[48] Couleurs Lozère n°21 jui/aoû 2013
[48] Couleurs Lozère n°21 jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Lozère

  • Format : (267 x 210) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : la Lozèez impulse un nouveau soffle pour promouvoir son territoire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 JF Salles rubrique rencontre Michel Besse, un artisan qui ne laisse pas de glace Depuis 25 ans, au Malzieu-Ville, Michel Besse ne cesse de surprendre sa clientèle. Ce boulangerpâtissier-chocolatier a ajouté une corde à son arc : l’art du glacier. Fidèle à ses convictions, il valorise les produits locaux et de qualité. Aux Délices de la tour, tout près de l’église du Malzieu-Ville, c’est d’abord le parfum du pain chaud qui assaille les narines, puis celui, plus subtil, du chocolat. Ici, la boutique ne désemplit pas. On y vient pour les pains spéciaux (12 sortes !), les viennoiseries alléchantes, les délices aux poires et fougasses aux pralines, les ganaches tendres, les glaces à la myrtille ou au nougat… Michel Besse et sa femme Ionela savent fidéliser leur clientèle ! « Travailler en couple, c’est partager des convictions et de l’énergie ! ». Depuis son installation au Malzieu, il y a 25 ans, le maître-artisan venu de Haute-Loire, a diversifié son VIDÉO Découvrez la vidéo sur le site Internet du Conseil général www.lozere.fr activité au gré des exigences de ses clients. À la boulangerie s’ajoute dès 1995 la chocolaterie. Il opte pour la qualité : son cacao vient de Madagascar, de Saint-Domingue, du Mexique… « Bien sûr, les coûts des premiers crus sont multipliés par deux, mais le résultat n’a rien à voir ! ». DES PRODUITS FABRIQUÉS « MAISON » Curieux, il ne s’arrête pas là et se forme à la pâtisserie puis à l’art de la glace. « Il y avait une demande en période estivale ainsi qu’à Noël, or nous ne pratiquons pas la revente… Et j’aime bien surprendre. » Tout ici en effet est fabriqué « maison ». Pour son activité de glacier, Michel Besse s’équipe d'une machine performante pour réaliser ses glaces artisanales, avec le soutien du Conseil général. Il met au point ses glaces avec un ami Meilleur Ouvrier de France, choisit ses parfums et opte pour « le plus vrai et le plus naturel ». Il vante les fruits rouges du Velay, et pour son pain, préfère la farine du seigle de la Margeride, issu de l’agriculture raisonnée. « Nous avons un terroir exceptionnel et il reste tellement à faire », ajoute celui qui est aussi président de l’association des commerçants et artisans de ce canton de Margeride. BIO EXPRESS 1984 CAP de boulanger, ouvrier-boulanger. 1988 installation au Malzieu. 1995 se lance dans le chocolat ! 1998 achète les murs de son entreprise et crée trois laboratoires : boulangerie, pâtisserie et viennoiseries, chocolaterie. 2012 apprend le métier de glacier. Se dit « encore apprenti-glacier » ! JF Salles
Patrick Botté La Lozère, sous l'emblème de l’Unesco Il y a deux ans, l’Unesco inscrivait le territoire des Causses et des Cévennes sur la liste du Patrimoine Mondial. Des paysages façonnés par l'agropastoralisme non‐intensif, qui rejoignent ainsi une liste prestigieuse... Derrière cette inscription – qui distingue ainsi 312 425 hectares, soit un tiers du département –, se cachent trois millénaires d'agropastoralisme, dont les fondements sont aujourd’hui encore largement respectés. "LES CHEMINS DE TRANSHUMANCE SONT DES ÉLÉMENTS MAJEURS DE CE PATRIMOINE" On parle ici d’agropastoralisme, et la Lozère fait partie aujourd’hui des terres où ce paysage est le mieux préservé, grâce à l’élevage non-intensif : « Les parcours dénudés, les lavognes, les baissières, ces tunnels naturels de buis qui protègent les bêtes du vent et des intempéries, ainsi que les drailles, c’està-dire les chemins de transhumance utilisés depuis des temps immémoriaux par les bergers, sont autant d’éléments majeurs de ce patrimoine » explique Sandrine Lagloire, Directrice de l’Entente Interdépartementale des Causses et des Cévennes. La structure est fondée en avril 2012 par les quatre départements (Lozère, Aveyron, Gard, Hérault) et présidée par Jean-Paul Pourquier, Président du Conseil général de la Lozère. Elle coordonne la gestion et les actions autour de ce bien, en collaboration avec les gestionnaires du territoire (Parcs, syndicats, chambres consulaires...). « Les traces de l'agropastoralisme marquent le paysage des Causses et des Cévennes, et ont imprimé leurs tracés, autant sur les paysages que dans la culture locale. » ajoute la directrice. « Parmi les autres attributs inscrit par l’Unesco, citons également le petit patrimoine. Il s’agit ici des traces laissées et entretenues par l’homme. Les lavognes par exemple, ces mares pavées qui permettaient la récupération de l’eau de pluie pour abreuver les troupeaux. Je pense également aux clapas constitués de pierres rassemblées en petits murs, afin de dégager une surface de pâture plus importante pour les brebis. » histoire et patrimoine UNE INSCRIPTION INTERNATIONALE POUR BOOSTER LE TOURISME LOCAL La coordination de l’agropastoralisme contemporain, le maintien de l’élevage non-intensif des brebis ainsi que l’entretien des paysages auront permis la reconnaissance du caractère exceptionnel du territoire lozérien jusqu’à l’Unesco. Aujourd’hui, cette reconnaissance internationale laisse espérer un important regain touristique. Par expérience, les acteurs des biens inscrits au Patrimoine Mondial de l'Humanité ont tous connu des accroissements sensibles de leur fréquentation. Une plaque commémorative sera d'ailleurs dévoilée le 28 juin à Mas Camargue sur le Mont Lozère, jour de l'anniversaire de cette reconnaissance internationale. Patrick Botté 15 couleurs lozère n°21 juillet/août



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