[24] Vivre en Périgord n°56 jui/aoû/sep 2019
[24] Vivre en Périgord n°56 jui/aoû/sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°56 de jui/aoû/sep 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (315 x 470) mm

  • Nombre de pages : 8

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : à vos idées !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 JARDINER AU NATUREL  : DES SOLUTIONS ÉCOLOGIQUES ADAPTÉES À L’ENTRETIEN DES ESPACES DE LA MAISON ET DU JARDIN Pour préserver le territoire, le Conseil départemental s’est engagé depuis plusieurs années à mener des actions fortes. Le lancement de la charte Zéro Herbicide puis Zéro Pesticide à destination essentiellement des espaces gérés par le Département et par les communes connaît un grand succès. Cette année, une nouvelle étape est franchie en accompagnant les particuliers dans cette démarche environnementale. Depuis le 1er janvier 2019, la vente et l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse est interdite aux particuliers. C’est pour cette raison que le Conseil départemental a décidé d’orienter sa communication dans une opération "Jardiner au Naturel" organisée le 6 juin dernier à Coulounieix-Chamiers par le Pôle Paysage et Espaces Verts du Département, qui utilise des méthodes respectueuses de l’environnement depuis plusieurs années. En apprenant à jardiner de façon plus naturelle, en bannissant l’usage des pesticides et des engrais chimiques dans votre jardin, sur votre terrasse et dans vos jardinières, vous aussi vous préserverez la nature et la biodiversité ! EN DORDOGNE, RSA + EMPLOI SAISONNIER  : C’EST POSSIBLE ! Lors de la session du 3 juin, les élus du Conseil départemental ont pris une mesure exceptionnelle permettant de ne pas retenir les revenus obtenus par des activités saisonnières dans le calcul de l’allocation RSA. Les allocataires peuvent ainsi cumuler le Revenu de Solidarité Active avec des revenus issus de l’emploi saisonnier. Il suffit de faire une demande au Conseil départemental paremail  : service-allocationsRSA@dordogne.fr ou par courrier DGA-SP Pôle RSA, service allocations, cité administrative Bugeaud, Bât. D, CS 70010, 24016 Périgueux Cedex. Un interlocuteur du Département peut répondre à vos questions les après-midis au 05 53 02 28 04 UN GUIDE DES SITES 100% GRATUITS EN DORDOGNE Il est sorti ! Le Département édite cette année, à l'initiative de Germinal Peiro, une première sélection de sites accessibles gratuitement pour tous et dans tous les cantons du département. Près de 200 musées, points de vues, églises, lieux remarquables (patrimoine bâti et naturel), sites d'activités et de loisirs... sont ainsi mis en valeur dans ce document à retrouver dans les offices de tourisme et sur dordogne.fr VIVRE EN PÉRIGORD LE MAGAZINE DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL 2 rue Paul-Louis-Courier CS 11200 24019 Périgueux Tél  : 05 53 02 20 20 www.dordogne.fr PLUS D'INFOS SUR  : WWW.DORDOGNE.FR MOUSTIQUE TIGRE  : CE QU’IL FAUT SAVOIR Le département de la Dordogne est classé au niveau 1 du plan national anti-dissémination des virus du chikungunya, de la dengue et du Zika. Ce niveau signifie que le moustique Aedes albopictus est implanté et actif dans le département. Le moustique tigre peut, dans certaines conditions particulières, être vecteur de ces virus. C’est pourquoi une surveillance renforcée est instaurée du 1er mai au 30 novembre grâce notamment à la mise en place de pièges pondoirs afin de mieux connaître les lieux de présence du moustique et sa progression. Le Conseil départemental de la Dordogne finance 100% de la surveillance et la lutte contre le moustique tigre dans le département. Une veille citoyenne permet de contribuer à la surveillance en signalant ses observations sur  : www.signalement-moustique.fr Aujourd’hui, la seule façon de limiter la prolifération du moustique tigre, qui se développe dans les eaux stagnantes, même en petites quantités, situées autour des zones habitées, est de détruire les endroits où il se reproduit. Vous trouverez toutes les informations et les conseils en la matière sur le site internet de l’ARS Nouvelle-Aquitaine  : https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr Dépôt légal à parution N°ISSN  : 17790700 Directeur de publication Germinal Peiro Co-directeur de publication Jeannik Nadal LE VÉLO À L’HONNEUR