[24] Vivre en Périgord n°47 jan/fév 2016
[24] Vivre en Périgord n°47 jan/fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de jan/fév 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (190 x 238) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Dordogne telle que vous la voyez aux assises départementales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AU RYTHME DU PÉRIGORD Comment évolue le sport en Dordogne ? On voit une « consommation sportive » se développer hors des clubs et structures ; des pratiquants de plus en plus exigeants mais globalement moins actifs dans la vie quotidienne des clubs. Chez les dirigeants et bénévoles qui portent les clubs à bout de bras, souvent avec des résultats remarquables, mais aussi des moyens parfois difficiles à réunir, les inquiétudes quant à la pérennité des structures sont souvent palpables. L’emploi sportif (éducateurs, formateurs) fait la preuve de son efficacité mais doit encore grandir. Malgré quelques manques identifiés, les équipements sportifs sont en nombre et globalement adaptés. Satisfaction également pour la Favoriser l’accès et la pratique du sport pour tous et partout Trois enjeux forment le socle de l’ambition sportive du Département  : un enjeu en termes de lien social et de santé publique en favorisant le sport pour tous et partout ; un enjeu économique et touristique en mettant le sport au cœur de la promotion du Périgord ; un enjeu environnemental et durable en faisant vivre les sites et espaces de pleine nature. 34 diversité et l’importance des manifestations. Au regard de ces constats, dressés à l’occasion des Assises départementales, et dans le contexte financier contraint que connaissent les collectivités, la politique sportive du Département doit aller à l’essentiel  : favoriser l’accès au sport. Faire en sorte que chacun, quels que soient son âge, sa condition physique et son lieu de domicile, puisse avoir une pratique sportive répondant à ses attentes. Avec la jeunesse, la santé et le bien-être comme axes prioritaires, cette politique, outre l’investissement direct et indirect du Département dans les équipements et sites sportifs, passe par l’animation du territoire. Celle-ci accompagne le mouvement sportif, les clubs, les comités, les collèges. Elle doit aussi s’adresser, directement ou en soutien d’initiatives locales, aux enfants et aux jeunes, aux séniors (programme annuel d’actions), au public familial et à des publics spécifiques confrontés à des difficultés. Le Département affiche également la volonté de mettre le sport, au travers des sites et activités de pleine nature, au cœur de la promotion de son image et d’en faire véritablement un outil au service de l’économie locale  : développement de l’emploi sportif, optimisation des retombées des événements et de la fréquentation des bases et sites de loisirs.
« La jeunesse, la formation » Christelle Boucaud, vice-présidente du Conseil départemental, chargée de la jeunesse et des sports. Favoriser la formation des jeunes, leur implication au niveau des clubs, c’est l’une de nos priorités. Même pour les plus grands clubs, nous avons à réorienter nos aides sur cette formation, sur les écoles de sport. Avoir des champions, c’est très bien, d’ailleurs nous voulons soutenir les jeunes entrant en Pôles Espoirs et nous accompagnons les sportifs de haut niveau, mais il faut d’abord favoriser l’accès au sport pour le plus grand nombre et sur l’ensemble du département pour qu’il ne se crée pas de déserts sportifs. C’est de notre responsabilité de développer un service public du sport pour tous et partout. L’autre volet à développer, ce sont les sports de pleine nature avec nos bases de loisirs, nos sites nautiques, nos itinéraires de randonnées... Nous devons faire un effort de promotion pour rendre ces activités plus visibles, pour le rayonnement sportif et touristique de la Dordogne, au même titre que les événements sportifs que nous accompagnons techniquement et financièrement. Stany Delayre champion du monde d’aviron. Éducateur dans le club qui l’a formé, le Sport Nautique de Bergerac (SNB), Stany Delayre, 28 ans, est champion du monde 2015 en « deux de couple poids légers » avec Jérémie Azou (un titre qui échappait à la France puis 30 ans). C’est aussi l’un des sportifs de haut niveau accompagnés par le Conseil départemental  : une convention a été signée en vue de sa préparation aux JO 2016 de Rio. La Fédération internationale vous a désigné équipage de l’année ? Tous les bateaux champions du monde dans l’année concourent aux World Rowing Awards. Trois trophées sont attribués pour les équipages  : hommes, femmes et handicapés. Être l’équipe masculine mondiale de l’année, c’est une surprise et un grand honneur. C’est la première fois qu’un bateau français remporte ce trophée. Il récompense trois belles années de travail depuis les JO de 2012  : nous avons été champions d’Europe en 2013, 2014 et 2015 et vice-champions du monde en 2014. Repères 88 000 licenciés dans les clubs  : hommes 65%, femmes 35%. 1 sportif sur 3 a moins de 18 ans. 1300 clubs. 2657 équipements sportifs soit 6,3 pour 1000 habitants (moyenne nationale  : 4,98). Emplois sportifs  : 340 équivalents temps plein. Budget consacré au sport par le Département  : 2,7 M € en 2015. « Bien préparer cette année importante » C’est encourageant pour les Jeux de Rio ? Rien n’est acquis. Nous suivons un entraînement hivernal assez dur pour bien préparer cette année importante. Il faudra repartir au combat dès avril car notre titre mondial de 2015 ne nous qualifie pas directement pour les JO, mais nous y serons... Que vous apporte le Département ? Le Conseil départemental m’attribue une subvention annuelle en tant que sportif de haut niveau. Cela me permet de m’équiper et donc de me libérer de certains soucis pour être plus concentré sur la performance. Et nous bénéficions d’un accompagnement dans la recherche de partenariats privés. Ce que nous ne pourrions pas faire seuls. Vous êtes Champion du monde et sportif non professionnel ? Je travaille à la Ville de Bergerac et suis détaché au SNB en tant qu’entraîneur des jeunes du club. J’entraîne aussi des scolaires. Au club, ils me regardent plus comme un coach local proche d’eux que comme un champion du monde. Mais quand je donne des conseils, ils écoutent... 35



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