[24] Vivre en Périgord n°8 mar/avr 2007
[24] Vivre en Périgord n°8 mar/avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : le Conseil Général fait du logement une de ses priorités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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p l a n è t e P É R I G O R D PLAN FORÊT : AMÉLIORER LA QUALITÉ DE PRODUCTION DES BOIS Le problème de la forêt périgourdine n’est pas la ressource elle-même, mais son exploitation et sa gestion rendues difficiles par l’extrême morcellement des propriétés. En agissant à la fois sur le foncier et sur la sylviculture, le plan forêt, signé fin mars 2007, par le Conseil général et l’interprofession, veut relancer la dynamique de gestion des forêts et soutenir l’action des organismes forestiers. 417 000 hectares (45% du territoire) partagés entre 2/3 de feuillus et 1/3 de résineux, la forêt du Périgord appartient à 99% à des propriétaires privés et à... 120 000 propriétaires (dont 78% possèdent moins de 4 hectares). La conséquence de ce morcellement est la sous exploitation de cette ressource : 2,2 millions de m³ produits, 1 million seulement (soit moins de la moitié) est exploité. D’autant plus dommageable qu’une forêt bien exploitée est une ressource renouvelable. Rendre plus facile cette exploitation et produire des bois de qualité est un enjeu environnemental : la forêt ne se régénère pas seule. Un enjeu économique aussi : la filière bois-forêtpapier (exploitation, production de bois d’œuvre, d’industrie, de chauffage, transformation) est le 2ème employeur industriel de Dordogne avec 4 600 emplois très bien répartis sur l’ensemble du territoire. « Construire pour l’avenir » Jean-Luc Imberty, industriel, est le président d’Interbois-Périgord qui réunit l’ensemble de l’interprofession forêt-bois. Interbois est avec le Département le co-signataire du plan forêt. Il a fait l’objet d’une grande concertation associant les 3 groupements de développement forestier, le syndicat des propriétaires et sylviculteurs, le syndicat des exploitants forestiers scieurs et industriels, le CRPF, la Chambre d’agriculture, la DDAF, les coopératives forestières et le Conseil régional. « Nous attendons beaucoup de ce plan. Avec le Département, c’est un partenariat qui a commencé après la tempête de 1999. Il se poursuit aujourd’hui sous la forme de ce plan qui n’a plus vocation à réparer, mais à construire 22 Après la tempête de 1999, le Conseil général s’est impliqué très fortement dans les aides à la forêt : 9 millions d’euros distribués, 6 700 hectares nettoyés, 2 365 propriétaires bénéficiaires. Avec le premier plan forêt, il dépasse les aides ponctuelles pour être l’acteur, auprès des propriétaires et des professionnels, d’une véritable politique forestière à l’échelle départementale. Il y engagera près de 3 millions d’euros de 2007 à 2009. Le plan forêt utilise deux leviers pour inciter à l’action : Le foncier Aménagement foncier : des opérations ont déjà été menées avec succès, à l’exemple d’une action pilote sur les communes de Parcoul, Puymangou et Chenaud dans la Double (sur 916 hectares et 361 propriétaires : 1553 îlots de propriété avant, 543 après). Dans les massifs de la Double, du Landais et du Nord de Périgueux, 10 000 hectares (en cours ou en projet) sont concernés. Les crédits du plan forêt doivent accélérer et étendre ces échanges. Incitation à la mobilité foncière, à la cession ou à l’échange de petites parcelles en aidant les petits propriétaires ou en facilitant les démarches collectives des propriétaires ou des communes. La sylviculture Fonds de développement forestier : aides directes aux investissements des propriétaires pour améliorer la qualité des bois en transformant les taillis improductifs ou dégradés. Fonds de soutien à la forêt : soutien des actions ponctuelles (journées d’animation, projets de territoire axés sur la forêt) et des actions collectives conduites par Interbois Périgord et les organismes de développement de la forêt et de la filière bois (Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF), Chambre d’agriculture, entrepreneurs des travaux forestiers, groupements de développement forestiers). Témoignage pour l’avenir. « Notre objectif commun est d’aller vers une forêt qui soit à la fois mieux entretenue et plus exploitable. Cette attente est réelle chez les représentants des propriétaires qu’il faut soutenir dans leurs actions. Les propositions contenues dans ce plan émanent d’une très longue réflexion. « Les scieurs et les industriels ne bénéficieront qu’à long terme de ces actions – notre matière première a besoin de nombreuses années pour arriver à maturité – mais elles sont indispensables pour répondre aux problèmes constatés. »
