Cerveau & Conscience n°2 mai/jun 2015
Cerveau & Conscience n°2 mai/jun 2015
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°2 de mai/jun 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 25,4 Mo

  • Dans ce numéro : de plus en plus intelligent avec l'âge ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DOSSIER « Se connaître soi-même » Se connaître soi-même De l’égo à l’intime L’ego est l’outil principal de la personnalité humaine. Il permet d’avancer, de comprendre et d’agir, à condition de connaître son fonctionnement et d’apprendre à le maîtriser. L’ego n’a dans la société que la place qu’on veut bien lui laisser. Si son utilité sociale pour la survie est indispensable, il ne devrait pas gouverner notre esprit, au risque d’en devenir l’esclave. Or c’est bien à l’ego de nous servir, et non aux hommes de le servir. Étymologiquement, la philosophie désigne par ce terme le sujet conscient et pensant, par différence d’avec l’animal ou le végétal qui ne sont pas aptes à un retour de leur pensée sur eux-mêmes. L’ego tient une place importante dans la société en ce qu’il affiche aux yeux de celle-ci notre statut social, familial ou professionnel. Il renvoie en tous les cas de figure à une image : prestigieuse, ou au contraire précarisée, avenante ou inconvenante, agréable ou désagréable… L’ego nous expose donc à être soit aimé, ou détesté, jugé, évalué, apprécié ou dévalué. Différentes définitions de l’ego > En tant que concept philosophique L’ego serait, selon certains auteurs, l’équivalent psychologique de la conscience, au sens philosophique. Mais à la réflexion, un ego est un je, au sens cartésien : un je qui perçoit des informations, les traite ou en exprime. Ce qui peut nous amener à dire, dans une conception platonicienne de la conscience de soi, que l’ego est un je sans la conscience. On parle d’alter ego pour faire référence à cette entité qui compose l’autre, mais qui est semblable au moi. > En tant que concept psychanalytique Cette notion est au cœur de ce qu’on appelle l’ego-psychology, doctrine psychanalytique développée aux États-Unis par Ernst Kris, Heinz Hartmannet Rudolph Loewenstein. Sur le même axe de réflexion, Anna Freud a fait de l’ego le centre de la réalité du sujet. Cette théorie vise une adaptation à la réalité et s’appuie sur les travaux de Freud après 1920, où il donne une importance croissante au moi et aux mécanismes de défense. > Dans la spiritualité Pour un certain nombre de courants spirituels, l’ego est la représentation fausse qu’un individu se fait de lui-même. Cette représentation fait écran à la vraie nature de l’homme. Certains auteurs parlent de l’ego comme d’une fausse personnalité constituée de souvenirs et d’expériences. La confusion entre l’ego « fausse personnalité » et sa vraie nature produit une illusion qui prive ceux qui en sont prisonniers d’une vraie liberté et les enchaîne à des schémas de souffrance (égocentrisme, orgueil, vanité, amour-propre, « perception erronée du monde »). Dans cette conception, une personne libérée de son ego connaît l’éveil spirituel. Les méthodes pour se libérer de l’emprise de l’ego sont diverses et chaque école spirituelle a plus ou moins la sienne. Dans le champ de la spiritualité moderne et du transpersonnel, l’ego est souvent utilisé en distinction du Soi (le moi supérieur). En anglais : Self ou Higher-Self. Pour certains enseignements spirituels, les relations humaines, et ce qu’elles entraînent à l’échelle planétaire, s’effectuent par « ego » interposés. Pourtant, l’ego n’a pas réellement de réalité, il ne serait qu’un « complexe » produit par des constructions mentales ou des dysfonctionnements psychiques. > Selon le bouddhisme Le bouddhisme perçoit l’ego comme une construction mentale ne correspondant à aucune réalité tangible. L’objectif serait de réaliser qu’il n’est ni dans le corps ni dans l’esprit. Cette voie consiste, entre autres, à libérer l’être humain de cette perception qui le place au centre de tout, et surtout, de le libérer de la souffrance, qui a pour cause notamment la croyance à l’existence du moi. Mal vu, l’ego ? Le plus souvent on remarque que l’ego n’a pas bonne presse : synonyme d’égoïsme, de narcissisme, d’excès, il désigne souvent quelqu’un que nous jugeons peu voir pas sociable. Hormis la sphère moralisatrice dans laquelle nous l’enfermons toujours, l’ego est une grille d’interprétation pas toujours consciente, qui fait écran entre un sujet et un objet. La société consumériste constitue à cet égard un éloge de l’ego, qu’on veut nous faire prendre pour notre véritable identité… : l’avoir, la possession. Ces appétits de l’ego le font s’engager dans toutes sortes de lutte pour obtenir ce qui lui est agréable et éviter ce qui lui est désagréable. Malheureusement et paradoxalement, au lieu d’aboutir à ses fins, sa lutte lui crée des désagréments, conditionnements et souffrances ! Ce fonctionnement de l’ego est
« L’ego est un je d’enfant. » (Denys Lessard) Cerveau & conscience - 51



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