CET ÉTÉ EN DORDOGNE Du 14 au 22 août, le cyclisme sera largement à l’honneur dans le département à travers plusieurs manifestations  : Le 14 août, le Château des Milandes accueillera son 31ème trophée avec la participation d’équipes professionnelles. Les 16 et 17 août c’est le Tour de l’avenir, réservé aux espoirs internationaux de moins de 23 ans, qui partira d’Eymet et arrivera à Bergerac sur un contre la montre le 16 août puis repartira de Montignac pour arriver dans le Cantal à Mauriac le 17 août. Avec un départ à Cornille et une arrivée à Boulazac le 18 août, la Périgord Ladies quant à elle est une course exclusivement féminine. Reconnue par l’Union Cycliste Internationale (UCI), elle accueillera des équipes venues de différents pays. Pour clôturer cette semaine dédiée au cyclisme, le Tour du Limousin fera une escale en Dordogne pour sa deuxième étape avec un départ de la base départementale de Rouffiac et une arrivée à Trélissac le 22 août, avec là encore, la participation d’équipes professionnelles. De multiples occasions pour les amateurs de courses cyclistes de voir passer sur les routes du département des spécialistes de la discipline. AMÉNAGEMENT DES GORGES DE L’AUVÉZÈRE  : UNE MOBILITÉ DOUCE ET DURABLE POUR UN TOURISME DE PATRIMOINE ET DE DÉCOUVERTE La haute vallée de l'Auvézère constitue un ensemble de richesses naturelles, paysagères et culturelles remarquables  : gorges, patrimoine bâti, faune emblématique, végétation spécifique qui offrent un espace propice à la découverte et à l’itinérance. Ces gorges sont uniques sur le département (falaises en schiste, méandres...) avec des eaux torrentueuses bordées de rochers, caractérisées par une succession de gouffres séparés par des goulets d’étranglement. Porté par la communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord avec le service du Tourisme et la Direction du Patrimoine Routier, Paysager et des Mobilités du Conseil départemental, les aménagements des gorges de l’Auvézère ont mobilisé près de 650 000 € et ont été inaugurés le 15 juin dernier. Les gorges de l'Auvézère constituent une destination de choix offrant une multi activité (pêche, kayak, randonnées pédestres, cyclo, équestres) pour un public sportif et initié mais aussi familial, ceci tout au long de l’année. Ces aménagements s’inscrivent dans un secteur où la filière de l’hébergement de groupes est structurée (Rouffiac, Clairvivre, Saint-Mesmin), où la pratique des activités de Pleine Nature est en plein essor et où les potentialités naturelles de développement sont importantes. LES SITES DE LOISIRS DÉPARTEMENTAUX SONT OUVERTS ! Directeur de la communication  : Nicolas Platon Secrétaire de rédaction  : Sophie Cabanel Création, mise en page  : Jérome Riboulet L'ACTUALITÉ EN PÉRIGORD Photos (sauf mention)  : Denis Nidos Rédaction  : Direction de la communication, Matthieu Druillole, Nicolas Platon, Sophie Cabanel, Jérome Riboulet, Vianney Le Vacon, François Fournier, Jean-Christophe Labails "UN MONDE, UN SEUL, POUR DEMEURE" AU CHÂTEAU DE BIRON C’est l’historien Enrico Lunghi qui a imaginé l’exposition "Un monde, un seul, pour demeure", présentée au château de Biron à partir du 13 juillet prochain. Peintures, sculptures, photographies, vidéos, installations se situant entre 1963 et 2018 d’artistes parmi lesquels Valerio Adami, Fayçal Baghriche, Bertille Bak, Emily Bates... articulent le propos d’une exposition qu’il a souhaité focaliser sur l’actualité, montrant comment l’humanité habite le monde aujourd’hui. Deux expositions d’artistes de renommée internationale sont également proposées au public. Les Archives départementales de la Dordogne, rue Littré à Périgueux, accueilleront des œuvres du photographe Édouard Boubat (de 1947 à 1999) tandis que le château de Campagne consacre son exposition de photographies à Ralph Gibson, photographe américain en résidence en Dordogne à la fin des années 80. L'entrée est gratuite pour ces deux sites. L'ÉTÉ ACTIF Pour la deuxième année consecutive, le Département publie un catalogue exhaustif des animations sportives et de loisirs de pleine-nature. L'Été actif permet aux familles de pratiquer sur des sites publics de nombreuses activités, la plupart de temps, en plein air et à coût modéré. Brochure disponible sur dordogne.fr et sur les bases de loisirs départementales. Sur ses sites de loisirs et de baignade (Rouffiac, La Jemaye, Saint Estèphe et Gurson), le Conseil départemental renouvelle son opération gratuite "Apprendre à nager". Un cycle de 10 séances est proposé à tous à partir de 5 ans pour apprendre à nager, être autonome dans l’eau, flotter et se déplacer librement dans l’eau. Les cours sont encadrés par des éducateurs diplômés. Inscriptions sur www.dordogne.fr Les baignades sont surveillées sur les sites de mi-juin au 1er septembre. Cette année encore les plages du Grand Étang de Saint- Estèphe, du Grand Étang de La Jemaye et du Lac de Gurson ont reçu le label Pavillon Bleu. Impression  : Agir Graphic Imprimé sur papier Condat
