[24] Vivre en Périgord n°8 mar/avr 2007
[24] Vivre en Périgord n°8 mar/avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : le Conseil Général fait du logement une de ses priorités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L E P É R I G O R D S O L I D A I R E A LA MAISON DÉPARTEMENTALE DES PERSONNES HANDICAPÉES La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) regroupe dans une même structure et un même lieu tout ce qui peut concourir à l’accès aux droits des personnes handicapées, enfants et adultes. Le Conseil général et ses partenaires (l’Etat, la CAF, la CPAM et la MSA) ont ouvert la MDPH dès le 10 janvier 2006. Depuis, elle s’est progressivement structurée avec des moyens et des personnels renforcés. L’instruction de la Prestation de compensation du handicap (PCH) est également entrée en phase active. Le point après une première année. L’OBJECTIF - C’est la loi du 11 février 2005 qui institue les Maisons départementales des personnes handicapées et, plus largement, organise tout ce qui a trait au « droit à la compensation du handicap ». Chaque personne handicapée subit, dans sa vie quotidienne, les conséquences de son handicap, quelles qu’en soient l’origine et la nature. Les MDPH doivent proposer à chaque personne un plan de compensation de ce handicap tenant compte des besoins souhaités et des besoins évalués, un projet de vie. L’ÉQUIPE - L’ensemble des personnels de la MDPH sont réunis sur un même site depuis février 2007. 24 personnes y travaillent pour des administrations où sont regroupés plusieurs organismes différents : la COTOREP, la Commission départementale de l’éducation spécialisée, le site à la vie autonome (Union départementale des associations familiales), la direction départementale de la solidarité et de la prévention (DDSP, Conseil général). Les équipes sont pluri-disciplinaires pour appréhender les différents handicaps et leurs diverses conséquences : médecins, ergothérapeutes, assistantes sociales, etc. LE RÔLE - La MDPH, c’est avant tout un lieu d’accueil et d’information pour les personnes handicapées et leurs familles (lire « l’Accueil »). Les techniciens de la MDPH doivent également permettre à la personne handicapée d’exprimer ses choix de vie, puis évaluer ses besoins. Ils sont très divers et nécessitent à la MDPH la présence de compétences multiples : scolarité, insertion professionnelle, formation, logement, transport et stationnement, vie quotidienne (pour le choix d’un fauteuil roulant par exemple), handicap psychologique, handicap physique, etc. 20 LES SERVICES - La MDPH assure de nombreuses prestations. Parmi les principales : la délivrance des cartes nationales d’invalidité (avec évaluation du taux d’invalidité). Chaque année en Dordogne, 10 000 demandes d’attribution ou de renouvellement de cartes d’invalidité sont déposées ; la carte de stationnement européen qui donne droit à l’accès aux places réservées ; l’Allocation adulte handicapé et le complément de ressources ; la reconnaissance du statut de travailleur handicapé ; l’orientation en établissement spécialisé, en section spécialisée à l’école, l’orientation professionnelle ; l’attribution de la Prestation de compensation du handicap (PCH). LA PRESTATION DE COMPENSATION DU HAN- DICAP (PCH) - Elle succède à l’Allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP). Elle est complète dans la reconnaissance des droits. Dans l’absolu, peut bénéficier de la PCH une personne qui est incapable, seule, de réaliser totalement une action essentielle à sa vie quotidienne ou de réaliser partiellement deux de ces actions essentielles (se lever par exemple). La PCH s’apprécie au cas par cas à partir d’un référentiel national qui comprend des données médicales mais aussi des éléments relatifs à l’environnement familial ou matériel de la personne. Elle ouvre droit à des aides qui peuvent être permanentes comme l’aide humaine (auxiliaire de vie), ponctuelles (aménagement du logement, du véhicule) ou techniques (matériel auditif, déambulateur, fauteuil, barres d’appui) et parfois bien spécifiques (frais liés à l’entretien d’un chien pour les non-voyants). En 2006,
Questions à 155 PCH ont été accordées (180 dossiers étudiés) pour un total de 254 000 euros. Selon les situations, les personnes handicapées de moins de 60 ans qui bénéficiaient auparavant de l’ACTP peuvent choisir de la conserver. Entre 60 et 75 ans, le régime d’aide peut-être l’ACTP (toujours pour ceux qui la percevaient déjà), la PCH ou l’APA (allocation personnalisée à l’autonomie) allouée aux personnes âgées dépendantes. Au-delà de 75 ans, dans toutes les situations, c’est l’APA qui prend le relais. L’ACCUEIL – La Maison départementale des personnes handicapées (accueil au rez-de-chaussée) est à la Cité administrative de Périgueux, dans le bâtiment le plus proche de l’accès principal. Il est préférable de prendre rendez-vous pour être