[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : des innovations pour vivre mieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ahôneAIpes N°36 — PRINTEMPS 2015 22 INNOVATION ET ÉNERGIES Elle l’a dit Christiane Puthod, vice-présidente à l’emploi, au dialogue et à l’innovation sociale Chimie, l’après-pétrole Laurence Danière Une entreprise connaît en permanence des évolutions : s’appuyer sur les salariés est un gage de croissance de son activité. Innover socialement, c’est partager les enjeux, mieux organiser le travail, proposer des services aux employés. L’innovation sociale consiste aussi à anticiper les mutations pour sécuriser l’activité et les salariés. La Région accompagne les entreprises socialement innovantes. La qualité du dialogue social est un atout majeur pour une bonne santé. Nous réunissons régulièrement autour d’une même table les représentants des employeurs et des salariés. Dans les territoires confrontés à des mutations, nous avons mis en place onze plateformes de sécurisation des parcours professionnels : les salariés peuvent s’y renseigner sur leurs droits, sur les emplois existants et les formations. Pour avancer sur ces questions d’innovation sociale, en particulier dans le domaine de la sous-traitance, nous avons lancé un groupe de travail. Quand un donneur d’ordres décide brutalement d’augmenter ou de diminuer ses commandes, les conséquences sont parfois dramatiques pour les PME sous-traitantes. Replacer l’humain au cœur du système économique, voilà le but recherché par la Région, qui s’appuie sur Aravis, l’Agence Rhône-Alpes pour l’innovation sociale. Pour construire la chimie de demain, la plateforme Axel’One, à Lyon, associe public et privé, grands groupes et TPE dans des recherches innovantes. Son outil principal : la mutualisation d’équipements et de compétences. Qu’est-ce qu’Axel’One et quel est son objectif ? Didier Bonnet : Axel’One est né en 2011 à l’initiative d’Axelera, le pôle de compétitivité chimie-environnement de Rhône-Alpes. C’est une association, une plateforme où collaborent des chercheurs du public et du privé, des grands groupes et des PME. Son objectif est de favoriser l’innovation, qui doit répondre à un défi majeur : passer d’une chimie qui s’appuie sur les matières premières fossiles à une chimie qui crée des produits du quotidien à partir de ressources bio-sourcées et renouvelables. Comment vous y prenez-vous ? DB : Nous mettons les chercheurs en lien et en situation de mener leurs projets jusqu’à la phase industrielle. Axel’One accueille déjà 120 chercheurs et entrepreneurs, une dizaine de PME sur deux sites équipés de bureaux et de laboratoires. Le premier, PPI, dédié aux « procédés innovants », a démarré en 2013 dans des locaux mis à disposition par IFP-EN (Institut français du pétrole Énergies nouvelles), à Solaize. Le second site, PMI, est spécialisé dans les matériaux innovants et adossé à Solvay, à Saint-Fons. En 2016, nous ouvrons un troisième site, Campus, à Villeurbanne. Il accueillera la recherche fondamentale qui alimentera les sites de PPI et PMI à vocation industrielle. Peut-on parler d’hôtels de projets ? DB : Oui, mais bien plus. Nous louons certes des locaux. Mais nous apportons aussi aux hébergés tous les appuis techniques leur permettant de se consacrer à leurs recherches. Enfin, nous mutualisons des équipements très coûteux. Sur le site PMI, par exemple, des outils, portés par des industriels, sont également ouverts aux PME présentes sur la plateforme pour mettre en forme leurs matériaux. Frédéric Hoffmann : Sur le site PPI, nous mutualisons déjà avec IFP Énergies nouvelles un supercalculateur dont bénéficient les PME : elles ont ainsi accès à des moyens scientifiques de très haut niveau. En 2016, l’IFP-EN ouvrira une chaîne de développement de nouveaux catalyseurs, qui sera partagée avec les chercheurs hébergés. Nous apportons aussi aux PME une expertise « hygiène-sécuritéenvironnement » requise dans le domaine de la chimie. Ce sont des leviers de croissance pour les petites structures. Quelles recherches sont menées sur le site PPI ? FH : L’Institut des énergies décarbonées et écotechnologies (IDEEL) de Lyon et cinq PME y travaillent, en lien avec d’autres équipes de recherche et développement, à optimiser les procédés de fabrication en s’appuyant sur trois thématiques clés : la catalyse, l’analyse industrielle et le traitement des effluents. L’innovation collaborative qui en découle permet de répondre à deux défis majeurs pour la chimie : la mise à disposition de produits compatibles avec les nouvelles exigences environnementales, en restant compétitifs sur le marché en termes de coûts et délais. DB : En France, partager des équipements et des compétences implique aussi un changement de culture, basé sur la confiance. > www.axel-one.com Didier Bonnet, directeur d’Axel’One, et Frédéric Hoffmann, directeur d’un des sites de la plateforme, PPI, devant le supercalculateur. Propos recueillis par Florence Roux Marc Chatelain