UN PÉRIGORD PLUS ATTRACTIF MIEUX PRÉSERVÉ BEYNAC  : LE DÉPARTEMENT SAISIT LA COUR ADMINISTRATIVE D’APPEL Le 9 juin dernier, le Conseil départemental a fait appel de la décision du Tribunal administratif de Bordeaux qui, le 9 avril, annulait l’arrêté préfectoral autorisant les travaux de contournement de Beynac. Il n’est pas seul dans cette démarche puisque l’entreprise Bouygues, représentant l’ensemble du monde économique, fait également appel. Le Département, soucieux de l’intérêt général, c’est-à-dire de l’intérêt des Périgourdins, et pleinement respectueux de l’état de droit, entend démontrer que le projet répond bien à une "raison impérative d’intérêt public présentant un caractère majeur". Ce projet a reçu toutes les autorisations légales, a été validé par l’ensemble des commissions appelées à se prononcer sur sa pertinence et a respecté l’ensemble des procédures réglementaires. Il a même été entériné par le Premier Ministre dans un courrier du 6 mars 2018. Les dix premiers recours déposés par les opposants avaient tous été rejetés par le Tribunal administratif. La volonté de la majorité départementale de mener à bien ce projet reste entière car il s’agit d’un aménagement à la fois indispensable à la sécurité des usagers de la route, à la protection du patrimoine de Beynac et de l’environnement, utile aux Périgourdins et à l’attractivité économique et touristique de la Dordogne. Quant à celles et ceux qui expliquent qu’il aurait fallu attendre l’issue des recours avant de commencer les travaux, ils ne sont pas sérieux. L’arrêté préfectoral précise en effet que les travaux doivent impérativement débuter dans les trois ans suivant sa signature. Or, les délais habituels d’instruction de l’ensemble des recours possibles n'auraient pas permis de respecter cette échéance. La mise en œuvre des travaux n'aurait plus été possible. C’est la raison pour laquelle ils ont normalement commencé dès que l’autorisation a été délivrée par Madame la Préfète. C’est aussi la raison pour laquelle le Président Germinal Peiro a interpellé le gouvernement et les parlementaires sur la nécessité de faire évoluer le droit afin qu’un chantier, une fois dûment autorisé au regard des réglementations en vigueur, ne puisse se trouver interrompu. DÉSISTEMENT DE L’ÉTAT  : UNE DÉCISION INCOHÉRENTE ET INCONSÉQUENTE Contrairement au Département, le Gouvernement a fait le choix de ne pas faire appel. Cette décision, aussi incohérente qu’incompréhensible, s’analyse comme une démission en rase campagne de l’État puisque tous les recours ne sont pas épuisés. Incohérent tout d’abord parce que l’État se désavoue lui-même, en choisissant de ne pas défendre l’ensemble des avis circonstanciés rendus avec le concours notamment des agents de la DRAC, du ministère de l’Environnement, des services de la Préfecture, pas plus que les autorisations règlementaires délivrées par les commissions départementales et nationales spécialisées. Incohérent aussi avec les garanties apportées il y tout juste un an par le Premier Ministre. Cette décision est aujourd’hui d’autant plus incompréhensible que le Président de la République vient d’annoncer vouloir consolider les pouvoirs des collectivités locales. Voici, de la part de l’État, une bien curieuse conception d’une décentralisation renforcée... Mais il y a plus grave dans ce choix. Sur la notion d’intérêt public majeur, le gouvernement manifeste en effet un désintérêt clair pour les questions d’infrastructures de desserte des territoires ruraux. La France est aujourd’hui en panne de politique d’aménagement du territoire, livrée aux seules logiques marchandes avec une métropolisation accélérée et une dévitalisation des espaces ruraux ! Alors que