Direct Soir n°212 1er oct 2007
Direct Soir n°212 1er oct 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°212 de 1er oct 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Valérie Pécresse : « l'université n'attend pas »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°212/Lundi 1 18 CULTURE er octobre 2007 Le monde de l’opéra doit désormais compter avec le duo Damon Albarn-Jamie Hewlett, créateurs du groupe virtuel Gorillaz. Approchés en 2004 par Jean-Luc Choplin, directeur du Théâtre du Châtelet, les Britanniques se sont lancés dans l’aventure Monkey, Journey to the West. Après Gorillaz, premier album éponyme vendu à plus de 5 millions d’exemplaires, puis Demon Days, le tandem a participé à la création de cet opéra pop oriental.Adapté de l’un des plus célèbres romans chinois du XVI e siècle, le spectacle dépeint en neuf tableaux remarquables l’épopée d’un singe impertinent dans sa quête inattendue de sagesse. Damon Albarnsigne la composition musicale de ce conte philosophique. Pour lui, l’objectif était de réinterpréter le folklore populaire chinois sans le pasticher. Malgré quelques élans pop, l’impulsion contemporaine s’efface face à une mélodie traditionnelle brillante. Son collaborateur, Jamie Hewlett, concepteur graphique du monde de Gorillaz, offre une touche de modernité. Ouvrant le bal par un film d’animation, il donne le ton d’un univers onirique mystérieux qui lui vaut le rôle de designer scénique. Cette inventivité visuelle sert avec brio la mise en scène de Chen Shi-Zheng : un assortiment de techniques artistiques traditionnelles et de jeux de lumière mis au service de la spiritualité. Monkey, Journey to the West, jusqu’au 13 octobre, Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1 er (01 40 28 28 40). Enfants du Clash ■ Si les Dead 60’s chantent la mort des années 1960, ils ne font pourtant pas table rase du passé. Leur punk-rock métissé, qui n’hésite pas à faire des embardées dans le dub, rappelle ainsi fortement la musique des Clash. Révélé en 2005, ce quatuor originaire de Liverpool vient de confirmer dans son deuxième album, Time To Take Sides, qu’il était passé maître en matière d’hymnes urbains. En pleine tournée hexagonale, le groupe sera ce soir à Tourcoing, avant de visiter Amiens, Hérouville-Saint-Clair, Brest, Rennes, Orléans, Dijon, Clermont-Ferrand et Lyon. Le groupe achèvera sa virée française par un concert parisien à l’Elysée Montmartre, le 18 novembre. The Dead 60’s, ce soir, Le Grand Mix, Tourcoing (59), 20h. MUSIQUE « Monkey », l’opéra de Gorillaz La bonne ADRESSE DR Monkey, Journey to the West retrace l’épopée du roi Singe voulant surpasser Bouddha en sagesse. RÉGALER LES OREILLES ET LES PAPILLES Ancien cabaret mythique, L’Alcazar s’est fait une nouvelle jeunesse il y a 9 ans. Depuis peu, ses « Lundis lyriques » offrent une soirée divine dans un univers fellinien. Le menu est délicieux et propose pour 50 € une entrée, un plat et un dessert. Toute la soirée, chanteurs et chanteuses d’opéra régalent vos oreilles, 3 minutes toutes les 20 minutes, dans un espace joliment porteur (600 m² et 12 m de haut). Humer un bon vin quand Ernesto Trespalacios monte dans les graves sur O Mimi tu piu non torni de La BALTEL/SIPA Bohème est un moment d’une grande intensité. Puis, ça se désespère sur La Wally de Catalani, ça se dispute sur l’Elisir d’Amor de Donizetti. Comme dans un ballet, ils croisent les serveurs ; chacun tournoie autour de votre table. Les uns pour une partition d’exception, les autres pour un service impeccable. Le week-end, c’est la musique électron qui gagne la place et qui s’envole jusqu’au bar du premier. Deux ambiances pour un lieu unique. L’Alcazar, 62, rue Mazarine, Paris 6 e (01 53 10 19 99). Le chef-d’œuvre des Lumières ■ Joseph Haydn, alors au fait de sa gloire, reçoit en 1786 une commande difficile : faire se succéder, sans lasser l’auditeur, sept adagios devant durer chacun environ dix minutes, pour illustrer chacune des sept dernières paroles du Christ lors du Carême. Le compositeur allemand va en tirer une de ses plus belles partitions. Savourez le jeu expressif et lumineux de Jordi Savall et prenez le temps de lire les magnifiques commentaires de deux grands maîtres de la pensée spirituelle, Raimón Panikkar et José Saramago, utiles compléments du texte évangélique. Les sept dernières paroles du Christ sur la croix, Joseph Haydn, Le concert des nations, Jordi Savall, textes originaux de Raimón Panikkar et José Saramago. M.ARIE-NOËL ROBERT JEUX VIDÉO « Halo 3 » : le maître de guerre DR ■ Master Chief, troisième acte. Avec Halo 3 sur Xbox 360, le héros impassible de la saga se permet sa première incursion sur une console nouvelle