[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : des innovations pour vivre mieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 iihôneAIpes INNOVATION ET ÉNERGIES N°36 — PRINTEMPS 2015 Des écoles moins gourmandes SPL OSER Les bâtiments scolaires sont, la plupart du temps, gourmands en énergie. La seule façon de réduire la note passe par des travaux d’isolation. À Bourg-en-Bresse, la Ville a confié à la société OSER la rénovation des groupes scolaires de Baudin, Robin et les Vennes. Lancée par la Région, son principal actionnaire, et une dizaine de collectivités, OSER assure, en tant que tiers investisseur, la maîtrise d’ouvrage et le financement des travaux. Les chantiers vont commencer cet été et consisteront, entre autres, à réduire les surfaces vitrées, changer les menuiseries ou installer des ventilations centralisées. Objectif de la municipalité : réduire la consommation d’énergie de 55 à 60%. > www.spl-oser.fr Du froid pour le dernier kilomètre Comment transporter des denrées périssables en petite quantité en se passant d’un camion frigorifique ? La société Ice N’GO a opté pour le coulis de glace, un mélange homogène d’eau, de fines particules de glace et d’un incongelable. Ce fluide, 100% naturel, permet le stockage de l’énergie frigorifique. Grâce à lui, on peut réfrigérer pendant le transport, sans machine. Et assurer la livraison de vaccins, de plateaux-repas, de denrées alimentaires en évitant les nuisances sonores et en réduisant la pollution. > www.ice-n-go.fr Des habitants du Pilat produisent une électricité rentable « N otre production d’électricité a démarré au mois d’août dernier. Elle dépasse nos espérances car l’automne a été plutôt bien ensoleillé », se félicite Hervé Cuilleron, le président de la centrale villageoise des Haies dans le Parc naturel régional du Pilat. Ce petit village perché au-dessus des vignes de Condrieu fait figure de pionnier : ses habitants sont les premiers à expérimenter une nouvelle formule pour produire de l’énergie photovoltaïque, sous forme d’une « société citoyenne raisonnable ». Le projet initial portait sur la production de 130 kWc mais le réseau électrique de la commune n’était pas assez performant et le coût d’installation d’un nouveau transformateur prohibitif. Les panneaux photovoltaïques actuellement installés sur les toits de bâtiments publics et privés atteignent 76 KWc, soit l’équivalent de la consommation de trente foyers, hors chauffage et eau chaude. Un modèle transposable La centrale villageoise des Haies est le fruit d’un long parcours semé d’embûches, entamé en 2011 sous l’égide du Parc, avec le conseil des ingénieurs de l’association Rhône-Alpes environnement, l’implication de la Communauté de communes de Condrieu, le soutien financier de la Région Rhône-Alpes et d’un programme européen. « Nous avons opté pour une SAS, une société par actions simplifiées, qui doit rapporter autour de 3% aux investisseurs. Pour son financement, aucune banque traditionnelle n’a voulu nous suivre », déplore le président. 47 500 euros ont été apportés par des fonds propres de citoyens, 130 000 empruntés à la NEF, un établissement bancaire solidaire, et 15 000 euros via la SEM Soleil de la Loire et de deux Cigales, des clubs d’investisseurs, de la Loire. « Notre société réunit 166 actionnaires qui garantissent la solidité du projet sur le long terme. Nous avons par ailleurs choisi du matériel avec des garanties sur 25 ans pour sécuriser le projet. » Pour les travaux, les membres du Conseil de gestion ont choisi des entreprises locales dont la stéphanoise FL énergie. Prochaine étape : « transmettre notre solution, car ce modèle est écologique, rentable, citoyen et transposable, et nous souhaitons partager notre expérience », s’enthousiasme Hervé Cuilleron qui a offert une part de la SAS à chacun de ses petits-enfants pour Noël. Laurence Tournecuillert > Contact : herve.cuilleron@wanadoo.fr Ecobatec régénère les batteries La quasi-totalité des automobiles sont équipées de batteries au plombet acide sulfurique. Chaque année, 12 millions de batteries usagées sont collectées et acheminées vers les centres de destruction. Or, 35% d’entre elles sont régénérables et pourraient être réutilisées. Ecobatech, une entreprise créée en 2012 et installée à Montélimar, a mis au point un procédé industriel pour régénérer ces batteries « en injectant un courant électrique pulsé qui entraîne la décristallisation du sulfate de plomb ». La batterie retrouve une seconde vie. Pour diagnostiquer la « régénérabilité » ou non d’une batterie, Ecobatech a conçu la BatTriBac, une borne intelligente : installée gratuitement chez des professionnels, elle détecte les batteries régénérables, les conditionne et les oriente vers la filière de traitement la plus adaptée, sans intervention humaine. > www.ecobatec.fr Talev D’autres