[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : des innovations pour vivre mieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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iihôneAlpes N°36 — PRINTEMPS 2015 4 ILS FONT RHÔNE-ALPES Claude Barras mitonne « Une vie de courgette » Dans les studios du Pôle Pixel à Villeurbanne, le réalisateur tourne le premier long-métrage en France à bénéficier de la technique du « stop motion », comme L’Étrange Noël de Mr Jack ou Wallace et Gromit. Alexa Brunet « Un film initiatique qui vise le public à partir de 7 ans. » C laude Barras navigue entre les quinze plateaux de tournage installés au pôle Pixel de Villeurbanne. Sur chacun d’entre eux, l’un des dix animateurs prépare la prochaine scène à filmer. Constamment appelé pour faire des choix parfois techniques et toujours précis, le cinéaste sait aussitôt prendre du recul « pour ne pas perdre la vue d’ensemble et garder le contrôle sur le chaos », explique-il en mimant le mouvement d’un balancier. De l’avis de son entourage, cette capacité à changer très vite de focale fait la force du réalisateur. « Claude sait exactement où il va », ajoute un membre du tournage, « ce qui est rassurant pour l’équipe. On sait qu’il y a quelqu’un à la barre ». Dans les années 1990, Claude Barras suivait un apprentissage de dessinateur de génie civil à Sierre, en Suisse. Aujourd’hui, il dirige le tournage du premier long-métrage français tourné en stop motion, une technique consistant à animer des volumes image par image. Entre ce point de départ et la réalisation : un passage primordial, car fondateur, par l’école Emile-Cohl de Lyon. « Lors d’une initiation à l’animation, j’ai tout de suite trouvé très intéressant de travailler avec des illustrations animées, ce qui correspond à ma manière de réaliser. » Pas de marge de manœuvre Le Valaisan affirme avec Ma vie de courgette un style développé dans de nombreux courts-métrages : peu de mouvements de caméras mais des plans fixes où évoluent les personnages. « Je suis un traditionaliste d’une certaine façon, glisse-t-il, mais en stop motion ». Claude Barras reste modeste, même quand il explique la « préparation d’enfer » effectuée sur ce film où il a lui-même conçu, en crayonné animé, tout le storyboard de son film pour qu’il prenne vie sur les plateaux. « Les coûts et la préparation technique sont tels qu’il n’y a pas de marge de manœuvre… il ne faut pas se tromper. » Sur ses premiers courtsmétrages, Claude Barras avait le contrôle total de son tournage. Pour Ma vie de courgette, il a su apprendre à déléguer. Coproduit par le Lyonnais Marc Bonny et scénarisé en grande partie par la très douée Céline Sciamma (Tomboy, Bande de filles…), Ma vie de courgette est, selon son réalisateur « un film initiatique sur la camarade rie, la résilience, qui vise un public à partir de 7 ans et qui aborde des sujets lourds mais sans lourdeur ». *Sortie prévue fin 2015. Laurent Diennet
N°36 — PRINTEMPS 2015 iihôneAIpes 5 Le météorologue des alpinistes I l habite au pied du glacier des Bossons, dans le hameau natal de Jacques Balmat, conquérant du mont Blanc : Yan Giezendanner ne pouvait trouver mieux, il y a 40 ans, lorsqu’il a quitté sa Suisse natale pour s’installer, « pour le mythe », à Chamonix. Pourtant, il est allé au-delà, devenant une sorte de Pythie : météorologue à la station de Météo France, il a créé, il y a vingt ans, le routage météo en montagne. « Des copains avaient renoncé à un sommet, à cause du temps, se souvient-il, alors qu’il aurait suffi qu’ils attendent trois jours ». Depuis, il aide les alpinistes à préparer leurs expéditions à l’Everest, au K2 ou autre toit du monde, puis leur donne des conseils, en direct, par radio. « J’interprète les cartes de pressions, de températures, d’humidité, fournies par l’ordinateur. C’est du sur-mesure ». Son rôle est aussi relationnel : « Là-haut, ils pleurent leur mère ! Ils me l’avouent, puis ça reste entre nous. » De fait, Yan, contraint au fauteuil par une sclérose en plaque, n’hésite pas à assurer, heureux : « J’ai fait les 14 sommets de plus 8 000 m de la planète ! » Véronique Vigne-Lepage M.Chatelain À bord de l’Alizarine A lizarine navigue sur les flots du Rhône. Après quatre années de réflexion, de formation, de tractations et de travaux, Raphaël Sauzéat et Cécile Sauthier ont enfin acheminé leur première cargaison entre Cruas et Paris. « Notre cale est aménagée pour conserver une température stable, adaptée au transport des vins naturels. Mais nous convoyons aussi des produits du terroir : conserves, miel, tisanes, huile d’olive, jus de fruit, bières, confitures… » explique Cécile. Cet argument a convaincu les exploitants en agriculture biologique qui souhaitent être cohérents dans leur démarche. « Le transport par péniche pollue quarante fois moins qu’un camion », assure Raphaël. Pour financer ce projet, d’un montant de 270 000 euros, les mariniers ont sollicité la Région Rhône-Alpes mais aussi Île-de-France, les départements de l’Ardèche et de la Drôme, Voies navigables de France, un emprunt auprès d’Entreprendre pour le fluvial ainsi que l’intervention de deux clubs d’investisseurs, les Cigales Déôme et Semène. « Sans elles, pas de garantie bancaire », précise Cécile. Laurence Tournecuillert > contact@bateau-alizarine.fr > www.bateau-alizarine.fr > www.facebook.com/bateaualizarine Juan Robert Pierre Grasset « La beauté me touche » Pascaline Glo de Besses, designer et artiste. « L es sens du beau », thème de la Biennale du design, est l’essence même du travail de Pascaline de Glo de Besses, designer de 37 ans, née à Firminy et formée à l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne. « La beauté me touche », dit sobrement celle qui, en off, présente avec la potière Élodie Bouesnard une exposition intitulée « Pots ordinaires et des miroirs ». L’ordinaire devient beau, pour peu qu’une artiste y porte le regard. Bercée par l’architecture et le paysage, elle a « le goût de ranger et de bricoler » et dessine à la main. Ses travaux conjuguent l’exigence de l’utilité et l’urgence de la beauté. À l’hôtel Continental, de Saint-Étienne, elle réinvente les chambres tout simplement : comme des voyages. Pour les Baronnes perchées, stylistes stéphanoises, elle aménage 50 m² en atelier-boutique, « en gardant l’esthétique du lieu », son béton à nu, et en structurant l’espace avec de la peinture blanche et des stores en intissé. Même combat, encore, quand elle crée neuf abris de jardin « à construire soimême », absolument superbes. Florence Roux > Biennale internationale du design de Saint-Étienne, jusqu’au 12 avril à Saint-Étienne - www.biennale-design.com > Je construis mon abri de jardin, de Pascaline de Glo de Besses aux éditions Ouest-France



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