Consommer Futé n°5 mar/avr/mai 2013
Consommer Futé n°5 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°5 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 17,4 Mo

  • Dans ce numéro : litiges, mode d'emploi... les pièges à éviter.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ENQUÊTE E 1/Rester vigilant face aux arnaques courantes Prix gonflés, réparations inutiles, chantier inachevé... difficile quand on est un particulier de faire face à des professionnels indélicats. Stop Arnaques fait le point et vous informe sur les pièges à éviter. Consommer Futé Le courtage en travaux, une solution ? Et si le meilleur eur moyen de ne pas se faire arnaquer quand on rénove sa maison était de passer par un courtier en travaux ? Ce professionnel onnel a pour mission de faciliter les recherches du particulier en sélectionnant des entreprises du bâtiment. Il vérifie à votre place la solidité financière de l’entreprise, ses assurances et sa pertinence avec les travaux que vous souhaitez réaliser. Il vous présente au final plusieurs devis et c’est vous qui prenez la décision. À savoir, la Fédération française du courtage en travaux est un gage de sérieux et peut vous aider à trouver un courtier de qualité. 16 - Consommer Futé Les situations d’urgence Résultat : il vous propose une facture Nous sommes dimanche et vous 5 fois plus élevée ! Dans la panique et constatez une fuite d’eau importante l’urgence du moment, nombreux sont dans les toilettes. Ni une ni deux, vous ceux qui signent le devis, la facture prenez le bottin à la recherche d’un puis s’en mordent les doigts quand ils plombier susceptible de se déplacer. se rendent compte que la prestation C’est souvent dans ces situations d’ur- n’aurait pas dû coûter si cher et qu’ils gence que des professionnels malhon- se sont clairement fait arnaquer. nêtes en profitent pour gonfler les prix À savoir : comme l’explique la DGCCRF ou vendre des prestations supplémen- (Direction générale de la concurrence, rence, taires qui ne sont pas utiles. L’arnaque de la consommation et de la répres- typique : vous appelez donc pour votre sion des fraudes), si l’entreprise de fuite d’eau et le plombier vous propose dépannage propose des prestations de changer la cuvette complète ainsi i qui vont au-delà de l’intervention ti n sol- que le mécanisme me de chasse d’eau. Au licitée, par exemple le remplacementement lieu d’en avoir pour 100 €, on vous en d’un lavabo pour un robinet qui fuit, demande 1.000 € ! les règles en matière de démarchage Autre arnaque de dépannage cou- à domicile s’appliquent. On doit vous rante : vous oubliez votre trousseau de remettre un devis écrit avec un borde- clés à l’intérieur de l’appartement, téléreau de rétractation (délai de 7 jours). phonez à un serrurier rurier qui vous explique que le déplacement devrait coûter 300 Attention aux prospectus € environ. Finalement, devant votre Méfiez-vous des prospectus dans les porte, il vous explique qu’il ne peut pas boîtes aux lettres vantant le dépan- l’ouvrir aussi simplement que prévu et nage 24h/24 et 7j/7. Sachez que toute qu’il sera obligé de changer la serrure. publicité écrite permettant une com- mande à distance au sens de l’article 14 de l’arrêté du 3 décembre 1987 (à l’exception des annuaires) nuaires) doit com- porter le nom, la raison sociale et l’adresse de l’entreprise, son numéro d’inscription au registre du commerce ou au répertoire des métiers, les taux horaires de main-d’œuvre toutes taxes comprises pratiqués pour chaque caté- gorie de prestation concernée ou les prix unitaires, les frais de déplacement lorsque les entreprises se rendent au domicile du consommateur ainsi que le caractère payant ou non du devis. Les travaux de rénovation Selon l’APCE (Agence pour la créa- tion d’entreprises), 70% des personnes qui achètent un bien font des travaux dans les 2 ans qui suivent. Il faut dire qu’entre les mises aux normes et les aménagements, il y a de quoi faire. Selon la Fédération française du cour- tage en travaux, le chiffre d’affaires de l’entretien-rénovation n de logements a été estimé à 45,9 milliards d’euros en 2011, soit une hausse de 3,7% sur 1 an ! Encore faut-il trouver le bon arti- san. Car les devis gonflés ou les devis partiels auxquels se rajoutent des élé- ments et donc un coût supplémentaire ne sont pas si rares. Autre point de vigilance : les délais interminables sur les chantiers. Pour ne pas se laisser enfermer dans cette pratique courante, indiquez une clause de délai très stricte dans le bon de commande. mande. L’assurance dommages- ouvrages Quand vous réalisez de gros travaux sur la structure du bâtiment, il est important de prendre une assurance dommages-ouvrages qui jouera si malfaçons il y a. Certes, elle coûte jusqu’à 3 ou 4% du montant des tra- vaux mais elle vous garantit en cas de problème grave de prendre en charge les travaux, d’en payer le pré-finance- ment et de chercher les responsabilités auprès de l’entrepreneur eneur ou du fabri- cant de matériel. Elle le est censée être obligatoire mais dans la pratique, les gens ont tendance à ne pas la prendre par souci d’économie. Une erreur à ne pas commettre !