centrales dans les PNR Dans le massif des Bauges, sur le plateau de Leysse, après quatre ans de maturation et la création de la SAS Centrales Villageoises PERLE, sept toitures à La Thuile et à Puygros sont équipées de panneaux photovoltaïques. La production d’électricité était imminente fin janvier, les 70 actionnaires étant suspendus à une décision administrative d’EDF. Le bouclage financier a été conclu avec la Banque populaire des Alpes. Un premier toit vient d’être installé sur la Gervanne dans le PNR du Vercors. Il s’agit d’un projet de centrale villageoise de 70 kWc, réparti sur onze bâtiments, publics et privés, sur les communes de Plan-de-Baix et de Gigors-et-Lozeron. Dans les montagnes ardéchoises, une association s’est officiellement créée en 2013 et plusieurs demandes de raccordement ont été déposées dans le Val d’Eyrieux. > www.centralesvillageoises.fr
N°36 — PRINTEMPS 2015 21 Osiris, le couteau suisse de Roussillon La plateforme s’est dotée d’une chaufferie biomasse pour produire de la vapeur à partir de déchets de bois. La plateforme du Roussillon regroupe seize entreprises et 1450 personnes. Photos : Juan Robert A u terme d’une compétition acharnée, Hexcel a choisi d’implanter sa nouvelle usine de fibres de carbone à Roussillon. Pour départager les soixante-dix sites européens susceptibles d’accueillir cet investissement de 200 millions d’euros, le groupe américain avait mandaté un consultant. Après une première sélection, il ne restait plus que quatre prétendants hollandais, britannique, français. Si la plate-forme chimique iséroise l’a emporté sur Fos-sur-Mer, elle le doit à son organisation. Ses infrastructures et services communs sont gérés par le groupement d’intérêt économique (GIE) Osiris qui permet de réaliser de substantielles économies, « de 30 à 50% en matière énergétique », précise son directeur Frédéric Fructus. Un argument de poids pour les dirigeants d’Hexcel : l’usine consommera autant d’électricité que toutes les autres activités de la plate-forme réunies en tournant à plein régime. Osiris a été constituée en 1999 après le désengagement de Rhodia. Créée à l’origine en 1915 pour produire du phénol utilisé pour la fabrication d’armes, la plate-forme de Roussillon occupe aujourd’hui 150 hectares entre le canal du Rhône et la ligne de chemin de fer Lyon-Marseille. Elle regroupe seize entreprises qui produisent de l’acide salicylique à Le groupement d’intérêt économique permet de réaliser 30 à 50% d’économies d’énergie. la base de l’aspirine (Novacyl), de l’acétone de cellulose utilisée dans les filtres de cigarettes ou pour la fabrication de matières plastiques renouvelables (Solvay), des matières premières pour produire des silicones, du papier sulfurisé (Bluestar Silicones), de la méthionine, un acide aminé qui entre dans la composition de compléments alimentaires pour volailles (Adisseo). Du restaurant au laboratoire d’analyses Pour faire tourner ces installations, les entreprises peuvent faire appel aux services communs d’Osiris, des plus courants (médecine du travail, restaurant d’entreprise, gardiennage, pesée des camions) aux plus spécialisés (laboratoires d’analyses, maintenance préventive, unité d’incinération). La plate-forme dispose aussi de sa propre caserne de pompiers et d’un lycée professionnel qui prépare au bac pro d’opérateur pour l’industrie chimique et forme une quinzaine de personnes en alternance chaque année. En plus de chaudières à charbon et à gaz, d’une unité de cogénération, elle s’est dotée récemment d’une chaufferie biomasse pour produire de la vapeur à partir de déchets de bois, de plaquettes forestières et de rebut de recyclage papier. 20 millions ont été investis par SITA dans cette unité qui « contribue, selon Antoine Grange, directeur général de SITA SPE, à réduire de 60 000 tonnes les émissions annuelles de CO 2 de la plate-forme chimique ». Cette chaufferie couvrira 15% de ses besoins énergétiques. Plus globalement, 600 millions auront été investis entre 2012 et 2017 à Roussillon, dont un tiers par Hexcel, déjà assurée de sept années de production pour sa nouvelle usine. Tout dépendra ensuite des ventes de l’Airbus A350, grand utilisateur de fibres de carbone. Si le succès de cet avion se confirme, une deuxième phase d’investissement, équivalente à la première, sera enclenchée en 2019. D’ici là, la plate-forme iséroise qui emploie 1 450 personnes, espère accueillir des unités pilotes, en partenariat avec le pôle de compétitivité Axelera et offrir à des start-up des possibilités d’essais à échelle industrielle. À l’image d’Ecoat qui a commencé en février la production de liants pour peintures à base d’extraits végétaux. Un produit innovant dont elle sous-traitait jusqu’à présent la fabrication. > www.osiris-gie.com Vincent Charbonnier



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