Dargaud le Mag n°2 mars/avril 2013
Dargaud le Mag n°2 mars/avril 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de mars/avril 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Dargaud

  • Format : (185 x 260) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 8,8 Mo

  • Dans ce numéro : Pablo... retour sur un phénomène.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
de Monet, qui permet d’avoir une respiration dans ce récit fait de tripes et de sang. Une réflexion sur la place de l’artiste, notre place de citoyen et même d’être humain… Comment travaillez-vous au quotidien sur vos scénarios ? D’abord, je ne travaille que le matin ! Parfois, je scénarise un peu de Ducobu ou de Tamara, puis je me fais une pause cappuccino et je passe à un scénario plus « grave », et ce, tous les matins, 6 jours sur 7 ! Mais je ne travaille jamais l’aprèsmidi. J’ai la chance d’habiter en Espagne et d’avoir le luxe d’une vie saine, loin de la pollution et du stress des grandes villes. L’aprèsmidi, en fonction de la saison, je vais à la piscine, je me promène ou je fais du tennis… bref je vis ! Pour garder cette qualité de vie, il faut une véritable discipline de travail. « Le plus souvent, je travaille à l’instinct. » Sur une année, il y a toujours un ou deux scénarios sur lesquels je souffre. Je n’ai quasi jamais de panne d’inspiration et si cela arrive, il m’est très facile de changer d’univers ou de faire une activité amusante comme ma comptabilité (rires). La rédaction complète d’un scénario me prend entre… 5 jours (mais ne le répétez pas !) et 4 semaines ! J’ai parfois une structure de base, mais le plus souvent, je travaille à l’instinct. Lisez-vous des bandes dessinées ? Et si oui, lesquelles ? La BD classique, je connais, je suis tombé dedans quand j’étais petit, c’est dans mes gènes ! D’autant que je suis né dans la patrie de la bande dessinée, dans la région de Bruxelles. 14 À DÉCOUVRIR ACTUELLEMENT ON EN PARLE : Un récit moderne que Zidrou maîtrise avec justesse et retenue pour composer le superbe portrait d’une femme prête à faire la paix avec elle-même. Donc quand aujourd’hui je lis des bandes dessinées, j’aime être déstabilisé. Au festival d’Angoulême, j’arrive toujours un peu plus tôt pour découvrir le stand des fanzines et rencontrer les jeunes talents en devenir qui osent beaucoup plus de choses que les auteurs confirmés. Mais hormis ces moments-là, je lis peu de bandes dessinées… Allez demander à un marchand de frites s’il veut manger des frites le soir en rentrant chez lui ! (rires) LE BEAU VOYAGE avec Springer Entre fêtes et amants d’un soir, la vie de Léa part à vaul’eau. Le décès de son père la ramènera sur le chemin de sa propre existence. Le Beau Voyage est né d’un dessin d’enfant qui a longtemps hanté l’instituteur que fut Zidrou. De cette « maison qui pleure », il a fait un appel à la vie. Une histoire bouleversante, portée par le trait délicat et émouvant de Springer : de l’émotion à fleur de cases… ON AIME : • Un récit de vie bouleversant et juste ! • Le graphisme limpide et délicat d’un remarquable dessinateur, Springer. En 2013, chez Dargaud, quatre nouveaux albums - dont une série - vont paraître ou sont déjà parus en librairies. Pouvezvous nous en dire quelques mots ? Quelques mots ? Facile ! Pour Le Client (avec Man au dessin), c’est un polar noir, une histoire d’amour impossible entre un client et une prostituée, une histoire
ON EN PARLE : Entre le road-movie et le thriller, Le Client parle de la solitude contemporaine et du pouvoir des mafias qui exploitent sans vergogne la misère du monde. de rédemption et un road movie aussi… c’est un peu tout ça en même temps. Pour Le Beau Voyage (avec Springer au dessin, que je n’ai jamais rencontré mais avec qui nous avons fait un très bel album, je crois), c’est l’histoire d’une jeune femme qui réalise qu’elle n’est qu’un enfant de substitution pour ses parents… Marina, une nouvelle série avec Matteo au dessin, c’est Venise LE CLIENT avec Roger Augustin tente d’oublier les contrariétés de l’existence en fréquentant l’un de ces bordels sans âme situés en périphérie des grandes villes espagnoles. Jusqu’au jour où il a la mauvaise idée de tomber amoureux de Maria, une prostituée. À la croisée du polar noir et de l’histoire d’amour, Le Client de Zidrou et Man narre avec sensibilité une histoire dure. Augustin Mirales infiltre le milieu de la prostitution pour retrouver la femme dont il est tombé amoureux, une fille de charme équatorienne, nommée Maria-Auxiliadora Alaya. Aura-t-il assez de sang-froid pour affronter ce milieu ? Retrouvera-t-il sa bien-aimée ? Ce nouveau one-shot de Zidrou dévoile avec sensibilité le milieu de la prostitution, sa violence, ses codes, et l’aliénation psychique et physique des femmes qui subissent ce commerce de la chair. ON AIME : • Un regard acéré et sensible sur le milieu de la prostitution.• Une merveille graphique signée Roger, le dessinateur de Jazz Maynard. au XIV e siècle ou « quand Zidrou fait du Charlier » (rires). Et le dernier Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes (avec Roger, le dessinateur de Jazz Maynard), c’est l’histoire d’une maman, d’une vieille maman qui a la lourde charge de son enfant handicapé de 40 ans. C’est l’histoire de ces héroïnes du quotidien que sont les mères… Propos recueillis par Delphine BONARDI 15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :