[48] Couleurs Lozère n°4 jun/jui/aoû 2009
[48] Couleurs Lozère n°4 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Lozère

  • Format : (267 x 210) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : dossier « Un été en Lozère ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 rencontre Une fromagère d’exception sur le Causse Dirigeant à Hyelzas la fromagerie le Fédou, Florence Pralong est devenue une figure emblématique sur le Causse Méjean. Sur les hauteurs du Causse Méjean, à Hyelzas, hameau de La Parade, une femme énergique, mère de quatre grands enfants, dirige depuis sa création en 1990 la fromagerie Le Fédou. « La société ne comptait à ses débuts que trois personnes. Aujourd’hui, avec 17 salariés, nous traitons entre 1 500 et 2 000 litres de lait de brebis par jour », précise la chef d’entreprise. Arrivée sur le Causse lors de son mariage avec un enfant du pays, Florence Pralong a parfaitement concrétisé son envie de travailler sur place et de participer à la vie d’une terre qu’elle a vite chérie. La laiterie est en effet étroitement liée à ce qui l’entoure. Les fromages, élaborés à la main, sont tous issus du lait de brebis paissant sur les Causses Méjean et de Sauveterre. Malgré la taille atteinte par la société, Florence Pralong n’envisage nullement de remettre en cause ces principes  : « Ce sont la qualité du lait fourni par nos onze éleveurs et le savoirfaire des personnes travaillant dans ces locaux qui font toute la spécificité de la fromagerie. Nous vendons nos produits en Lozère mais aussi un peu partout en France et notre gamme ne cesse de s’élargir. » Une volonté de s’ouvrir sur l’extérieur Cet enracinement local est un atout pour la vente. Mais il ne suffirait sans doute pas si cette femme e x i g e a n t e n’avait à cœur que « tous, les éleveurs J.F. Salles comme l’entreprise, progressent. » Parmi ses divers projets, la chef d’entreprise entend nouer des collaborations commerciales et logistiques avec d’autres laiteries sous les labels « de Lozère » ou « Sud de France ». Cette démarche présente un intérêt économique certain et un état d’esprit. Cette femme dynamique qui a le sens des responsabilités aime à faire travailler les gens ensemble et s’attache au quotidien à « trouver des synergies entre les aspirations de chacun et les objectifs de la fromagerie. » À Hyelzas, Florence Pralong organise chaque printemps, avec la Maison Caussenarde (musée) et d’autres artisans, une journée portes ouvertes pour faire découvrir le lieu et ses métiers. Elle se réjouit que de nouveaux habitants se soient installés il y a peu. « J’aime quand des gens arrivent à vivre ensemble, Gérer l’entreprise est à la fois passionnant et compliqué. J.F. Salles à s’entendre pour mener à bien leurs projets, dit-elle en substance. Hyelzas est un village vivant. Et même si cela reste fragile, la vie attire la vie ! » S En savoir plus  : www.fedou.com Vente sur place toute l’année Dégustation d’avril à septembre www.lozere.fr
histoire & patrimoine Sur les pas de saint Jacques Itinéraire de pèlerinage qui conduit du Puy en Velay à Compostelle, le Chemin de saint Jacques (GR 65), né au XI e siècle, participe à la promotion des merveilles du territoire. « Saint-Jacques-de-Compostelle  : 1454 km » indique le panneau situé à la sortie de Saint-Alban-sur- Limagnole. Acte de foi, cheminement physique et spirituel, des centaines de milliers de marcheurs l’ont entrepris. Des milliers y ont laissé leur vie, notamment dans la traversée de l’Aubrac où sévissaient les « coquillards », bandits de la pire espèce. Mille ans plus tard, le « Chemin » B. Calendini www.lozere.fr exerce toujours la même fascination. En 1998, il a été inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO. « En 2008, 33 000 marcheurs ont emprunté tout ou partie du GR 65 et sont donc passés par la Lozère, signale Christian Boulet, secrétaire de l’association « Sur les pas de saint Jacques ». Créée voici 20 ans, elle s’est fixée comme objectif « de promouvoir cet itinéraire majeur vers Saint-Jacques ». Elle assure également une animation dans les communes traversées. Les emblèmes de saint Jacques L’entrée en Lozère se fait par Saint-Roch. Un cadre agréable avec sa chapelle de granit et sa fontaine aux eaux rafraîchissantes (censées guérir de la peste au Moyen Âge). Puis vient Saint- Alban, avec son château arborant la coquille et le bourdon, emblèmes des « Jacquets ». Après cette halte, le chemin s’élance vers Aumont et son prieuré, en passant par Le Pont des Estrets. Sa statue de saint Jacques, la coquille et le bâton de marche, visibles dans l’église Saint- Étienne, témoignent de la considération du village pour les pèlerins. Le chemin se poursuit alors vers l’Aubrac pour atteindre Nasbinals et son église Sainte-Marie. Le marcheur ne manquera pas d’admirer l’édifice en granit datant de 1074, son étonnante statue de saint Jacques en bois polychrome, sans oublier le parvis et son pavement en forme de coquille... n Une association gage de qualité « Notre intervention, ajoute Christian Boulet, se fait par des conférences, des veillées et surtout des informations auprès des gestionnaires de gîtes. C’est une mise en réseau qui devrait à terme déboucher sur une charte de qualité (accueil et hébergement). Les marcheurs y sont sensibles puisque, chaque soir, ils sont des centaines à investir les gîtes d’étape et les établissements hôteliers situés sur le parcours. Parfois c’est une ferme ou une ancienne école, voire des particuliers qui accueillent les marcheurs. » 15 B. Calendini



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