Cerveau & Conscience n°2 mai/jun 2015
Cerveau & Conscience n°2 mai/jun 2015
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°2 de mai/jun 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 25,4 Mo

  • Dans ce numéro : de plus en plus intelligent avec l'âge ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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32 DOSSIER Garder un cerveau jeune GARDER UN CERVEAU JEUNE 16 Science - Cerveau magazine & conscience n°28 et des aînés ne sauraient être considérées de manière identique. En effet, comme le constate Isabelle Mallon, « à l’épanouissement personnel et aux gratifications du maternage sont opposés l’épuisement, physique et moral, engendré par le fardeau de l’aide au parent âgé, et l’impuissance devant un combat perdu d’avance ». Il s’agit alors non plus d’accompagner vers l’autonomie mais de lutter contre son étiolement, non plus de construire un adulte mais de le préserver. Il est souvent difficile aux enfants d’admettre que leurs parents, longtemps figures de l’autorité et du savoir, puissent voir leurs capacités cérébrales diminuer. En outre, le désengagement progressif de la société avec l’avancée en âge se couple à une préoccupation grandissante pour son monde intérieur, accentuée par l’approche de la mort. Ce double processus peut déboucher sur des syndromes dépressifs et anxieux très difficiles à supporter pour l’entourage. Cette pénibilité spécifique du travail auprès des personnes âgées est également ressentie par les professionnels de l’aide. Aujourd’hui, les emplois de prise en charge des jeunes enfants sont plus recherchés et valorisés, notamment en raison des troubles cognitifs des aînés. Bien souvent ne sachant pas comment y faire face, les personnels trouvent ces postes plus pénibles et moins gratifiants, ce qui peut contribuer à accroître les risques de maltraitance. En outre, les relations avec la famille peuvent être tendues lorsque celle-ci juge la manière de traiter leur parent exagérément infantilisante. Travailler auprès des personnes âgées est alors fréquemment un choix professionnel par défaut, ce qui entraîne une difficulté à pérenniser les emplois et une absence d’expériences et de qualifications des personnels. Alors que la question des liens entre le vieillissement cognitif physiologique et les maladies neurodégénératives reste débattue, aujourd’hui ce n’est pas moins de 6% de la population générale qui est atteinte de formes de démence après 65 ans et presque 18% après 75 ans (dont 80% des cas sont des maladies d’Alzheimer).
Ces âges sont donc à juste titre considérés comme des périodes critiques du vieillissement cérébral. À l’heure actuelle, une vingtaine de maladies neurodégénératives susceptibles de conduire à une dépendance d’origine cérébrale sont identifiées. Sur les 856 000 patients atteints de démence en France, près de 300 000 seraient dépendants. Suite à un dysfonctionnement du système nerveux, la relation à autrui et à l’environnement, les activités mentales de tout ordre, la compréhension et l’expression verbale se trouvent compliquées. GARDER UN CERVEAU JEUNE S’ensuivent une perte de la qualité de vie des personnes touchées et des difficultés affectives et matérielles pour l’entourage. Les conséquences précédemment évoquées du déclin cognitif naturel se trouvent accrues par l’ampleur des atteintes pathologiques. Or on déplore un manque de personnels spécifiquement qualifiés pour la prise en charge de ces malades. En outre, à une échelle plus globale, pour les 27 pays de l’Union européenne, le poids de la maladie d’Alzheimer était estimé en 2008 à 2,12 millions d’années de vie ajustées sur l’incapacité et le coût total était évalué à quelque 160,3 milliards d’euros. Alors que l’on redoute un « care deficit » (un manque de main-d’oeuvre pour prendre en charge les « deux dépendances », celle des personnes âgées et celle des enfants) dans les années à venir, notamment du fait des évolutions démographiques, répondre aux besoins des aidants professionnels et familiaux semble impératif. La mise en oeuvre de formations spécifiques assurées par des équipes d’experts DOSSIER du vieillissement pourrait y contribuer. De manière plus générale, ouvrir la parole sur la réalité des déclins cognitifs dans l’âge serait profitable tant au grand public qu’aux personnels spécialisés en modifiant le regard qu’ils portent sur les seniors. Repousser les symptômes d'Alzheimer Il s'agirait aussi de développer les efforts de recherche pour comprendre les liens de causalité entre vieillissement physiologique et atteinte pathologique et pour permettre une détection précoce des troubles, une autre préconisation d'importance du Centre d'analyse stratégique. Ces pathologies sont encore de nos jours sous– diagnostiquées, tant il est difficile de différencier l’apparition des premiers signes des aspects normaux de la sénescence. Or la détection précoce est essentielle en vue d’une meilleure prise en charge du malade et de ses aidants (un des trois objectifs principaux du Plan Alzheimer 2008-2012). Elle permet notamment de retarder Science magazine n°28 Cerveau & conscience - 17 33



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