Cerveau & Conscience n°7 jui/aoû/sep 2016
Cerveau & Conscience n°7 jui/aoû/sep 2016
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°7 de jui/aoû/sep 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 25,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'art du dépassement de soi.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Raymond Radiguet 48 INTELLIGENCE MAGAZINE 56 - Cerveau & conscience Prodiges HIER PRODIGES baccalauréat, ni même jamais suivi les cours de Math Elém ou mathématiques élémentaires. Cette élève difficile à gérer aura une vie agitée et son œuvre, notamment ses travaux sur la théorie des équations algébriques sera reconnue à titre posthume, ainsi que son raisonnement résolument moderne. Dans sa dernière lettre rédigée après le duel il mentionne « Gardez mon souvenir, puisque le sort ne m’a pas donné assez de vie pour que la patrie sache mon nom ». Un génie tué dans l’œuf qui se signala notamment par ses fortes convictions républicaines. RAYMOND RADIGUET, PRÉCOCE À TOUS NIVEAUX Plus près de nous, Raymond Radiguet est l’écrivain étoile filante, mort à 20 ans après avoir déjà écrit deux romans que l’on peut qualifier de best-sellers. Fils d’un dessinateur, le jeune Raymond ne prendra pas la voie de son dessinateur de père, comme tant d’autres. Il est l’aîné de sept enfants, et le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas détecté comme un surdoué. Il quitte donc l’école dès l’âge de onze ans, mais c’est pour mieux s’adonner à la lecture compulsive de la bibliothèque familiale. Précoce, il l’est à tous les niveaux, car c’est la liaison d’une année qu’il a dès l’âge de 14 ans avec une jeune voisine mariée qui lui inspirera « le Diable au Corps ». Un an plus tard, il se lance dans le journalisme en proposant ses poèmes et les dessins de son père à des journaux et fait la connaissance de jeunes peintres aux noms de Picasso ou Modigliani ou de compositeur comme Poulenc. C’est Cocteau qui l’encourage à véritablement se mettre à l’écriture, et il ne cesse d’enchaîner les liaisons féminines. Son second roman, « le Bal du comte d’Orgel » sera hélas publié à titre posthume, car il meurt prématurément à vingt ans de la typhoïde. ARTHUR RIMBAUD, POÈTE OU AVENTURIER ? Là encore, voici un poète qui appartient à la légende. Elevé par sa mère, l’enfant suit une scolarité irréprochable et reçoit divers premiers prix, comme cela était de mise à l’époque. Au collège, il se montre particulièrement doué pour les matières littéraires, et n’éprouve pas une grande difficulté à rédiger y compris en latin des poèmes ou des dialogues. A quinze ans, il est évident qu’il est bien supérieur et différent de ses condisciples. C’est l’époque où il commence à rédiger ses premiers vers. Cet excellent élève finit par se sentir étouffé à la fois par le système scolaire et la surveillance de sa mère. Il a besoin de liberté, et fugue à plusieurs reprises pour se rendre notamment à Paris en pleine Commune où il rencontre de nombreux poètes. Dès l’âge de 17 ans, il s’installe dans la capitale où il devient le petit protégé des milieux littéraires de l’époque, des personnages tous nettement plus âgés que lui. C’est pourtant le jeune Arthur qui écrit le « Bateau Ivre » cette année-là. On connaît sa vie agitée, notamment en compagnie de Verlaine avant de tout abandonner y compris son art pour aller parcourir le monde et y mener une vie d’aventurier avant de mourir à 37 ans. Mais le génie n’est pas une malédiction, contrairement à ce que l’on aurait pu déduire de ces premières personnalités. Heureusement, le génie, le don, l’intelligence exacerbée ne sont pas toujours synonymes de destruction ou d’incapacité à vivre le bonheur… THOMAS EDISON, LE « BREVETEUR » COMPULSIF Contrairement aux précédents, Thomas Edison est le septième enfant d’une famille modeste et sans histoire. Son comportement est rapidement repéré comme étant « anormal ». Aujourd’hui, il est probable que l’on qualifierait son état d’hyperactif, et non pas d’instable comme l’a annoncé l’un de ses professeurs lorsqu’il n’avait que sept ans. Il n’ira donc pas à l’école, mais apprendra à la maison les bases scolaires avec sa mère, institutrice qui fera tout son possible pour lui apporter le savoir dont il a soif. Il suffira de lui apprendre à lire pour qu’il complète son éducation, quasiment seul en lisant tout ce qui lui tombe dans les mains. Il avouera lui-même être allé à la bibliothèque de Détroit et avoir choisi les livres de l’étagère du bas et de poursuivre jusqu’à l’étagère du haut. Il se passionne aussi pour la chimie et dispose de son petit laboratoire dès l’âge de dix ans. Mais ceux que l’on désigne comme des génies sont parfois surprenants. Ou plutôt ne correspondent pas à l’image que l’on peut s’en faire. Car le jeune Thomas a également l’esprit d’initiative. Il s’improvise vendeur à l’adolescence pour acheter une presse et commencer à imprimer son popre journal, avant de