certain d’être reçu par la personne qui aura la réponse au problème posé. L’accueil de personnes malentendantes est assuré par un agent de la MDPH pratiquant le langage des signes. On peut aussi, avant de se déplacer, s’informer auprès de l’un des 5 CLIC (centre local d’information et de coordination) du Département. En 2006, alors que la MDPH n’était pas encore dans sa configuration définitive, elle a reçu une moyenne mensuelle de 1 537 appels téléphoniques et 412 visites. Très important : comme dans d’autres services sociaux, le standard téléphonique n’est ouvert que le matin, l’aprèsmidi étant réservé à l’instruction des dossiers. >MDPH, cité administrative, rue Claude-Bernard, tél. : 05 53 03 35 55. mdph24@dordogne.fr Jean-Paul Lotterie, conseiller général du canton de Montpon, co-président avec Jean Ganiayre de la commission « solidarité, insertion, affaires sociales » et rapporteur du budget du Fonds Départemental des Equipements Sanitaires et Sociaux Quelle est la mission du FDESS ? « Il convient tout d’abord de rappeler que le Conseil général tarifie et contrôle 114 établissements sociaux et médico-sociaux, gérés par le public (intercommunalités, communes) ou par le privé (associations, sociétés) : 74 pour les personnes âgées, 28 pour les personnes handicapées et 12 pour les enfants et adolescents. Pour ce qui concerne le FDESS, il s’agit d’un fonds départemental affecté au financement de ces établissements. En 2007, l’ensemble du financement est consacré aux établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes. C’est une priorité compte tenu du vieillissement de la population et des besoins qui se manifestent dans ce secteur. Les crédits votés en 2007 sont très importants ? « Oui, ils avoisinent les 10 millions d’euros. Nous terminons d’abord, pour 2,8 millions d’euros, cinq restructurations d’établissements à Montpon, Mussidan, Lalinde, Montignac et Monpazier. Nous apportons ensuite des compléments de financements à Brantôme (1,143 million d’euros) et Salignac-Eyvigues (167 680 euros). Enfin, nous participons à deux nouvelles opérations à Carsac-Aillac (2,3 millions d’euros) et Excideuil (2,4 millions d’euros). Ce sont uniquement des rénovations ? « Le Département est engagé dans toute restructuration ou rénovation. La capacité d’accueil est jugée suffisante en Dordogne, à l’exception de quelques cantons. Le futur plan gérontologique pourra faire évoluer la situation, notamment pour des unités de personnes très dépendantes ou atteintes de maladies type Alzheimer. Nous manquons aussi de places en maisons d’accueil spécialisées (MAS) pour 21 Témoignage Jacques Delprat, vice-président de la commission des droits et de l’autonomie L’attribution de la PCH s’effectue en trois phases (instruction du dossier après entretien avec la personne et sa famille, évaluation des besoins au domicile, décision de la Commission des droits et de l’autonomie).Cette commission rassemble des Conseillers généraux et les représentants de l’Etat (DDASS, Education nationale, Direction du travail), des associations s’occupant des personnes handicapées ou gérant des établissement spécialisés, des parents d’élèves, des syndicat de salariés. Vice-président du Conseil général, chargé des affaires sociales, Jean Chagneau (élu du canton de Bergerac II) préside cette commission. Jacques Delprat, de l’Union départementale des associations de parents d’enfants inadaptés (UDA- PEI) en est le vice-président : « La commission se réunit tous les quinze jours, dans un excellent esprit de consensus où chacun travaille pour l’intérêt général, sous l’autorité d’un président qui a une approche très humaine des situations. Lorsque nous devons refuser des aides pour des raisons règlementaires, nous le faisons toujours en expliquant nos décisions. Nous sommes parfois confrontés à des situations très difficiles qui nous montrent aussi les limites de notre action : nous conseillons par exemple une orientation en maison d’accueil spécialisé ou en foyer occupationnel, en accordant les aides correspondantes, mais nous n’avons pas le pouvoir de leur trouver la place correspondante. » 10 millions d'euros en 2007 pour les résidences de personnes âgées les adultes handicapés, mais cela relève de l’Etat. Quels sont les critères d’intervention du Conseil général ? « Nous intervenons avec la Caisse primaire d’assurance maladie et l’Etat qui financent ce qui relève de la médicalisation des établissements. Le Département, pour sa part, participe à l’amélioration de l’accueil, du confort, de l’hôtellerie, de la mise aux normes et aussi des adaptations de locaux à la dépendance des résidents qui sont souvent très âgés lorsqu’ils entrent en maison de retraite. Notre aide prend la forme d’une subvention calculée sur la base d’un pourcentage d’investissement plafonné à 80 000 euros par lit. »



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