[24] Vivre en Périgord n°47 jan/fév 2016
[24] Vivre en Périgord n°47 jan/fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de jan/fév 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (190 x 238) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Dordogne telle que vous la voyez aux assises départementales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Assises départementales Comment lutter contre la désertification médicale ? Comment améliorer l’accès aux droits sociaux et prestations ? Chaque participant de cet atelier en convient  : si l’action sociale, touche 1 Périgourdin sur 5 et mobilise 200 millions d’euros chaque année dans le budget de fonctionnement du Conseil départemental, cette politique constitue de fait un levier de développement territorial. En garantissant aide, accompagnement, accès aux soins pour tous ceux qui en ont besoin, proximité des hôpitaux, des services à domicile, qualité des EHPAD (Etablissements d’Hébergement des Personnes Agées Dépendantes), cette politique répond tout à la fois à des enjeux d’aménagement, d’emploi et de protection des plus vulnérables. En concrétisant le principe essentiel 18 ACTION SOCIALE, SANTÉ Un accès aux soins et aux droits pour tous de solidarité envers tous les Périgourdins, l’action sociale d’aujourd’hui se réaffirme donc avant tout comme un « facteur de développement de la société ». Les pistes de travail Conforter et améliorer par l’organisation territoriale de proximité de l’action sociale, l’accompagnement et l’aide apportés à la population. Avec pour double ambition de fournir une réponse globale (sanitaire, sociale, médico-sociale), et individualisée à chaque usager ainsi que de participer au développement du département et de l’emploi. D é cloisonner les pratiques médicales et médico-sociales afin d’assurer une meilleure coordination entre professionnels et d’améliorer la lisibilité des actions sur le terrain afin de permettre un accès effectif aux droits et prestations pour tous les Périgourdins. Lutter contre la renonciation aux soins qui touche certains publics et promouvoir les actions de prévention médico-sociale et d’accès à la santé. Changer l’image injustement négative de l’exercice de la médecine en milieu rural pour attirer de nouveaux professionnels de santé. Définir et décliner de manière partenariale un schéma départemental des maisons de santé pluridisciplinaires qui ont fait la preuve de leur efficacité, pour i n s t a l l e r du r a b l e men t c e s professionnels.
Il faut un projet médical coordonné Michel Laforcade, directeur de l’Agence régionale de santé. Si les maisons de santé pluridisciplinaires n’existaient pas, il faudrait les inventer. Vous ne trouvez plus un jeune médecin sortant de l’université qui s’installe dans un département déficitaire en médecins autrement que dans une maison de santé. Cela permet à ceux qui exerçaient déjà de poursuivre dans des conditions plus confortables. Je constate le chemin parcouru  : en Aquitaine, c’est la Dordogne qui a le plus de maisons de santé. Plusieurs sont en projet. Cela veut dire que le Département est en bonne voie. Ce qui est important, ce n’est pas seulement les murs. Il faut un projet médical coordonné. Pensons aussi à prévoir un accueil qui permettra à certains jeunes médecins de venir faire leur internat. Cela peut être aussi le moyen de trouver des médecins qui prendront le goût de l’exercice rural et pourront remplacer leurs confrères. La ruralité fait peur tant qu’on ne la connaît pas. La Dordogne demain les priorités des Périgourdins Boulazac, débat action sociale - santé, 22 octobre. l Maintenir un système de santé de proximité. l Maintenir les personnes âgées et/ou en perte d'autonomie à domicile. Elles/ils ont dit Elles/ils ont dit « Les médecins généralistes qui veulent s’installer en zone rurale peuvent bénéficier de diverses aides souvent peu connues des professionnels eux-mêmes. » Garantir une capacité d’existence Luc Pabœuf, président du Conseil économique et social d’Aquitaine. Dans les années 1980, la question économique est devenue sur-déterminante, et le social a été réduit à une dimension de réparation et non une finalité de l’économie ; la question de l’exclusion s’inscrivant dans une sorte de relation contractuelle. Il faut mener une réflexion sur ce qui produit de la richesse et comment on garantit à tout individu une capacité d’existence. Il existe un risque qu’on déconnecte le revenu universel de la production des richesses. Qu’est-ce qui gouverne les déterminants économiques qui font de la question sociale une variable d’ajustement ? Reprendre cette question à l’échelle du territoire, c’est une manière de redonner du sens à une économie désincarnée, hors sol. « L'égalité d'accès aux droits fondamentaux n'existe pas. Du moins, elle existe différemment selon l'endroit où l'on vit. Cela nous oblige à trouver des solutions avec les moyens qui sont les nôtres. » 19



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