[24] Vivre en Périgord n°47 jan/fév 2016
[24] Vivre en Périgord n°47 jan/fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de jan/fév 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (190 x 238) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Dordogne telle que vous la voyez aux assises départementales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Assises départementales Comment garder la valeur ajoutée du territoire ? Quelles doivent être la place et l’implication du Conseil départemental ? La diversité de l’agriculture, l’excellence des filières de produits périgourdins, mais aussi les problèmes structurels, fonciers et surtout la difficulté de vivre aujourd’hui de l’agriculture ont été au centre des débats. Ils ont été marqués par des témoignages, parfois poignants, qui soulignent à la fois l’attachement des Périgourdins à leur agriculture et à leur forêt et la nécessité de « faire basculer » cette agriculture vers de nouveaux modèles en s’inspirant du meilleur de ce qui se fait aujourd’hui. Les pistes de travail E n courager le maintien d’une agriculture vivante en respectant la diversité de ses composantes. 22 AGRICULTURE, FORÊT Retrouver le chemin de la rentabilité Faciliter l’installation des jeunes et, plus largement aider à maintenir une agriculture de proximité, en utilisant des outils pertinents  : l’établissement public foncier (régional ou départemental) et l’implication des communes et intercommunalités dans l’achat de terres, pour le maraîchage par exemple. Accompagner la transmission des exploitations. Le Département s’est déjà engagé dans cette voie en favorisant les installations au travers de ses programmes d’aides. Réinventer des systèmes locaux de production, transformation et distribution des produits de l’agriculture s’appuyant sur le bio, les circuits courts, l’économie circulaire… La demande existe et le mouvement est initié. Il doit prendre une toute autre ampleur. Favoriser les pratiques collectives, l’innovation et la recherche pour concilier l’exigence environnementale et les techniques de pointe qui ont montré leur pertinence. Être candidat à l’accueil du congrès mondial des chercheurs sur la fraise montrerait justement les réussites de cette filière dans ce domaine. La recherche variétale peut renforcer et valoriser nos filières d’excellence. Travailler à l’autonomie alimentaire protéique des exploitations pour faciliter la transition vers une autre agriculture. Sécuriser l’irrigation en stockant de l’eau l’hiver. Développer les activités d’exploitation de la forêt et de transformation du bois. Conforter une réussite départementale, la filière bois-énergie.
On aimerait pouvoir en vivre François Molin, éleveur. Étienne Voisin, avec qui j’avais fait mes études agricoles, installé près de son père m’avait dit qu’il y avait possibilité d’envisager une installation. Nous sommes donc gérants associés d’un Gaec avec près de 70 vaches limousines et 550 brebis. On a un salarié à plein temps et un apprenti. Nous sommes contents de former un jeune motivé, mais ramené à l’heure de travail sur la ferme, le coût de l’apprentissage est malgré tout important. Nous travaillons sous la pression des contraintes administratives et de contrôles éventuels  : identification, sanitaire, épandages, qualité, mises aux normes, etc. Nous faisons de la vente directe, c’était notre projet d’être maîtres d’une partie de la distribution. La vente directe semble offrir davantage de marge, mais demande beaucoup plus d’heures... Nous vivons sur les salaires de nos épouses qui travaillent à l’extérieur. On ne regrette pas notre choix de vie, mais on aimerait pouvoir en vivre La Dordogne demain les priorités des Périgourdins Monbazillac, débat agriculture, 16 octobre l Développer les circuits courts et la vente directe. l Développer une agriculture biologique et des productions maraîchères locales. l Promouvoir les produits locaux. Elles/ils ont dit Elles/ils ont dit « Il faut une synergie entre forêt et agriculture. Les deux réunies c’est 80% du territoire. » La création variétale, clé de l’avenir Pierre Gaillard, directeur d’Invenio, association de producteurs et du CIREF. Des producteurs d’Aquitaine, de la filière Fruits et Légumes (F&L), mutualisent et financent leur outil de Recherche et Développement (R&D). Ces producteurs veulent être là demain et après-demain et vivre de leur métier. Un des enjeux de l’agriculture de demain sera l’accès au variétal. Dès 1986, la filière fraise a décidé de créer ses propres variétés, la filière châtaigne, avec l’appui de l’INRA et du Centre Technique au service de la filières Fruits et Légumes (CTIFL) en fait de même et dispose désormais d’une variété également protégée. Le variétal, c’est du long terme... Notre filière F&L a besoin d’être accompagnée dans ses projets de R&D car malgré la concurrence étrangère due à un coût du travail plus faible, elle veut maintenir les droits de ses salariés. C’est par la qualité de ses produits et leur valorisation qu’elle y arrivera. « La marque Dordogne-Périgord marche bien. Il faut développer l’image Périgord. C’est quelque chose d’important. » 23



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