[25] Vu du Doubs n°196 mars 2012
[25] Vu du Doubs n°196 mars 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°196 de mars 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Doubs

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : des services pour bien vieillir dans le Doubs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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zoom Fabienne Jacquemard, de l'Ariatt, et Arnaud Lavergne, directeur général de Coquy. Arnaud Lavergne : « L’utilité d’un regard extérieur » Régulièrement, l’entreprise de production d’œufs frais Coquy, à Flagey, s’inscrit dans des programmes portés par l’Ariatt. En ce moment, elle est engagée dans celui qui vient d’être lancé sur le nettoyage. Mi-janvier, une chargée de mission de l’association et un expert sont venus établir un pré-diagnostic. À ce stade, l’Ariatt et l’entreprise estimaient que le premier axe de recherche pourrait consister à améliorer l’ergonomie d’un poste de travail, sur une machine spécifique, afin d’en faciliter le nettoyage. Un second axe sur l’amélioration du nettoyage proprement dit était envisagé. Une journée de diagnostic et d’enquête devait ensuite permettre de proposer un plan d’action individuel. Du sur-mesure ? En partie, les problématiques étant souvent partagées. « Si on s’inscrit régulièrement dans ces programmes, c’est que ça nous plaît. L’intérêt, clairement, c’est que la démarche est subventionnée. Elle permet de faire venir des intervenants de qualité que l’on n’aurait pas les moyens de faire venir seuls », estime Arnaud Lavergne, directeur général de Coquy. « Ces intervenants nous apportent réellement quelque chose, et leur regard extérieur voit ce que nous ne voyons plus. » L’Ariatt, la boîte à outils des entreprises agroalimentaires Interlocuteur privilégié des éleveurs d’escargots, affineurs de Comté, distillateurs, cette association porte leurs voix et les accompagne dans leur développement technologique. Défendre les intérêts des industriels de l’agroalimentaire et assurer leur développement technologique, c’est le cœur de métier de l’Ariatt, avec le soutien du Conseil général du Doubs et du Conseil régional de Franche-Comté. Créée en 1994, cette Association régionale de l’industrie agroalimentaire et de transfert de technologies se distingue des autres structures par l’aspect transfert de technologie, justement. La raison de cette coquetterie franc-comtoise tient à la nature de sa filière, constituée de petites structures qui n’ont pas les moyens des grandes entreprises bourguignonnes, par exemple. L’Ariatt compte en effet 102 adhérents (44 dans le Doubs) représentant environ 4 000 emplois, soit près de 60% de l’effectif régional de l’agroalimentaire. « Nous sommes une sorte de syndicat dont le rôle est de dynamiser la filière, une interface entre les entreprises et les offreurs de solutions que sont les consultants, les Écoles nationales d’industrie laitière (Enil) », résume Norbert Mougey, dirigeant de Pâturages Comtois et président de l’association. « L’idée, c’est donc de mutualiser les prestations et les projets. » Norbert Mougey, directeur de Pâturages Comtois. Implantée sur le technopôle bisontin, Témis, l’association emploie cinq personnes - un directeur, deux ingénieurs chargés de mission et deux secrétaires - et assure 150 visites de terrain chaque année pour convaincre de nouveaux adhérents, faire remonter des problématiques ou observer les projets en cours. Clubs et programmes collectifs Elle apporte également des réponses rapides aux questions qui lui sont posées (150 par an), et a initié des clubs au sein desquels les industriels s’activent selon leurs affinités. Il existe ainsi un club ressources humaines, un club recherche et développement, un club export, un club qualité et un club logistique. Démarche que le Conseil général encourage tout particulièrement. Titulaire du label CDT (Cellule de diffusion technologique), l’Ariatt porte aussi des programmes collectifs sur l’éco-conception des emballages, la maîtrise de l’énergie, le nettoyage ou le bilan carbone. « L’Ariatt étant subventionnée, ces actions collectives permettent de supporter une partie des coûts. » Les petites et toute petites entreprises apprécient. 26 vu du doubs mars 2012
Caves d'affinage de comté du Fort-Saint-Antoine. Jean-Louis Lopez, directeur des ressources humaines de la société Jean-Louis Amiotte. Jean-Jacques Bret : « Chercher, ensemble, des solutions plus performantes » Directeur du Comité interprofessionnel du gruyère de comté, Jean-Jacques Bret anime le club Recherche et développement lancé il y a trois ans. Le club compte 15 à 20 membres et se réunit trois fois par an. La thématique environnementale s’est rapidement imposée, et aux échanges ont succédé des interventions de scientifiques. « C’est une problématique très complexe qui comporte de multiples facettes. Elle laissait les entreprises assez désemparées. Nos réflexions ont par exemple débouché sur l’action collective Carbone, et nous sommes maintenant engagés dans une démarche sur le nettoyage. Le rôle du club est de chercher, ensemble, des solutions plus performantes. » Dominique Rousselet : « On a de vrais échanges » Dominique Rousselet, gérant de la distillerie Les Fils d'Émile Pernot. mars 2012 vu du doubs Gérant de la distillerie Les Fils d’Émile Pernot, à la Cluse-et- Mijoux, Dominique Rousselet fait partie du club export de l’Ariatt. Sa petite entreprise exporte 70% de ses liqueurs et absinthes, mais la progression n’est plus si évidente aujourd’hui, et l’association est d’une aide précieuse. « On a de vrais échanges. Elle nous a par exemple aidés à obtenir des subventions pour la refonte de notre identité visuelle. Les réunions sont très conviviales, tout le monde est au même niveau. Ce ne sont que les balbutiements, mais on a ainsi engagé une réflexion sur la façon de valoriser les produits qui sortent de nos alambics, avec des parfumeurs par exemple… » Jean-Louis Lopez : « Chaque rencontre est nourrie d’exemples » DRH de Jean-Louis Amiotte, à Avoudrey, et de Morteau Saucisse, sociétés sœurs spécialisées dans la charcuterie, fumés et salaisons, Jean-Louis Lopez est animateur du club ressources humaines de l’Ariatt depuis deux ans. Comme de nombreuses entreprises de l’agroalimentaire, il est confronté à des problèmes de recrutement et de compétences. Le club RH se réunit une fois par trimestre et rassemble, à chaque fois, 10 à 15 représentants d’entreprises franc-comtoises. Des producteurs d’escargots, de miels, de salaisons... « Les rencontres s’articulent autour de trois axes : le recrutement, la motivation du personnel et la formation. Notre objectif est aussi d’approfondir le sujet du jour. En novembre, il s’agissait de la reconnaissance des accidents du travail et des maladies professionnelles. Nous avions invité quelqu’un de la Carsat (Caisse d’assurance retraite et santé au travail). En février, le thème retenu était celui des travailleurs handicapés, avec un intervenant du Medef pour échanger sur les moyens de satisfaire à l’obligation légale. Les sujets sont émis par les membres du club, notre volonté est de coller aux attentes du collectif. Chaque rencontre est nourrie d’exemples et riche d’enseignements. » 27



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