la contrainte du rétablissement de l’équilibre des comptes publics et le souci légitime du bon emploi des prélèvements fiscaux sont constamment invoqués par le Gouvernement, il accepte aujourd’hui que les Périgourdins se fassent voler 45 millions d’euros pour rien. Cela est absolument inacceptable ! Au-delà du dossier de Beynac, laisser s’instaurer une jurisprudence par laquelle la réalisation d’une infrastructure régulièrement autorisée puisse être interrompue en cours de chantier et promise à la démolition constitue une anomalie juridique qu’il faut corriger. Par la voix de François de Rugy, le Gouvernement se satisfait de cette absurdité et n’exprime nulle intention d’y remédier. Pour tout savoir sur le projet, son histoire, son utilité, sa mise en œuvre, rendez-vous sur  : laveritesurbeynac.fr Une vue du calvaire de Beynac, le 13 mai 2019, Le chantier n'a aucun impact sur le panorama et l'environnement. L'ACTUALITÉ DE VOTRE DÉPARTEMENT EN TEMPS RÉEL  : @cddordogne Cet été, le chantier sera ouvert gratuitement à la visite, les mercredis et vendredis matins, à Saint-Vincent-de-Cosse, face au château de Monrecour  : exposition, visite commentée et interactive. DÉJÀ PLUS DE 300 MAIRES EN SOUTIEN Au 15 juin, plus de 300 maires de Dordogne avaient déjà signé l’appel lancé au gouvernement demandant à l’Etat de réagir. Tout en se prononçant en faveur de l’achèvement du contournement de Beynac, les élus demandent qu’une évolution sensible du droit puisse être étudiée dans les meilleurs délais par le législateur, dans un souci de saine gestion de l’argent public et de respect des procédures démocratiques, afin que des projets d’aménagement reconnus d’utilité publique, validés par l’Etat et lancés avec l’ensemble des autorisations réglementaires ne puissent dorénavant se trouver bloqués ou bien annulés en cours de réalisation. Contrairement aux arguments assénés par les opposants, cet aménagement amènera une réelle plus-value en matière écologique. Ce contournement routier permettra en effet, non seulement, de réduire la pollution causée par les gaz d’échappement dans le village de Beynac, de réaliser une véloroute voie verte pour développer les modes de circulation doux, mais aussi de favoriser la biodiversité et d’améliorer le sort des espèces animales et végétales par rapport à la situation actuelle. À ce sujet, il convient de rappeler que le Département a acheté une grotte à Domme à destination des chiroptères (chauves-souris), qu’il a prévu de restaurer deux bras morts de la Dordogne afin d’y favoriser notamment le frai des brochets, de replanter 20.000 végétaux (dont 7000 arbres d’essences locales) sur l’emprise du chantier (pour 250 arbres coupés), d’y implanter des troncs d’arbres morts afin d’y renforcer la présence des insectes… Dans le cadre du chantier, certaines espèces ont pu subir des troubles temporaires mais aucune 3 En visite en Dordogne le 12 mai 2019, le ministre de l’Éducation nationale a pu mesurer la déception des Périgourdins suite à l’arrêt du chantier. Accueilli par plus de 200 manifestants, dont une cinquantaine d’élus locaux, Jean-Michel Blanquer a reçu une délégation d’élus et des membres de l’association J’aime Beynac et sa Vallée, qui demandent la reprise des travaux. UN PROJET ÉMINEMMENT ENVIRONNEMENTAL population n’a été détruite. Dans les faits, les milieux dont on parle étaient déjà dégradés. Grâce aux mesures compensatoires prévues, dont le caractère s’avère exceptionnel, ce projet doit permettre la reconquête rapide de zones déjà dégradées et une attractivité renforcée pour toutes les espèces concernées  : oiseaux, poissons, insectes, mammifères, végétaux…. Cette ambition environnementale vise la restauration fonctionnelle des milieux alluviaux et humides existants mais aujourd’hui de faible valeur et qui sont en partie abîmés. La réalité, c’est que les travaux n’ont pas entamé et n’entameront aucunement la possibilité de reconquête du site. L’attractivité des milieux riverains se trouvera au contraire améliorée, tant pour la faune comme pour la flore. Mais seul l’achèvement des travaux permettra d’atteindre cet objectif. Si tel ne devait pas être le cas, et si le site devait être remis en l’état, ce serait au final un véritable gâchis pour la biodiversité dans cette partie de la vallée.

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