N°36 — PRINTEMPS 2015 TRANSPORTS ilhôneAlpes 23 Tramway : un freinage plein d’énergie « E n additionnant leurs forces, Adetel Group et le laboratoire Ampère de l’École centrale de Lyon ont démontré qu’il était possible de récupérer l’énergie issue du freinage des tramways et de la réutiliser lors du démarrage du véhicule. Avec, à la clé, des économies substantielles sur l’alimentation des tramways », note Xavier Benoit, vice-président de l’entreprise d’Écully. Au cœur de ce dispositif innovant, un transformateur rapide d’énergie pour supercondensateur développé par le groupe Bolloré qui permet d’emmagasiner rapidement de l’énergie et de la restituer plus rapidement qu’une batterie. Pour cette démonstration, les deux partenaires lyonnais ont reçu le feu vert du Sytral, le Syndicat les transports lyonnais, et de Keolis, l’exploitant du réseau métropolitain qui a accepté l’installation de transformateurs et d’un banc d’expérimentation sur le site de maintenance des trams à Saint-Priest. « Avec ce test, on a appris énormément de choses sur l’insertion de ces équipements et sur leur fonctionnement en heures creuses ou pleines, quand il fait chaud ou froid, quand les conducteurs sont formés ou non à l’éco-conduite », explique Xavier Benoit, ces paramètres influant sur l’énergie récupérée, qui peut représenter entre 10 et 30% de la consommation électrique des tramways. Malgré un court-circuit qui a touché le banc d’expérimentation lyonnais, Adetel Group ne baisse pas les bras. « On connaît bien maintenant dans quelle configuration ce système est le plus adapté », indique Xavier Benoit. D’autres systèmes ont été installés depuis sur des trams à Tours et dans des trains régionaux. Et dans l’immédiat, l’entreprise lyonnaise envisage de poursuivre sa collaboration avec les équipes d’Ampère dans un laboratoire commun et sur d’autres projets de recherche. > www.adetelgroup.com V.C. Il est possible de récupérer l’énergie issue du freinage du tram pour la réutiliser au démarrage. Ici, le tram T2 à Lyon. Du sel « vert » Coûteux, le salage est aussi source de pollution et de dégradation des équipements routiers et urbains. Face à ce problème, la société iséroise Selvert a développé un sel de déneigement écologique et non corrosif testé cet hiver à Grenoble. Bonne alternative au sel marin, ce produit sans sodium mais à base d’acétate de calcium ne pollue ni les sols ni les nappes phréatiques, ne dégrade ni les enrobés, ni les dalles béton ou les structures de ciment, et n’endommage pas non plus les carrosseries ou les rails de tram. À l’origine de sa formule « magique », un binôme d’ingénieurs chimistes, Guy Baret et Jean-Louis Brault, cofondateurs de l’entreprise. Ils ont également mijoté la recette d’un désherbant « vert » biodégradable à base d’acides organiques qui pourrait devenir l’allié des jardins publics et espaces verts de nos villes. > www.selvert.fr et www.hikob.com Lionel Tassan Nicolas Robin/Sytral Saler moins, saler mieux Chaque hiver, environ 2,5 millions de tonnes de sel sont déversées sur les routes de France et les campagnes de salage coûtent cher aux collectivités. Mais à Lyon, le Grizzly veille… Qu’on se rassure, pas de plantigrade américain dans les rues, mais un dispositif pilote de petits capteurs intelligents intégrés aux chaussées de l’agglomération depuis 2012. Développés par les ingénieurs de la start-up villeurbannaise Hikob, ces capteurs communicants, sans fil et autonome en énergie, mesurent et transmettent température et humidité du bitume au service de la voirie. Ils affinent et précisent ainsi en temps réel les bulletins météo prévisionnels. Une aide à la décision pour l’envoi des équipes de déneigement sur le terrain et un moyen d’optimiser les déplacements des patrouilleurs et les quantités de sel répandues ! Julie Duchamp Rhône-Alpes carbure à l’hydrogène Ce printemps, le déploiement d’une flotte de cinquante Kangoo ZE-H2 fait des Rhônalpins les pionniers de la mobilité durable à l’hydrogène. Grâce à une pile à hydrogène conçue et produite par l’entreprise iséroise SymbioFCell, ces utilitaires propres et silencieux avalent deux fois plus de kilomètres qu’un véhicule électrique traditionnel, soit environ 300 km en ville. Livrés en début d’année, les premiers clients – une vingtaine d’entreprises privées, collectivités et services publics – peuvent s’approvisionner dans l’une des deux stations de distribution d’hydrogène implantées à Lyon et Grenoble. Une douzaine d’autres villes européennes devraient suivre le mouvement en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Écosse notamment. J. D. 477 jF Symbio-FCell



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