[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°36 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : des innovations pour vivre mieux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 iihôneAIpes INNOVATION ET SANTÉ N°36 — PRINTEMPS 2015 Des ultrasons pour contrer le glaucome L e glaucome touche un million de Français de plus de 45 ans. Cette pathologie dégénérative du nerf optique est le plus souvent liée à une hausse de la pression intraoculaire (PIO). Si la pression n’est pas régulée en permanence, si elle augmente trop, le nerf optique, qui transmet les images au cerveau, se dégrade lentement et le patient perd peu à peu la vue. Le glaucome est ainsi la deuxième cause de cécité dans les pays développés. Avec le dispositif EyeOP1 – des ultrasons thérapeutiques, focalisés, et non-invasifs –, la société lyonnaise EyeTechCare, créée en 2008 par Fabrice Romano, spécialiste de l’ophtalmologie, a adapté la technologie Hifu, déjà utilisée contre le cancer à la morphologie fragile de l’œil. L’action d’EyeOP1 ? « Ce traitement ciblé inactive une partie des minuscules glandes ciliaires qui produisent l’humeur aqueuse, explique Dietrich Wolf, directeur général d’EyeTechCare. La production d’humeur diminue, ce qui réduit la pression intraoculaire et interrompt la progression du glaucome. » Depuis 2011, 1 500 patients dans le monde ont été traités par EyeOP1, « avec succès et quasiment sans aucun effet indésirable, ajoute le DG, la plupart après une chirurgie. Mais nous avons aujourd’hui d’excellents résultats avant chirurgie 1 et nous espérons traiter des glaucomes le plus tôt possible, pour limiter les risques de cécité. » La France compte dix équipements, dont deux à Lyon et Grenoble. F. R. 1. La société a obtenu début 2015 une autorisation européenne (un marquage CE) de pratiquer le traitement par ultrasons pour les patients sans antécédent de chirurgie. > www.eyetechcare.com Marc Chatelain edap-tms Un traitement doux contre les tumeurs de la prostate Grâce à sa collaboration historique avec les médecins et chercheurs des Hospices civils de Lyon et de l’Inserm, la société Edap TMS, de Vaulx-en-Velin (Rhône), a mis au point « Focal One », un appareil de thérapie focale du cancer de la prostate. « Notre précédente innovation permettait déjà de brûler la tumeur par ultrasons sans « ouvrir », ce qui limite les risques d’incontinence urinaire ou de dysfonction érectile souvent induits par la chirurgie, explique Hugo Hembert, directeur marketing. Mais Focal One s’appuie sur les progrès de l’imagerie, grâce auxquels on détecte désormais plus précisément les zones atteintes et ne détruit qu’elles. » L’image IRM guide le traitement par ultrasons, qui atteint désormais une précision de l’ordre du millimètre. Contrairement à la radiothérapie, cette méthode peut être renouvelée en cas de récidive (ce qui arrive dans 30% des cas) et n’exclut pas une chirurgie ultérieure. V. V.-L. Diabète : « Se connaître et évaluer ses limites » 6 Je n’ai découvert mon diabète qu’à la cinquantaine, explique Michel Lièvre, 77 ans, membre de Dialogs. Je me suis d’abord soigné avec des médicaments. J’avais un contrôle régulier, mais je n’ai rien changé à ma manière de vivre. Puis un beau jour, il y a quinze ans, j’ai pris le taureau par les cornes. J’ai fait un bilan hospitalier complet, pris quelques conseils d’hygiène de vie. Et surtout, on m’a orienté vers Dialogs. Avec ce réseau de suivi, j’ai assisté à des ateliers d’éducation thérapeutique pour mieux connaître ma pathologie, l’alimentation. J’ai arrêté de fumer et commencé le sport. Aujourd’hui, je prends toujours des médicaments chaque jour et je mesure trois fois par semaine ma glycémie. Mais surtout, j’ai changé de vie. Je cuisine autrement. J’ai quatre séances de sport hebdomadaires, dont deux de marche. En groupe, c’est motivant. Au début, je ne pensais pas dépasser 2 km. Et cette année, en mai, nous partons trois jours sur les chemins de Stevenson, dans le Massif central, 60 à 70 km au total. L’innovation, c’est se connaître et reconnaître sa maladie, se suivre, savoir évaluer ses limites, pour mieux les dépasser. » > www.dialogs.fr F. R. Juan Robert Michel Lièvre, 77 ans, membre de Dialogs, réseau de suivi du diabète, a changé d’alimentation, de mode de vie.