Picard Serrures 3.750 €... … c’est l’amende maximale qu’encourt une entreprise en cas d’absence des mentions obligatoires sur un devis. Source : Fédération française du courtage en travaux Franck Thérizols, directeur général d’illiCO travaux « Lire attentivement le devis » En termes de travaux, quelles sont les arnaques les plus fréquentes ? Certains professionnels indélicats ont tendance à favoriser ce que l’on appelle les travaux complémentaires. Ils proposent un devis un peu plus bas que la moyenne et une fois sur le chantier, ne manquent pas d’indiquer au client que pour réussir à faire ceci, il faut forcément faire cela... Le bon devis doit être conforme à un cahier des charges exhaustifs. Cette pratique accroît considérablement la masse financière du chantier. Autre arnaque possible : le fait de gonfler les devis. Appliquer des prix très élevés qui ne sont pas conformes à la réalité du terrain, aux matériaux utilisés. Les pratiques dans le bâtiment peuvent être très diverses et vous pouvez obtenir des devis qui vont parfois du simple au double. Parfois c’est expliqué et justifié en raison de la qualité des matériaux et des qualifications de la personne qui intervient. Mais parfois ça ne l’est pas et les pratiques visant à tromper le client ne sont pas loin. Quels sont les pièges à éviter ? Afin de déjouer les pièges, il faut rester vigilant sur un certain nombre de points. Premier point : le devis. Il doit être le plus clair et explicite possible, et mentionner les matériaux ainsi que les étapes de réalisation. Il doit porter une vraie définition de l’ouvrage qui sera réalisé avec une traduction en unité (m², ml, forfait), la qualité et le coût unitaire. Deuxième point : les assurances. Il convient de toujours vérifier les assurances de l’entreprise (décennales et responsabilités civiles), si elles sont à jour et si elles correspondent au travail proposé par le professionnel. Par exemple, si le plombier s’occupe à la fois de la plomberie et du carrelage, il doit avoir une assurance pour ces deux corps de métier. Troisième point : le travail non déclaré. Si la personne tombe de l’échelle et qu’elle travaille sans statut réglementaire, le maître d’ouvrage (le client) est responsable de même que l’entreprise du bâtiment. Quels conseils donneriez-vous à un particulier qui s’apprête à réaliser de gros travaux ? Il faut faire attention aux 3 points mentionnés plus haut mais aussi se renseigner sur la solidité financière de l’entreprise en consultant par exemple son bilan sur societe.com. Il faut savoir que 18% des entreprises du bâtiment déposent le bilan chaque année ! Imaginez un chantier de 90.000 €. Si l’entreprise du bâtiment demande un acompte de 30%, vous versez 30.000 € avant le démarrage du chantier et le lendemain l’entreprise dépose le bilan. Vous avez perdu vos 30.000 € ! Par ailleurs, il ne faut jamais accepter plus de 30% d’acompte au démarrage du chantier et ensuite donner une somme au fur et à mesure de l’avancement du chantier. Concrètement, si l’artisan a réalisé la moitié du chantier, vous pouvez lui verser la moitié de la somme du chantier. Enfin, dernier conseil important : demandez à voir un chantier déjà réalisé par l’entreprise et à rencontrer les propriétaires afin de réduire les risques de mauvaises expériences. Consommer Futé - 17



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