PLAN DÉPARTEMENTAL DES DÉCHETS, L’ENQUÊTE PUBLIQUE Dernière étape avant l’adoption définitive du plan départemental d’élimination des déchets, une enquête publique est en cours depuis le 5 mars et se termine le 10 avril prochain. Le Conseil général de la Dordogne avait anticipé sur ses obligations règlementaires en engageant dès 2005 une grande concertation sur la gestion des déchets associant élus, techniciens, associations et citoyens. Ces débats ont permis de dégager des orientations qui ont été reprises dans le projet de Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés. En résumé, il s’agit de : réduire la quantité des déchets à traiter, essentiellement en développant le tri sélectif et la déshydratation des déchets à enfouir ; « UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE » ET UN FILM QU’IL FAUT VOIR Pour évoquer les premiers enjeux de l’Agenda 21 de la Dordogne et pour sensibiliser au réchauffement climatique, le Conseil général diffuse le film d’Al Gore. 23 confirmer l’enfouissement des déchets ultimes sur les deux sites de Saint-Laurent-des-Hommes et Milhac-d’Auberoche (donc renoncer à l’incinérateur) ; promouvoir la réutilisation et le recyclage ; valoriser les déchets biodégradables (par production de compost). Le Conseil général a arrêté le projet par délibération et le soumet aujourd’hui à enquête publique avant adoption définitive, sans doute dès la session de juin prochain. Chaque citoyen peut, pendant la durée de l’enquête, consulter le dossier à l’Hôtel du Département à Périgueux ou sur le site du Conseil général (www.cg24.fr) et consigner ses observations sur le registre d’enquête ou les envoyer par courrier à l’adresse suivante : M. le Président de la commission d’enquête - Révision du Plan Départemental d’élimination des Déchets Ménagers et Assimilés – Hôtel du Département – 2 rue Paul-Louis Courier – 24019 Périgueux cedex. De plus, chaque mairie a reçu un exemplaire de ce dossier gravé sur un CDROM. En outre, la commission d’enquête reçoit les observations du public à l’Hôtel du Département, à Périgueux, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17h, les mercredi 14 mars, jeudi 22 mars, mardi 27 mars, vendredi 6 avril et mardi 10 avril. « C’est le premier film catastrophe dont les responsables et les victimes sont dans la salle » a dit de ce film le photographe et grand défenseur de l’environnement, YannArthus-Bertrand. Ce film documentaire, c’est « Une vérité qui dérange », réalisé par Davis Guggenheim et dont le personnage central est Al Gore, ancien vice-président démocrate des Etats-Unis sous la présidence de Bill Clinton. Le cheminement de sa réflexion sur l’urgente nécessité de résoudre la crise environnementale mondiale s’appuie sur des évènements personnels que chacun d’entre nous peut connaître. Le film vaut davantage par la présentation pédagogique et la démonstration scientifique des dangers environnementaux qui nous menacent en raison du réchauffement climatique. Il nous invite à agir. Pour poursuivre la sensibilisation des Périgourdins aux enjeux locaux de cette « vérité qui dérange » et pour préparer la réflexion collective qui sera engagée sur l’Agenda 21 de la Dordogne, le Conseil général a souhaité que le film d’Al Gore rencontre très largement le public. Une première projection s’est déroulée à Périgueux en février. Y avaient été conviés tous les responsables des milieux politiques, économiques et associatifs. Le film est actuellement diffusé dans les 11 salles du réseau Ciné-Passion en Périgord (le détail des horaires par salles est disponible sur le site du Conseil général : www.cg24.fr). Chaque projection est suivie d’un débat qui ouvre de premières perspectives sur les choix qu’il faudra faire, collectivement, dans les années à venir, en matière environnementale, mais aussi sociale et économique pour affronter le réchauffement climatique. L’Agenda 21 local est un projet de développement durable, conçu à l’échelle d’un territoire (le département pour ce qui nous concerne), pour préserver l’environnement, assurer l’accès de tous aux services essentiels et développer des activités économiques « soutenables ». A l’initiative des élus, il doit reposer sur la plus large concertation. L’Agenda 21 local est issu du Sommet de la Terre (Rio, 1992) et de son programme d’actions pour le 21ème siècle, contre la dégradation de la planète, la pauvreté et les inégalités. (Nous reparlerons plus en détails de l’Agenda 21 dans le prochain numéro de Vivre en Périgord)



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