sourire Paul Haggis : « Je comprends que vous soyez déçu de m’avoir en face de vous ! » Si le réalisateur a choisi l’égérie de Dior pour son film engagé, ce n’est pas tant pour sa plastique que pour ses talents d’actrice et sa capacité à s’investir dans les personnages. LA BEAUTÉ DÉPASSÉE Paul Haggis raconte la réaction d’Oliver Stone, un des plus grands réalisateurs américains, qu’il avait convié lors du montage du film pour recueillir ses conseils. « J’étais assis derrière lui, et, après dix minutes d’extrait, je l’entends glousser. Inquiet, je lui demande si quelque chose ne va pas. Il me répond qu’il vient juste de reconnaître Charlize Theron dans le rôle de la détective. Il ne l’avait pas reconnue au début ! » Le réalisateur est aux anges, lui qui voulait une actrice capable d’incarner une Américaine « moyenne », élevant seule son enfant dans une petite ville. « TRANSFORMEUSE » Ainsi est Charlize Theron, méconnaissable dans la peau de la détective Emily Sanders. Elle accompagne le personnage joué par Tommy Lee Jones, qui enquête pour retrouver son fils, un soldat engagé en Irak avec l’armée américaine et disparu pendant sa permission (lire la critique p.15). Pour se rendre méconnaissable dans ce rôle, Charlize décide de jouer sans maquillage, de retrouver sa couleur de cheveux naturelle, loin du blond des magazines, et de faire du shopping chez Target et JC Penny (des enseignes américaines de prêt-à-porter bon marché). Méconnaissable, l’actrice l’était déjà dans The Yards (2000), aux côtés de Mark Wahlberg et de Joaquin Phoenix, où elle incarnait une jeune rebelle de la rue. Mais plus que tout, c’est son premier rôle dans Monster en 2003 qui lui valut la reconnaissance de la critique, du public et de la profession. Entre autres, l’oscar de la meilleure actrice. L’un des critiques de cinéma les plus respectés des Etats-Unis, Roger Ebert, a désigné sa performance comme l’une des plus grandes de l’histoire du cinéma. CHARLIZE L’AFRICAINE Elle partait pourtant de loin, la jeune Charlize Theron. Géographiquement, d’abord. C’est sur les terres sud-africaines qu’elle naît en 1975, d’une mère d’origine allemande et d’un père d’origine française. Elle vit dans une ferme d’élevage de moutons, pas très loin de Johannesburg. Son adolescence est marquée par un drame. A l’âge de 15 ans, elle assiste à une scène de ménage entre son père, alcoolique, et sa mère, qui l’abat d’un coup de revolver. Un drame longtemps caché par l’actrice, qui racontait à la presse que son père était mort dans un accident de la route. Les conditions de EN COUVERTURE 7 Voir en elle une « bimbo », ou un ancien mannequin, aujourd’hui égérie du parfum J’adore de Dior, serait une erreur. Charlize Theron, oscar de la meilleure actrice 2003 pour son interprétation d’Aileen Wuornos dans « Monster », est à l’affiche du film de Paul Haggis, « Dans la vallée d’Elah », une œuvre aussi belle qu’engagée. Quand je joue un rôle, « je rentre en immersion » Charlize Theron, à son arrivée au 64 e Festival du film de Venise, le 1 er septembre dernier. « Certains vont chez un psy, moi je fais du cinéma. » Figaro Madame, mars 2006 légitime défense ayant été reconnues, sa mère n’est pas inculpée. Elle préfère cependant envoyer sa fille loin du domicile pour lui offrir sa chance. C’est ainsi que Charlize s’inscrit à un concours de mannequinat. Elle le remporte, avec à la clé un contrat en Europe. Ce contrat, qui dure un an, lasse vite la jeune Charlize, attirée par la danse et le théâtre. Alors qu’elle se trouve à New York pour un défilé, elle s’inscrit à la prestigieuse Joffrey Ballet School. Elle l’abandonnera un an plus tard, contre son gré, victime d’une grave blessure au genou. D’aucuns penseront qu’il s’agit là d’un signe, puisque sa mère, toujours présente et protectrice, lui offre un aller simple pour Hollywood. L’ŒUVRE DE DIEU Mais il ne suffit pas de voguer dans les rues de la capitale mondiale du cinéma pour devenir actrice. Il faut aussi de la chance. Et ce n’est pas son petit rôle dans Les démons du maïs 3 qui lui permet d’exprimer son talent. La chance, elle la croise dans une banque : il s’agit de John Crosby, l’agent de Rene Russo. Qui lui ouvre modestement la porte des castings. Et tout s’enchaîne relativement vite. En dix ans, Theron va jouer avec les stars du moment, Mark Wahlberg et Joaquin Phoenix (The Yards), Patrick Swayze, Billy Bob Thornton, Keanu Reeves et Al Pacino (L’associé du diable) et sous la direction de Tom Hanks (That Thing You Do !, 1996) et Woody Allen (Celebrity, 1998). Elle obtient son premier grand rôle dans le beau film de Lasse Hallström, L’œuvre de Dieu, la part du Diable (1999), pour lequel elle est nommée aux Golden Globes. UNE ACTRICE DE CHOIX Une liste prestigieuse gâchée par quelques navets, dont Intrusion (1999), où elle seconde un Johnny Deppau plus bas de ses capacités, et Sweet November, avec une nouvelle fois Keanu Reeves, décevant lui aussi. Toutefois, à l’orée des années 2000, Charlize Theron est l’une des actrices les plus en vue d’Hollywood. C. VANDEVILLE/GAMMA/EYEDEA



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