[25] Vu du Doubs n°246 mar/avr/mai 2018
[25] Vu du Doubs n°246 mar/avr/mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°246 de mar/avr/mai 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Doubs

  • Format : (289 x 350) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : habitat, le Doubs construit votre avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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vu du Doubs chiffres clés 8 Mars/Avril/Mai 2018 SOLIDARITÉS ET DÉVELOPPEMENT HUMAIN LA MAISoN DÉPARTEMENTALE DES PERSoNNES HANDICAPÉES, La MDPH, c’est la case départ pour toute ouverture de droits si l’on est - même provisoirement - en situation de handicap, que l’on soit adulte ou enfant. « Tous les problèmes de santé sont pris en compte, sans que la pathologie ait d’influence sur le traitement de la demande, du moment qu’ils impactent la vie quotidienne d’une personne au-delà d’une année », souligne Annick Jacquemet, présidente de la commission exécutive de la MDPH. C’est ainsi qu’une fracture de la cheville avec des complications nécessitant pour l’usager une carte de stationnement prioritaire sera traitée par les services de la MDPH. Tout comme le dossier d’une personne ayant besoin d’un fauteuil roulant ou d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), de l’aménagement de son logement, d’un accompagnement dans la scolarité… Le champ est vaste et inclut l’accès éventuel à des aides financières. Comment ça fonctionne ? Après le dépôt d’un dossier de demande (documents administratifs, certificat médical, etc.) sur place ou par mail, les services de la MDPH ont un délai légal de traitement de quatre mois. Une demande de carte de priorité sera rapidement instruite mais un dossier pour l’aménagement d’un logement prendra davantage de temps. « Nous sommes évaluateurs du besoin, précise Julie Masselot, directrice déléguée, mais nous n’avons pas de budget. La MDPH instruit les demandes d’allocations qui sont ensuite versées par les différents financeurs (Département ou Caisse Vous êtes handicapé ou c’est le cas de l’un de vos proches ? La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est un guichet unique dédié à l’accueil et à l’accompagnement dans toutes les démarches administratives liées au handicap. d’allocations familiales par exemple) ». Trois commissions par mois La CDAPH est la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. Elle siège au sein de la MDPH et elle prend toutes les décisions concernant les aides et les prestations à la lumière de l'évaluation menée par l’équipe pluridisciplinaire. Les personnes Photo  : Lionel Georges Marie-Laure Dalphin, présidente de la CDAPH, conseillère départementale du canton de Besançon 3. 14 244 dossiers déposés en 2016, ce qui représente 37 381 demandes soit 2,6 demandes par dossier. 60% des dossiers sont traités en circuit court par une équipe pluridisciplinaire comprenant médecin, psychologue, assistante sociale, infirmière, référents de l’insertion professionnelle… un lieu RessouRce handicapées peuvent assister à la séance ou se faire représenter. Trois commissions sont organisées par mois à Besançon, en présence des 23 membres, collaborateurs de l’État, du Département et d’associations représentatives En 2016, ce sont quelque 34 416 décisions qui ont été rendues avec un délai moyen de traitement de 3,7 mois. Le versement d'allocations (allocation d'éducation de l'enfant paRole d'éluE 300% c’est l’augmentation du nombre de décisions et avis entre 2006 et 2016, passant de 13 183 à 39 690. C’est dû notamment à l’évolution de la législation depuis la loi « pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » de 2005. Celle-ci avait élargi les possibilités de demande de droits (maladies invalidantes et surtout souffrance psychiatrique). 4 Plus de 37 900 personnes sont suivies par la MDPH. handicapé, allocation adulte handicapé, prestation de compensation…) est effectué par les organismes concernés, Caisse d’allocations familiales, Département... MDPH, 13-15 rue de la Préfecture à Besançon. Tél 03 81 25 90 00 Site Internet  : http://mdph.doubs.fr Courriel  : contact@mdph.doubs.fr « Le Département du Doubs consacre 75 M € à l’accompagnement des personnes handicapées. De par sa neutralité, la CDAPH* est garante, pour l’usager comme pour les partenaires, que le droit est justement utilisé. Cette commission est quelque chose d’essentiel dans ma vie d’élue, à laquelle je consacre toute mon énergie avec l’ambition de répondre aux personnes en difficulté. Nous traitons environ 80 dossiers par séance  : c’est un organe très vivant où chacun s’exprime et où chaque demandeur peut être entendu et écouté de la même façon. Alors, même si je signe les documents en fin de séance, ce sont vraiment des décisions collégiales prises en fonction des besoins de la personne. » * Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées Répartition par âge des 37 961 bénéficiaires actifs Photo  : Jack Varlet 60 ans et +  : 13 211 20 à 59 ans  : 21 462 L'adaptation d'un logement Chantal, habitante d’Arc-et-Senans, est reconnue en invalidité depuis 2011. Elle est bénéficiaire d’une Prestation de compensation du handicap (PCH) versée par le Département. Destinée à rembourser les dépenses liées à la perte d'autonomie, cette aide a permis à Chantal un réaménagement complet de sa salle de bains. « Je suis locataire d’un logement de plain-pied mais, avec l‘accord de mes propriétaires, j’ai pu faire ces transformations pour un coût d’environ 10 000 € . » Effectués sous la conduite de Soliha en une petite semaine, les travaux ont consisté au remplacement de la baignoire par une douche à l’italienne pourvue d’un siège ainsi qu’à l’installation d’un WC surélevé avec une barre de maintien. Le sol recouvert d’un carrelage anti-dérapant assure la sécurité de Chantal. « Une fois les aides financières déduites, y compris de ma mutuelle, il est resté à ma charge 1350 € . C’était un investissement nécessaire. » Un aménagement adapté pour Chantal. Le rôle de l'ergothérapeute Lorsque l’état de santé d’un demandeur nécessite d’être évalué dans le cadre d’une Prestation de compensation du handicap, Hélène Dies, l’une des ergothérapeutes de la MDPH, intervient  : « Il s’agit de déterminer, à son domicile, les besoins de la personne. Notre objectif est de favoriser l’autonomie et le maintien à la maison le plus longtemps possible ». Quand c’est possible, des aides techniques adaptées à la situation (fauteuil roulant, vidéo loupe, planche de bain…) sont proposées. « Quand ces solutions ne sont pas ou plus suffisantes, on passe alors à l’aménagement du logement. Nous pouvons aussi proposer la création d’un cheminement extérieur pour un fauteuil roulant ou la pause d’une main courante dans des escaliers. » Les préconisations de l’ergothérapeute, qui rencontre environ 120 personnes par an sur tout le département, sont ensuite discutées en équipe pluridisciplinaire de la MDPH, avant que la demande soit soumise à la décision de la CDAPH. 0 à 19 ans  : 3 288 3 498 demandeurs d'emploi sont handicapés soit 9% des demandeurs d'emploi tous publics. Photo  : Jack Varlet
Dans le Doubs, 25 accueillants familiaux bénéficient d’un agrément du Conseil départemental. « Ils peuvent accueillir, contre rémunération, entre une et trois personnes âgées ou handicapées, de façon permanente ou pour de courtes durées, précise Céline Visneux, chargée de ce dispositif. C’est une formule d’une grande souplesse. Quelques places d’accueil sont actuellement disponibles. » Qui peut être accueillant ? Il ne suffit pas d’avoir une chambre disponible chez soi pour s’improviser accueillant familial ! Une formation initiale est délivrée dès l’obtention de l’agrément (valable cinq ans) qui donne droit à la formation continue. Des qualités d’adaptation, de tolérance, de patience sont requises. Le désir de se rendre utile aux autres est une motivation indispensable. L’accueillant doit se rendre disponible 24h sur 24 et prévoir un remplaçant le cas échéant. Qui peut être accueilli ? Toute personne âgée de plus de 60 ans et toute personne handicapée de plus de 20 ans peuvent formuler une demande auprès de la SOLIDARITÉS ET DÉVELOPPEMENT HUMAIN Elisabeth Buttard et ses pensionnaires. De gauche à droite  : Alain, Paul et Camille. L'accueil familial, une alternative aux maisons de retraite Les accueillants familiaux proposent plus qu’un hébergement  : un cadre de vie chaleureux et sécurisant pour des personnes âgées ou handicapées ! une vie de famille direction de l’Autonomie du Département. Il est possible de choisir son accueillant. Un suivi régulier est assuré par une équipe médico-sociale du Département. Le coût s’élève entre 1 500 et 1 800 € par mois (logé, nourri, blanchi), voire plus selon la perte d’autonomie. Des aides financières comme l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) peuvent être accordées. Des réunions d’information sur l’accueil familial sont organisées par le Département. Contact  : direction de l’Autonomie, mission Accueil familial  : 03 81 25 89 64 et accueil.familial@doubs.fr Le développement de l’accueil familial des personnes âgées et des personnes handicapées est une priorité du projet C@P 25, comme alternative aux établissements d’hébergement spécialisés. D’un dynamisme sans faille, Elisabeth Buttard accueille chez elle, aux Auxons, trois personnes. « J’ai commencé en 1993 avec Camille (Ndlr  : 82 ans à présent), puis j’ai accueilli Paul (69 ans) et Alain (58 ans). C’est du travail et une organisation, mais aussi du temps à partager. Chacun participe à la vie quotidienne  : mettre la table, faire son lit et un peu de ménage. Je passe du temps en cuisine car tout est fait maison et, bien entendu, nous mangeons ensemble. J’organise plein d’activités. Cela me va très bien aussi… car je n’aime pas vivre seule. » Pour Paul, il n’était pas question d’aller en maison de retraite  : « Ici, on est libre ! Elisabeth fait de la bonne cuisine et elle me stimule pour que je marche, témoigne-t-il. On est bien tous ensemble ! » Photo  : Jack Varlet Mission adoption Photo  : Yves Petit Mars/Avril/Mai 2018 vu du Doubs Plébiscité ! uN GRouPE DE SouTIEN PouR LES PARENTS ADoPTIFS Depuis 2011, un groupe de soutien à la parentalité des familles adoptives se réunit régulièrement pour mettre des mots sur les maux qu’ils connaissent par moments. Un outil rare et envié par les autres départements. Ils viennent de tout le Doubs, un samedi matin chaque mois et demi, à Besançon, pour participer, avec une assiduité sans faille, à cette séance "bouffée d’oxygène". Des parents confrontés à la réalité de "l’aprèsadoption" qui se sentent parfois dans une impasse douloureuse avec leurs enfants (de 4 à 19 ans). Maïté et Philippe, Jean-Luc et Marie-Claire, Stéphane, Carine, Nadine et Yves, Josiane sont là ce jour de janvier et racontent tous à peu près la même histoire. Certains viennent depuis le début, d’autres depuis trois ans, ou quelques mois. « On est très mal préparés à ce qui nous arrive », résume Marie-Claire, appuyée par Jean-Luc  : « Ce qui survient à l’adolescence de l’enfant est tellement improbable qu’on tombe des nues ». La disparition du lien aux parents biologiques, les ruptures précoces et parfois répétitives des liens, les carences et les traumatismes peuvent générer un mal-être et des troubles variés chez l’enfant adopté. Affrontements, mise à l’épreuve des parents, problèmes de violences, recherches de filiation et de racines une structure adéquate sont souvent le lot des parents adoptifs qui finissent par s’enfermer dans le silence, se sentant démunis et incompris. « on n'est Pas seuls » « On pense toujours ne pas avoir la bonne attitude face à la situation, confie Josiane. Je croyais qu’il ne pouvait pas y avoir d’histoire plus dure que la mienne avant d’arriver ici. Et puis, quand on entend les autres, on comprend enfin qu’on n’est pas seuls et que certains vivent des choses parfois plus difficiles encore ». Salué comme un « groupe merveilleux où l’on n’a pas honte de pleurer, de rigoler et où l’on peut tout raconter, sans jugement », comme le note Maïté, l’entité se nourrit d’elle-même. « On se vide jusqu’à la prochaine fois car, ici, on est entendus et compris », ajoute Stéphane, approuvé par les autres. Le soutien des deux professionnelles présentes (lire encadré), qui aident à poser les choses et à comprendre l’attitude de l’enfant, permet de prévenir les ruptures et les situations de rejet, de prendre du recul par rapport aux événements vécus. La notion De gauche à droite  : Nathalie Marty-Pasquet, responsable de la Mission Adoption du Département, Christine Merlé, psychologuecoordinatrice, et Alexandra Loye, assistante sociale. Le groupe de soutien à la parentalité mis en place par la direction Enfance Famille du Département est encadré par Christine Merlé, psychologue-coordinatrice à la Mission Adoption, et Alexandra Loye, assistante sociale au pôle Enfants confiés. Plusieurs familles en difficulté relationnelle avec leurs enfants adoptifs ne trouvaient pas de structure adéquate pour en parler. Le groupe, constitué d’un noyau dur de parents, fonctionne en année scolaire et accueille de nouveaux venus. « Il s’agit de renforcer les compétences et le sentiment de compétence de ces parents, par le soutien du groupe », précise la psychologue. Depuis 2011, 17 familles (soit 33 enfants) ont bénéficié de ce lieu de paroles, d’écoute et de partage. C’est le seul groupe existant en Bourgogne Franche- Comté. Contact  : Christine Merlé, psychologue coordinatrice, Mission Adoption, tél  : 03 81 25 86 32 (uniquement le matin) Pour en savoir plus  : ml 9



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