[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : des innovations pour vivre mieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 iihôneAIpes INNOVATION SOCIALE Il l’a dit Cyril Kretzschmar, conseiller à la nouvelle économie, nouveaux emplois, artisanat, économie sociale et solidaire Sabine Serrad Comme l’innovation technologique, l’innovation sociale est indispensable à une économie efficace en Rhône-Alpes. Loin d’être une idée un peu fumeuse et utopiste, l’innovation sociale se construit au quotidien sur nos territoires, pour une économie au service des Rhônalpins. Elle apporte des réponses nouvelles à des besoins sociaux non couverts ou mal couverts aujourd’hui par le marché traditionnel. Comme Magica Vision (Seyssinet- Pariset) et son smartphone pour malvoyants. Elle associe les différents acteurs de l’entreprise dans son projet de développement : salariés, syndicats, dirigeants, actionnaires. Comme l’entreprise de high-tech SET (Saint-Jeoire), devenue coopérative en 2013. Elle intègre les partenaires de la branche et/ou du territoire dans une organisation plus collaborative et plus durable. Comme le pôle territorial de coopération économique Domb’Innov (Trévoux), qui associe entreprises, associations, collectivités dans un ensemble industriel et de services local. En posant les questions de l’utilité sociale et des formes de participation, l’innovation sociale rend l’économie plus intelligente car plus accessible à toutes et tous. Un smartphone pour malvoyants L es Au cœur du quartier de la Part-Dieu à Lyon, il est un lieu où s’invente la ville 2.0 : le Tuba ou Tube à expérimentations urbaines, ouvert depuis décembre. Au rez-de-chaussée, place à l’expérimentation pour tous, férus ou non de nouvelles technologies ! Une fois la porte franchie, geeks, scolaires ou simples curieux, manipulent tablettes, maquette 3D interactive et bornes tactiles. On vient s’y informer, tester, donner son avis sur de nouvelles applications, comme City Hero pour créer un réseau social de quartier, Watt et moi pour suivre à la loupe sa consommation électrique, et Urban Pulse, un seul et même outil offrant des informations géolocalisées sur les sorties et transports… Ces applications pourront ainsi être peaufinées par leurs concepteurs. Au premier étage, un espace de co-working accueille des start-up. Elles élaborent les services de demain, en utilisant et croisant des données mises à disposition Pierre Hachache met son expertise au service des malvoyants. N°36 — PRINTEMPS 2015 outils high-tech, Pierre Achache les connaît bien. Il les utilise au quotidien, lui qui se dit volontiers « technophile », mais aussi pour diriger une entreprise informatique dans le domaine des télécoms. À 57 ans, cet ancien prof d’économie, reconverti avec succès dans les affaires après avoir perdu la vue il y a près de trente ans, a décidé de mettre son énergie et son expertise au service des personnes handicapées ou âgées. Épaulé par une équipe de bénévoles, il crée en 2012 une start-up sociale et solidaire, Magica Vision à Seyssinet-Pariset, en banlieue grenobloise. Son défi : développer des outils financièrement accessibles, facilitant la vie des déficients visuels. « Avec l’électronique, on peut faire des produits efficaces, nettement moins chers et beaucoup plus pratiques. Les nouvelles technologies ouvrent des perspectives nouvelles. Certes, le handicap reste mais le handicapé disparaît. » Pari réussi puisque sortira en juillet, la Magica Box, un boîtier « presque magique », condensé de technologies d’à peine 12 cm sur 7, conçu avec des centres de recherche locaux. Équipé de capteurs électroniques et d’un logiciel de synthèse vocale, il intègre un smartphone avec écran tactile et clavier adapté très ergonomique. Pour 150 euros, ce « couteau suisse des malvoyants » tient dans la poche et offre, sous forme de fonctions vocalisées, de nombreux autres services indispensables à la vie de tous les jours ou dans le monde du travail : détecteur d’obstacles, de couleurs, réveil et horloge, calculette, dictaphone, reconnaissance de billets, agenda, thermomètre et baromètre… et privées. Julie Duchamp > Infos et commandes sur www.magicavision.fr Possibilité de soutien sur https://1001pact.com, une plateforme de crowdfunding dédiée aux projets d’innovation sociale La ville intelligente à portée de main par des collectivités et de grandes entreprises publiques J.D. > Place Charles-Beraudier, Lyon 3e. Entrée libre. Infos et horaires www.tuba-lyon.com Juan Robert Alexa Brunet