génération. Les graphismes haute définition sont donc au rendez-vous, même si le résultat est moins impressionnant que pour Gears of War, sorti il y a près d’un an. Si vous êtes un habitué de la série, vous ne serez pas dépaysé. Il s’agit toujours de résister à l’assaut des Covenants, extraterrestres belliqueux, et de mener le camp des humains à la victoire, en tout cas jusqu’au prochain épisode. Halo 3, Microsoft, Xbox 360, environ 65 €. « Heavenly Sword » sur PS3 : pas de quartier DR ■ L’enfer, la guerre, la mort, le sang… Au milieu de tout ça, Nariko, frêle jeune fille, chargée de veiller sur Heavenly Sword, l’épée des dieux. Alors que sa famille est en danger, elle décide d’utiliser cette arme pour les protéger, bien qu’aucun humain n’ait le droit de s’en saisir sans encourir la mort. Un scénario qui ne frappe pas par son originalité, mais efficace. Les créateurs du jeu n’ont pas lésiné sur les moyens : rarement visages auront été si expressifs, décors orientaux si colorés, et animation si réussie. Côté prise en main, rien de révolutionnaire, vous aurez le choix entre trois armes et leurs techniques respectives. Loin de la divine surprise God of War, Heavenly Sword reste un bon titre du genre pour les amateurs, sans défauts récurrents mais sans surprise. Heavenly Sword, Sony, déconseillé aux moins de 16 ans, 60 €.
DR DR www.directsoir.net Un acteur du cru, sur le tournage de Retour en Normandie. ■ Un nouveau défi pour Conan Edogawa : des bombes ont été placées un peu partout dans Tokyo. Pas de chance, sa meilleure amie se trouve justement dans un gratte-ciel ciblé par l’attaque. Détective Conan, le limier miniature, va devoir faire fonctionner ses méninges pour sauver son amie. Première aventure de Détective Conan en long métrage, Le gratte-ciel infernal est une réussite presque totale. Le gratte-ciel infernal, Détective Conan, éd. Kaze, 24,95 €. DVD Que justice soit faite ■ Après 36 Quai des Orfèvres, Franck Mancuso signe Contre-enquête, un thriller criant de réalisme. L’ancien policier met en scène Jean Dujardin, en capitaine de la Crim’prêt à tout pour découvrir la vérité sur l’assassin de sa fille. Si l’homme est derrière les barreaux, le doute plane quant à sa culpabilité. Véritable valeur ajoutée, les bonus présentent la préparation de l’équipe par des agents de la Crim’, ainsi que les 15 minutes de scènes coupées, un régal ! Contre-enquête, Pathé Vidéo, 20 €. Piège de cristal nippon Premier long métrage tiré du manga « Détective Conan ». DR « Le tournage s’est beaucoup improvisé, au fil des rencontres et des conversations. D’une façon générale, je n’aime pas trop préparer. » Nicolas Philibert Détective Conan veut sauver son amie d’une attaque à la bombe. COURRIER DES LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse : lejournal@directsoir.net. Objet : courrier des lecteurs. 19 Un film sur un film ★★★★★ Cinq ans après « Etre et avoir », Nicolas Philibert revient avec « Retour en Normandie », un documentaire cinéphile et historique sur fond de campagne normande. En 1975, le cinéaste René Allio tournait Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère… Un film tragique inspiré d’un fait divers, survenu au début du XIX e siècle en Normandie. Sur le tournage de ce long métrage, un premier assistant à la mise en scène était chargé de repérer les lieux et de trouver de vrais paysans capables de jouer la comédie. Cet assistant n’était autre que le jeune Nicolas Philibert, alors âgé de 24 ans. « On me confiait une grosse responsabilité : le scénario supposait un tournage compliqué, avec beaucoup de personnages, des enfants, des animaux, de nombreux décors, des costumes… et un budget extrêmement serré », se souvient-il. Trente ans plus tard, l’ancien premier assistant a décidé de retourner en Normandie, pour retrouver CULTURE CINÉMA ces paysans, promus acteurs le temps d’un film. Retour en Normandie est donc un film sur un film, qui a bouleversé la vie d’un village et l’existence de ses habitants. Acteurs éphémères, choisis pour leur authenticité et leur spontanéité, tous gardent aujourd’hui encore un souvenir ému, précis et fier de cette aventure à laquelle il ne leur a été donné de collaborer qu’une fois. Nicolas Philibert montre ce qu’ils sont devenus et comment le film a pu influencer certains de leur choix. Il saisit aussi l’opportunité de montrer le quotidien de ces gens humbles, qui ont su garder leur simplicité. En choisissant de revenir sur le tournage où il collabora avec René Allio, le réalisateur propose en outre un hommage à ce cinéaste, disparu il y a douze ans. Retour en Normandie, de Nicolas Philibert, en salle mercredi.



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