[24] Vivre en Périgord n°43 jan/fév 2015
[24] Vivre en Périgord n°43 jan/fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de jan/fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : une stratégie tournée vers l'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER L’aide aux communes et aux intercommunalités Travaux dans la traverse du bourg de Villars Un triple effet est recherché par le Département avec ses programmes de soutien aux projets locaux : aider les territoires à améliorer leurs équipements et leur cadre de vie pour rester attractifs et conforter les activités locales, commerce, artisanat, services... susciter un volume de travaux (construction, réhabilitation, aménagements) qui soutiendra les carnets de commandes et l’emploi direct ou indirect. Les collectivités locales portent la majeure partie des investissements publics en France (70%), par son engagement, créer un effet levier pour obtenir d’autres financements des projets locaux : Région, État, voire Europe. Les aménagements de bourg Chacun reconnaît que la Dordogne a pris des longueurs d’avance sur d’autres départements dans l’aménagement Des programmes de soutien concrets aux projets locaux de ses bourgs. Depuis 2002, le Conseil général a instauré un programme d’aides pour ces travaux. Les fonds dégagés ne parviennent pas toujours à couvrir la demande, mais ils permettent chaque année (600 000 euros de subventions en 2014) de changer l’image de plusieurs bourgs. Lorsqu’une demande de subvention est déposée, le Département étudie une possible coordination entre le projet concerné et des interventions relevant de sa compétence : la réfection de chaussée de la route départementale traversant le bourg par exemple. Les 186 millions d’euros des contrats d’objectifs Outils d’aide aux investissements locaux qui bénéficient aussi directement aux entreprises (du BTP notamment mais pas seulement), les contrats d’objectifs sont une spécialité périgourdine. La crise appelle de nouvelles initiatives Même si les citoyens ne distinguent pas toujours les différents niveaux de financement des projets publics, les élus locaux connaissent le rôle majeur du Conseil général dans ce domaine. Proportionnellement à son nombre d’habitants, le Département compte parmi les plus gros investisseurs parce qu’il a décidé de conduire un effort particulier pour équiper la Dordogne, ses moyens de communications, etc. Or, les entreprises de BTP vivent essentiellement de commandes publiques. Dans d’autres domaines de l’économie, le Département joue son rôle d’acteur, de facilitateur, comme avec la filière des métiers du luxe dans le nord de la Dordogne ou les cosmétiques en vallée de l’Isle, mais il n’est pas entrepreneur. La crise doit faire apparaître de nouvelles initiatives de la part des entrepreneurs qui, doivent être soudés et solidaires pour porter des projets que le Département accompagnera. 16
Le commerce et l’artisanat en milieu rural A\0 Le Département accompagne les actions de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, des communes ou des structures intercommunales pour préserver le dernier commerce ou réimplanter des activités de type boulangerie, boucherie ou restaurant. L’expérience du terrain permet de dire que lorsque le Département aide la collectivité à acquérir les murs et à aménager et lorsque le porteur de projet est motivé et compétent, ça marche. Sur certains projets, l’aide du Département déclenche d’autres soutiens. Au travers des contrats d’objectifs passés avec les cantons, il est aussi partenaire des actions de sauvegarde ou de modernisation du commerce, notamment des OCM (Opérations Collectives de Modernisation), portées par les Pays, qui permettent d’améliorer l’outil de travail des commerçants et des artisans, et de maintenir l’emploi. Ces actions ont bien fonctionné et il existe encore des besoins, mais les fonds correspondants, le FISAC par exemple, sont désormais plus réduits. Le principe : une dotation globale est accordée à chaque canton et à chaque ville de plus de 3000 habitants pour une durée de trois à quatre ans (actuellement pour la période 2011-2015). Suivant la dotation annuelle qui en découle, il revient aux élus locaux, avec leur conseiller général, de définir les priorités. Les élus sont aidés en cela par les conseillers de développement, techniciens du service de l’aide aux communes. Au travers des contrats d’objectifs, le Département veut privilégier les équipements structurants, qu’il s’agisse de les construire, réhabiliter ou mettre aux normes : mairies, salles des fêtes, accueil scolaire et périscolaire, installations sportives, places, jardins publics... Tout ce qui peut contribuer au maintien des services publics est aussi mis en avant. Traduit en chiffres, ce soutien aux territoires locaux est conséquent. Pour la période 2011-2014, le total de l’apport départemental aux contrats d’objectifs était de 38,9 millions d’euros : il atteint un total de 186 millions depuis l’origine des contrats d’objectifs. Pour ces contrats en cours, si l’on considère que le taux moyen de subvention est de l’ordre de 20%, ce sont ainsi plus de 190 millions d’euros de travaux confiés aux entreprises. n Loyers abordables Même si ce type de projets est en recul aujourd’hui, parce que les entreprises confortent l’activité avant de songer à investir dans de nouveaux locaux, le Département soutient les créations de zones d’activités, à des degrés divers selon l’intérêt strictement local ou départemental des projets. L’aide accordée à la collectivité qui aménage une zone d’activité ou des bâtiments lui permet d’équilibrer son investissement, et ainsi de rendre plus abordable le loyer, le crédit-bail ou le coût d’acquisition demandé aux entreprises qui viendront faire vivre le site et y créer de l’emploi. Avant 2008, l’aide départementale aux projets économiques locaux pouvait atteindre un million d’euros/an, soit environ 600 000 € pour les zones d’activités et 400 000 € pour l’immobilier d’entreprise. Malgré les difficultés, le Département consacre encore 500 000 € en moyenne à ces projets. Ce qui signifie qu’en Dordogne, des entreprises et des collectivités croient en l’avenir. Mon commerce vivra La fédération départementale du commerce rural regroupe les associations locales de commerçants. Ainsi, en Bergeracois, 8 associations y adhèrent, soit environ 250 commerçants. Elles se sont associées à une action de promotion du commerce rural dont le slogan est « j’achète ici, mon village vivra ». En installant aux entrées de bourgs des totems annonçant les commerces existants, il s’agit à la fois de valoriser cette offre commerciale et d’inciter les habitants à être acteurs de cette vitalité commerciale. n 17 I



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