Cerveau & Conscience n°2 mai/jun 2015
Cerveau & Conscience n°2 mai/jun 2015
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°2 de mai/jun 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 25,4 Mo

  • Dans ce numéro : de plus en plus intelligent avec l'âge ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 56 - 57  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
56 57
DOSSIER « Se connaître soi-même » A la recherche de soi La connaissance de soi est le savoir qu’une personne acquiert sur elle-même, en termes psychologiques ou spirituels, au cours de sa vie à l’occasion de ses expériences. Peut-on se connaître vraiment et quel est la bonne voie pour y parvenir ? 56 - 24 Cerveau QUESTION & conscience PHILOSOPHIE Se connaître soi-même
seauton » en grec, « Nosce te ipsum » en latin, qui se « Gnothi traduit par « Connais-toi toi-même », est la formule inscrite sur le fronton du temple de Delphes, dont Socrate a fait sa devise, initiant par là même une tradition millénaire qui ne sera contestée sérieusement que 2500 ans plus tard par Nietzsche, qui transformera la formule : « Chacun est à soi-même le plus proche » en « chacun est à soi-même le plus lointain ». Presque tous les philosophes occidentaux se sont prononcés sur l’interprétation juste de ces mots. Descartes en fera le fondement de sa métaphysique, le cogito : « Je pense donc je suis », bref, je pense, je sais que je pense, c’est une certitude. Différentes exigences En relation avec la relative diversité des personnes et de leur philosophie, la connaissance de soi peut répondre à des exigences diverses, mobilisant un individu plutôt qu’un autre, à tel moment de la vie ou à tel autre : Une nécessité intérieure : goût de l’introspection, curiosité pour le « mystère personnel ». Une exigence de lucidité : retour de l’esprit critique sur lui-même. Une culture du libre-arbitre : C’est le « Nous nous croyons libres que parce que nous ignorons les causes qui nous font agir » de Spinoza. Il s’agit ici d’agir en accord avec soi. L’individuation : découverte de sa vocation, son potentiel, son « horizon des possibles ». C’est le « Deviens ce que tu es ! » de Pindare. Une maîtrise de soi-même : s’améliorer, améliorer ses relations. Des choix pertinents : maîtriser son destin, anticiper. C’est le « Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur comme un destin. » de CarlGustav Jung Une recherche de sens de sa vie : « Ce qui est le plus vrai d’un individu « Au lieu d’aller dehors, rentre en toi-même : c’est au cœur de l’homme qu’habite la vérité. » (Saint Augustin) et le plus lui-même, c’est son possible que son histoire ne dégage qu’imparfaitement. » de Paul Valéry. Quel est le soi à connaître ? La question de la connaissance de soi renvoie avant tout à l’interrogation sur ce qu’il faut considérer comme le « soi ». Cette connaissance peut donc avoir tout ou partie des formulations suivantes : Que suis-je en tant qu’humain dans le cosmos ou dans la biosphère ? Que suis-je en tant qu’être humain inscrit dans une histoire ? En tant qu’homme ou femme, en tant que membre de telle culture à telle époque, en tant qu’enfant de tel couple, etc. Qu’en est-il de mon caractère, de ma personnalité ? Que suis-je comme être singulier ? Que suis-je de plus que la résultante de mes déterminations et de mes conditionnements ? Suis-je un être libre ? Suis-je conscient ou puis-je devenir conscient de tout ce qui me détermine ? Une grande partie de la difficulté de cette quête provient de l’intrication de ces questions : comment se situer personnellement sans un début de réponse d’ordre cosmologique ? Comment cerner la place de l’homme sans avoir arpenté son propre univers intérieur ? Ensuite, la question renvoie à celle de la connaissance elle-même. Quelle place effective tient cette connaissance : une information anonyme ou une véritable compréhension ? Le soi face à la crise identitaire Cette recherche du soi s’avère d’autant plus compliquée que la déstabilisation des cadres de socialisation que sont la famille, le travail ou les formes d’appartenances religieuse ou politique ont abouti à une véritable crise identitaire générale. C’est CONNAIS-TOI TOI-MÊME ! En fonction de l’adage « connaistoi toi-même » le travail sur soi, qu’il soit solitaire ou s’effectue dans une analyse ou une psychothérapie a pour but la meilleure connaissance de son psychisme, inconscient et conscient, la compréhension et la modification positive de ses comportements dans le sens d’une maturation et d’une libération de la personnalité. en tout cas la thèse défendue par le sociologue Claude Dubar dans « La Crise des identités » (Armand Colin, 2000). La déstabilisation des liens familiaux est le premier facteur d’incertitude identitaire. En trente ans, la famille moderne a changé de statut. L’institution stable fondée sur des normes rigides (« les liens sacrés du mariage »), une hiérarchie stricte (celle du « chef de famille » sur la femme et les enfants), une division des rôles (entre homme et femme, parent et enfants) a perdu son statut d’institution. La crise de la famille a remis en cause les rôles rigides assignés aux hommes et aux femmes : l’homme destiné à devenir mari et chef de famille ; la QUESTION Cerveau PHILOSOPHIE & conscience 25- 57



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 1Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 2-3Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 4-5Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 6-7Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 8-9Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 10-11Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 12-13Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 14-15Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 16-17Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 18-19Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 20-21Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 22-23Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 24-25Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 26-27Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 28-29Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 30-31Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 32-33Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 34-35Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 36-37Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 38-39Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 40-41Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 42-43Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 44-45Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 46-47Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 48-49Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 50-51Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 52-53Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 54-55Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 56-57Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 58-59Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 60-61Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 62-63Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 64-65Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 66-67Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 68-69Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 70-71Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 72-73Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 74-75Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 76-77Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 78-79Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 80-81Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 82-83Cerveau & Conscience numéro 2 mai/jun 2015 Page 84