s’intéresser au télégraphe, à l’électricité, à la physique ou à la mécanique. Inventeur de génie, chef d’entreprise, homme d’affaires, il ne cessera de déposer des brevets toute sa vie durant et continuera à mener des recherches avant de décéder à l’âge de 84 ans, faisant mentir l’adage populaire qui semblait condamner les petits génies à une mort précoce. PABLO PICASSO, LE GÉNIE AMOUREUX DE LA VIE Plus proche de nous, sa vie nous est mieux connue. Pourtant son enfance est peu évoquée, elle mérite pourtant que l’on s’y intéresse. A priori, rien de surprenant à ce que le fils d’un professeur de peinture devienne peintre à son tour ou manifeste quelques dons en ce domaine. Pourtant une première peinture à l’huile d’une qualité telle que « le Petit Picador jaune » à l’âge de huit ans permet de détecter un talent inhabituel, même si ses parents avaient déjà remarqué son don pour le dessin. Dès qu’il intègre l’école d’art, ses professeurs ne savent que faire de ce jeune prodige qui les dépasse. Et il continuera à créer, mais aussi à inventer de nouvelles formes de peinture, testant de nouvelles voies, d’autres types d’expressions artistiques, toute sa vie durant. Une vie riche, en œuvres d’art, en amours, qui elles aussi firent mentir la malédiction qui semblait peser sur le génie. FRANZ LISZT, LE VIRTUOSE AUX MILLE CONQUÊTES Autre génie, le hongrois est lui aussi fils de musicien. Son père ne peut que constater ses aptitudes et décide donc de HIER PRODIGES lui enseigner le piano. En deux ans, et alors que l’enfant n’a même pas huit ans, il connaît déjà l’essentiel de Bach, Mozart ou Beethoven. Grande est la tentation pour le père de transformer son fils en singe savant et il ne tarde pas à organiser son premier concert public alors que l’enfant n’a que onze ans. Pianiste virtuose, il commence une tournée européenne à douze ans. Celui que l’on surnomme le petit Liszt compose également mais dès la mort de son père, il cesse de donner des concerts à l’âge de seize ans, pour mener une vie plus conforme à ses désirs. Il reprendra plus tard les concerts. Ce séducteur impénitent aux liaisons tumultueuses deviendra à 50 ans l’abbé Liszt en rejoignant l’ordre franciscain et mourra à 75 ans. WILLIAM ROWAN HAMILTON, L’INCONNU Du moins inconnu en France, ce qui n’est pas le cas dans son pays d’origine, l’Irlande. Sa famille est originaire d’Ecosse et on le qualifie d’enfant prodige, notamment parce que l’on s’aperçoit rapidement qu’il est incroyablement doué pour les langues dès l’âge de six ans. A onze ans, grâce à son oncle linguiste, il a déjà intégré les langues européennes, mais aussi le persan, l’arabe, le sanskrit ou l’hébreu. Pourtant, il se fera connaître par ses travaux en tant que mathématicien, car à dix ans, il avait déjà dévoré Euclide pour ensuite se consacrer à Newton. Ainsi, il étudie et progresse seul sans se rattacher à aucune école en particulier. A 17 ans, il s’intéresse à l’astronomie et sera nommé professeur à 22 ans avant même d’avoir son diplôme, qu’il passera haut la main avec les notes maximales tant en grec qu’en physique. Cet homme exceptionnel a connu bien des honneurs et contribua à de grands progrès en matière d’optique et de physique mathématique, à tel point qu’il est à l’origine d’un principe dénommé d’Hamilton, mais aussi de solutions d’équations du cinquième degré entre autres. Ces quelques exemples pourraient faire penser que les génies précoces sont en quelque sorte courants. Et effectivement, aujourd’hui, il est possible de repérer bien des enfants précoces ou prodiges qui démontrent des capacités exceptionnelles dans certaines matières, scientifiques ou artistiques. Dans tous les cas, et quelle que soit leur vie, leurs dons sont fréquemment difficiles à porter, parfois pour eux-mêmes, parfois pour leur entourage, car le monde est adapté à une certaine « normalité » qui correspond à la majorité. n F.R. Plus d’infos sur la précocité : www.atout-precocite.fr William Rowan Hamilton AU CINÉMA De nombreux films ont été consacrés aux génies, tels que « Un homme d’Exception » inspiré de John Forbes Nash Jr, Will Hunting, Amadeus ou en 2014 « The Imitation Game » qui s’interroge sur l’intelligence d’Andrew Hodges. INTELLIGENCE MAGAZINE 49 Cerveau & conscience - 57



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