N°36 — PRINTEMPS 2015 FORMATION iihôneklpes 15 « Innover peut s’apprendre » Guy Parmentier, enseignantchercheur en management de l’innovation à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Grenoble. « Pour être créatif, il faut un contexte favorable », dit Guy Parmentier. La capacité à innover est-elle un don ou peut-elle s’apprendre ? Pour innover, il faut d’abord être créatif. Il n’y a pas d’individus naturellement plus créatifs que d’autres. Voyez les enfants : ils sont sans cesse en train d’expérimenter. Certains styles de personnalités et certaines capacités cognitives rendent davantage apte à innover : le goût pour la prise de risque, par exemple, ou la tolérance à l’ambiguïté, c’est-à-dire l’acceptation qu’il existe quelque chose entre zéro et un. Mais la créativité n’est pas seulement innée, elle peut se révéler et s’apprendre. Comment ? Il faut déjà être dans un contexte favorable, d’apprentissage des situations d’ambiguïté. C’est ce que nous pratiquons en faisant travailler les étudiants en mode projet au lieu de cours magistraux. Nous avons ainsi donné à ceux de Master 1 en management de l’innovation un objectif « concevoir un jeu » mais sans leur dire comment faire, afin qu’ils apprennent à travailler avec l’incertitude. C’est ce qui les a le plus déstabilisés ! Nous aussi, enseignants, prenons un risque : nous ne savons pas si le projet aboutira. Ce qui importe, c’est que les étudiants apprennent à trouver la bonne information, puis à la transformer en quelque chose d’utile. Leur enseignez-vous des méthodes pour la gestion de l’innovation ? Bien sûr, nous les outillons. Il existe des méthodes pour organiser une séance de créativité, pour faire travailler ensemble des personnes aux cursus différents, organiser les processus d’innovation dans une organisation, lancer un nouveau produit ou service sur un marché dont on ne connaît encore rien… Mais l’innovation est par essence transversale : au contraire de l’invention, elle n’est pas forcément technologique mais peut aussi être sociale et elle nécessite une diffusion sur le marché, la création d’usages nouveaux. Il faut donc connaître et comprendre les phénomènes sociologiques, avoir des notions de philosophie, d’anthropologie, de psychologie. Faut-il suivre une formation spécifique ? Les métiers de directeur de l’innovation ou de responsable d’incubateur représentent des débouchés importants pour nos étudiants, mais ce ne sont pas les seuls : six mois après l’obtention de leur diplôme, 86% d’entre eux ont un poste. L’IAE met en place un socle minimum sur l’innovation et l’entrepreneuriat qui sera bientôt commun à tous ses masters (achat, finances, marketing, etc.). L’université Pierre- Mendès-France, dont fait partie l’IAE, coordonne un projet, nommé « Promising » : il doit permettre d’insuffler l’esprit créatif aux étudiants de toutes les disciplines de sciences humaines et sociales. Un Mooc (massive open online course, formation en ligne ouverte à tous) intitulé « Innovation et société » vient d’être lancé sur la plateforme France Université Numérique : grâce à lui, tout un chacun peut s’initier. Propos recueillis par Véronique Vigne-Lepage > www.iae-grenoble.fr > www.france-universite-numerique.fr La méthode Insavalor En s’inscrivant à la formation Management de projets d’innovation dans les PME-PMI d’Insavalor, filiale formation continue de l’lnsa de Lyon, Thierry Bieler, le patron d’Int’air médical avait pour but d’améliorer la rentabilité de son entreprise de plasturgie, spécialisée dans la fabrication de matériel médical respiratoire. Onze jours de formation sur plusieurs mois, suivis aux côtés d’ingénieurs, ont permis à ce chef d’entreprise autodidacte « de comprendre les rouages d’un projet, d’avoir des éléments de méthode ». Depuis, la société a recruté un ingénieur dédié à l’innovation et au développement, investi dans deux machines d’assemblage. Elle s’engage vers une diversification en développant, après un dépôt de brevet, un nouveau produit dédié à l’urologie. > www.insavalor.fr > www.intairmedical.fr Juan Robert Des lycées très connectés Consulter son cahier de texte, ses notes en ligne, vérifier la date du prochain bac blanc, demander une précision au prof d’histoire ou consulter gratuitement l’encyclopédie Universalis pour le prochain exposé… Voici quelques services dont peuvent bénéficier en quelques clics les élèves et leurs familles, enseignants et personnels des lycées de la région, depuis n’importe quel ordinateur connecté. Mis en place par la Région en partenariat avec les rectorats de Grenoble et Lyon et la DRAAF, l’environnement numérique de travail, eLYCEE Rhône-Alpes, a été déployé depuis janvier dans les 266 établissements publics rhônalpins d’enseignement général, technologique, professionnel et les lycées agricoles. Une partie des services de ce nouvel outil de travail et d’échange débarque ce printemps sur smartphones et tablettes grâce à une application mobile. > Plus d’infos www.elycee.rhonealpes.fr Juan Robert



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :