[24] Vivre en Périgord n°9 mai/jun 2007
[24] Vivre en Périgord n°9 mai/jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de mai/jun 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : les routes du Périgords...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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P L A N È T E P É R I G O R D ASSURER L’AVENIR DE LA PÊCHE PROFESSIONNELLE La rivière Dordogne est l’un des rares bassins où se maintient une pêche professionnelle en eau douce. Elle a un intérêt économique, touristique, et représente des emplois (seuls ceux qui la pratique peuvent commercialiser du poisson sauvage de la rivière dans les restaurants). Comme toute filière exploitant une activité traditionnelle du territoire, elle a, en outre, une dimension patrimoniale. Avec un apport de 30 000 euros par an, le premier plan d’actions « pêche professionnelle » permettra d’accompagner les investissements nécessaires pour que les plus jeunes pêcheurs puissent vivre de leur métier et pour que certains, parmi les plus anciens, puissent transmettre une activité viable. Les aides porteront sur la pêche elle-même (barques, moteurs, filets) et sur la valorisation du poisson (équipement de frigos et de labos, de caissons isothermes). Autant d’éléments qui doivent contribuer à maintenir ou à faire progresser la qualité du poisson pêché dans la Dordogne et commercialisé à proximité (tourisme, gastronomie) ou auprès des entreprises agroalimentaires. Pour les aides à l’équipement de pêche, le Département Témoignage Frédéric Delmarès, Président de l’association agréée des pêcheurs professionnels du bassin de la Garonne « CRÉER UN CONTEXTE FAVORABLE » « Très peu de bassins ont encore des pêcheurs professionnels : la Charente, l’Adour, le Rhône, la Seine, le lac de Grand-Lieu. Dans le département, sur toute la longueur de la rivière, nous sommes 33 et nous capturons de 15 à 20 tonnes de poissons par an. L’un de nos problèmes est le respect des réglementations faites pour de gros tonnages. « Plus de la moitié des pêcheurs sont des saisonniers qui ont une autre activité. Ils pêchent de la friture, un peu d’anguilles et maintenant le silure. Ils travaillent le plus souvent pour la restauration, métier que certains exercent parallèlement. On retrouve les professionnels à temps plein en aval de Bergerac. Leur pêche, aloses et lamproies, est destinée aux mareyeurs, la vente directe est minoritaire. « Pour nous, à travers ce plan conclu avec le Département, la priorité est de maintenir l’activité des plus jeunes en créant le contexte favorable à quelques installations. Nous estimons que la pêche en rivière, dans un milieu naturel, peut avoir un bel avenir au moment où le poisson de mer devient, de plus en plus, un produit d’élevage. » 22 a mis en avant des critères liés à l’environnement. Pas de filets dérivants pour ne pas pénaliser les efforts faits sur la protection des poissons migrateurs ; pour préserver l’espèce, pas de nasses à anguilles. Les moteurs neufs seront aux normes (pas de rejets d’huile). Le plan de communication accompagnant ce soutien à la pêche aura un volet grand public, avec la sensibilisation des consommateurs et des touristes à la cuisine du poisson de rivière et à ses qualités naturelles. Est aussi en préparation un guide de la pêche professionnelle recensant les espèces, leur évolution et s’intéressant à l’histoire et au devenir de la pêche sur la rivière.
FILIÈRES AGRICOLES : SUR TOUS LES FRONTS Agriculture, pêche, forêts : le paysage économique agricole du Périgord est riche de 22 filières de production. C’est par le biais de plans, négociés avec les professionnels pour trois ans, que le Conseil général soutient ces filières et leur adaptation aux évolutions de l’agriculture et des marchés. Dernières illustrations. TRUFFES Le plan de 2 ème génération de soutien à la trufficulture que vient d’adopter le Conseil général est d’autant plus important – 280 000 € pour trois ans – que son ambition résulte du succès du plan précédent : 130 hectares plantés pour la seule année 2006 ! Les crédits à la plantation vont augmenter sensiblement pour répondre à une demande soutenue. L’exploitation de truffières sur des terres adaptées est une alternative séduisante à la tentation de la jachère et un moyen de préserver l’espace rural, tout en l’entretenant. On compte 1300 trufficulteurs en Dordogne, en majorité des agriculteurs, contre 950 il y a seulement 6 ans. Ils représentent 45% des trufficulteurs français. Les efforts réalisés par la profession pour organiser le marché et apporter des garanties aux consommateurs sans rien perdre de la tradition, s’avèrent payants. L’informatisation et la mise en ligne du marché de Sainte-Alvère est un autre volet du nouveau plan qui aura ses actions de communication : édition d’un « beau livre » sur les plats truffiers du Périgord, de supports pédagogiques pour les écoles, incitation des restaurateurs à valoriser la truffe. CAPRINS Le nouveau plan d’aide aux éleveurs caprins – 150 000 € sur 3 ans – est le premier plan de 3 ème génération. C’est ce qui explique la diversité des aides qui prolongent les dispositifs précédents. Parmi les priorités : la qualité du lait, avec un code de bonnes pratiques pour le matériel de traite et les « tanks à lait » ; l’environnement avec, pour les petits producteurs, une meilleure gestion des effluents de nettoyage ; l’aide à l’installation pour que le nouvel 23 éleveur puisse avoir accès à une formation efficace. Comme pour toutes les autres races (les plans bovins lait et viande, ovins seront renouvelés en 2008), le soutien du Département insiste sur l’amélioration génétique des troupeaux. En s’engageant dans la lutte contre les mouches, le plan a aussi pour mission de réduire les conflits d’usage entre éleveurs et riverains. FRAISES Jusqu’alors, l’aide du Département à la fraisiculture était passée, hors quelques opérations de promotion, par des actions de restructuration. Cette dernière n’avait abordé qu’un seul groupement de producteurs et une partie de la filière seulement. Un premier plan triennal a été finalisé par le Conseil général et les professionnels représentant toute cette filière très hétérogène (de la petite structure à la grande entreprise) qui a perdu 200 exploitants en quelques années (ils sont un peu moins de 300 aujourd’hui), on s’interroge souvent sur la pérennité de l’activité. Sans intervenir directement sur la production (ce qu’il n’a pas le droit de faire), le Conseil général souhaite encourager les producteurs à mettre en œuvre des mesures agro-environnementales touchant notamment à la gestion et à la qualité de l’eau. L’adaptation de la production au marché porteur (la fraise de printemps) est un axe de ce plan sur lequel nous reviendrons. » Opinion Jean-Pierre Saint-Amand, Conseiller général de Vergt, vice-président en charge de l’agriculture « PLUS DE 10 MILLIONS D’EUROS » Jean-Pierre Saint-Amand est à l’origine des plans triennaux qui formalisent, depuis dix ans maintenant, le soutien du Département à ses filières agricoles : « Nous mettons la dernière main au 1er plan « fraises » et nous venons de signer le 1er plan forêt. Nous avons conclu un programme d’actions avec les pêcheurs et les apiculteurs et nous renouvelons les plans « truffe » et « caprins ». Hors plan, et parce que c’est urgent, nous allons débloquer 120 000 euros pour aider les aviculteurs à protéger leurs sas d’élevage. En dix ans, 10 millions d’euros sont allés, directement, soutenir agriculteurs et producteurs alors que le département n’a pas la compétence obligatoire, ce qui prouve la volonté évidente mise au service de l’agriculture. « Tous nos plans ont un volet de communication pour que chaque filière valorise ses atouts. La majorité de ces plans comporte désormais une mesure concrète d’encouragement à la diversification des activités : elle prend la forme d’une bonification de 10% des aides pour un agriculteur démarrant un nouvel atelier de production. L’objectif est le même que celui de la bourse à l’installation lancée en 2005 : conforter l’agriculture en apportant des outils nouveaux à ceux qui veulent en vivre. »



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