N°36 — PRINTEMPS 2015 17 Tri-Vallées valorise ses idées en emplois F ace à une montagne de sacs de vêtements, Mickaël étale le contenu de l’un d’eux sur un tapis roulant. Là, Catherine prélève au passage les plus belles pièces, Ayse les robes et chemises, Marie-France les T-shirts et pantalons, et Leina, les pulls et anoraks. Sans se retourner, elles lancent chaque habit dans le panier adéquat. Plus loin, d’autres employés trient encore plus finement ce qui sera vendu pour réemploi, ce qui deviendra chiffon industriel et ce qui sera recyclé. D’autres enfin en font de gros ballots. Installée à Ugine, en Haute- Savoie, Alpes TLC a été créée par Tri-Vallées, une société coopérative d’Albertville. Sa particularité : 57 de ses 105 postes sont en insertion. C’est le cas pour la collecte des vêtements dans 200 communes. « Alpes TLC a été conçue pour donner du travail aux femmes en difficulté dans la vallée, explique Julien Métral, son responsable. Plusieurs des 18 salariés ont signé ici un CDI après un contrat d’insertion dans une autre activité de Tri-Vallées. » Et d’autres activités, la coopérative n’en manque pas : déménagement de centres de vacances, destruction d’archives, exploitation de déchetteries, nettoyage des bords de Plusieurs salariés ont signé un CDI après leur contrat d’insertion. Wrf r route, collecte et recyclage des vieux skis de location… « Nous allons là où les grosses entreprises ne vont pas », résume Gauthier Mestrallet, directeur général. Derniers projets en date : organiser la collecte, complexe, des biodéchets en stations de montagne, afin de les valoriser en électricité, via une unité de méthanisation, ou encore créer une filière de recyclage des vêtements de sport en plastiques ou des panneaux isolants pour le bâtiment. Autant de projets innovants, montés en partenariat avec d’autres entreprises, des collectivités, des agriculteurs. De fait, se félicite le directeur, « une majorité de nos salariés en insertion sont ensuite embauchés par nos partenaires ». Véronique Vigne-Lepage > www.tri-vallees.com Marc Chatelain Bientôt une « conciergerie territoriale » pour Biovallée Une fois de plus, Biovallée innove. Dans cette vallée drômoise qui regroupe une centaine de communes, l’idée d’une conciergerie d’entreprise fait son chemin. Une enquête, pilotée par Aider, l’Association initiatives drômoises pour l’emploi rural, et menée auprès des chefs d’entreprise et des salariés de 2 000 structures de la vallée, a révélé des besoins de services. « Les responsables d’entreprise voudraient, par exemple, des livraisons de repas sur place, tant pour leurs employés que pour les visiteurs », explique Marie Danjean, chargée de mission chez Aider. Pendant Juan Robert la pause méridienne, chacun doit prendre sa voiture pour aller manger, d’où la perte de temps et le coût des déplacements. De leur côté, les salariés aimeraient profiter de services culturels et sportifs abordables : la plupart travaillent dans de petites entreprises et n’ont pas les avantages d’un comité d’entreprise. D’autres ont imaginé des services de livraison de paniers de légumes, de réparation automobile sur le parking de l’entreprise… Grâce à cette enquête, Aider prépare une phase d’expérimentation. Cette « conciergerie territoriale » démarrerait avec des tarifs préférentiels pour des activités culturelles et sportives. L’expérimentation, soutenue par la Région, pourrait commencer en avril. > www.aider-initiatives.fr



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