[24] Vivre en Périgord n°37 avr/mai/jun 2013
[24] Vivre en Périgord n°37 avr/mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de avr/mai/jun 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'eau, une ressouce à préserver et valoriser.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LE PÉRIGORD SOLIDAIRE Emplois d’avenir : intégrer des jeunes et leur transmettre des compétences Le Département recrute 40 jeunes en emplois d’avenir cette année. Ils sont tutorés par les futurs retraités qu’ils remplaceront. Espaces verts, entretien et surveillance du réseau routier, service dans les collèges : dès le 7 janvier, les 10 premiers emplois d’avenir ont été recrutés par le Département et ont rejoint ces différentes affectations. 30 autres entreront dans les services au cours de l’année. L’objectif des emplois d’avenir est de proposer des solutions d’emploi et d’ouvrir l’accès à une qualification aux 16-25 ans qui ne parviennent pas à trouver le chemin de l’insertion professionnelle. Soucieux « d’accompagner l’effort de l’État en faveur de l’emploi des jeunes peu ou pas diplômés pour leur préparer un avenir », Bernard Cazeau, président du Conseil général, a voulu que la collectivité soit exemplaire dans l’application du dispositif. Pour cela, elle a intégré le recrutement de ces jeunes à sa gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Ainsi, les postes ouverts aux emplois d’avenir correspondent aux emplois de catégorie C qui seront bientôt vacants, en raison des départs en retraite. Pendant une période d’un à trois ans, l’agent titulaire devient le « tuteur générationnel » du jeune en emploi d’avenir, chargé de faciliter son intégration et de lui apprendre tout ce qu’il sait. Cette forme de transmission des connaissances, que la Dordogne est le premier Département à mettre en œuvre — s’inspirant de l’esprit du Contrat de génération que le gouvernement va initier dans les entreprises — est gagnante à tous égards : • les jeunes recrutés vont se former, apprendre les tech- niques d’un métier qu’ils exerceront ensuite et où ils peuvent faire leur carrière, • les futurs retraités se voient offrir une possibilité de partager tout ce qu’ils ont appris et qu’une formation théorique ne donnera jamais, • pour être efficace, le service public a besoin de techniciens compétents. La transmission des savoirs et des techniques à une nouvelle génération enrichit l’expérience collective des équipes, • 75 % du salaire des emplois d’avenir étant pris en charge par l’État, le Département maintient sa masse salariale tout en préparant efficacement le remplacement de ses agents. L’État a confié aux missions locales, organismes chargés des 16-25 ans en recherche d’insertion, l’accompagnement social des emplois d’avenir. Les cinq missions locales de Dordogne travaillent avec le Conseil général au choix des profils correspondant aux postes ouverts. Une journée de recrutement avec mise en situation professionnelle et entretien individuel permet ensuite d’évaluer le potentiel, la motivation et l’intérêt pour le poste. Les jeunes recrutés (sous contrat de droit privé) bénéficient de la même politique sociale que l’ensemble des agents de la collectivité. Un plan de formation complétera leur découverte du terrain et les aidera à intégrer les dimensions nouvelles des métiers du service public, comme la prise en compte du développement durable dans leurs métiers respectifs. n 20
Un apprentissage sur le terrain Entretien et réparation de la voirie, fauchage, entretien des panneaux, maintenance courante du matériel, intervention sur les petits ouvrages : depuis début janvier, Romain, 21 ans, a rejoint le centre d’exploitation de Saint-Pierre-de-Chignac. Un métier qu’il ne découvre pas complètement pour avoir travaillé sur de grands chantiers de travaux publics. Avec une différence que souligne Marc, responsable du centre : « Nous n’intervenons pas sur des chantiers fermés, mais sous circulation, lorsque nous réparons des nids de poule par exemple. Il faut donc intégrer ce risque, faire attention à soi et à la sécurité de l’usager. » « Ce sont des habitudes à prendre, une concentration qu’il faut avoir », confirme Romain qui, dès son arrivée, a été plongé dans le vif du sujet avec une séquence déneigement : « Le travail est varié, c’est bien. Je vais aussi pouvoir passer mes permis pour conduire les véhicules de travaux. » Raymond, le tuteur, confirme : « Cela le rendra autonome et il sera prêt à me remplacer. Pour le moment, il travaille avec moi et je réponds à ses questions. J’essaie aussi de lui transmettre tout ce que je sais, que ce soit sur les particularités de la voirie du secteur, l’emplacement précis des aqueducs par exemple, ou sur les relations avec le public ou les riverains. C’est une forme d’apprentissage sur le terrain, comme nous le faisions quand nous étions jeunes. » Au collège de Coulounieix- Chamiers, Laure, pas encore 19 ans, n’est pas dépaysée. Avec sa formation d’agent polyvalent de restauration, elle a vite pris la mesure des travaux d’entretien des locaux, des grands nettoyages, de la plonge et de la mise en place du réfectoire. Mais il reste quand même à apprendre : le fonctionnement en équipe et la complémentarité, la réactivité, la difficulté physique du métier aussi : « J’ai été très bien accueillie. C’est une très bonne équipe où tout le monde s’entend bien. » Sa tutrice, Huguette, qui souligne l’investissement de Laure dont elle suit le travail avec attention, porte également un regard sur le dispositif : « C’est une formule idéale qui devrait exister depuis longtemps. Sans cela, les jeunes sans expérience ne trouveront pas de travail. Je n’aurais jamais imaginé qu’on me demanderait d’aider quelqu’un à se former. ». Ils ont besoin de vous Suite de notre tour d’horizon des associations caritatives à rayonnement départemental... L’action La délégation territoriale de Dordogne de la Croix-Rouge française réunit 480 bénévoles (secouristes compris). Présente sur 14 sites autonomes, la Croix-Rouge, ce n’est pas seulement le secourisme et ses sessions de formations aux premiers secours. C’est aussi un engagement social fort avec l’aide alimentaire (121 tonnes distribuées en 2012), ses vesti-boutiques et des actions pour répondre à toutes les formes de précarité et d’isolement. À l’urgence sociale il s’agit d’apporter un soutien moral et matériel : combat contre l’illettrisme, mise à disposition d’un écrivain public, ateliers couture, visites aux personnes âgées, accompagnement des familles de détenus, veille sociale dans la rue, Samu social... Le soutien « Notre objectif est d’améliorer notre maillage du terrain pour qu’aucune personne dans le besoin ne soit à plus de 20 minutes de nos sites, explique Jacqueline Quaile, présidente de la délégation de Dordogne. Nous recherchons des bénévoles ou au moins des correspondants à Saint-Astier, Neuvic, Vergt, Eymet, Excideuil, Lanouaille, Thiviers notamment. Le bénévolat, c’est un don de temps, un don de soi.Cela ne s’improvise pas. C’est pourquoi, Renseignements nous formons nos bénévoles et nous 19, rue de la Prairie les encadrons pour qu’ils puissent Marsac-sur-l’Isle 05 53 09 81 52 accueillir, écouter et orienter. ». n La Société Saint-Vincent-de-Paul Cette association a pour vocation de venir en aide aux personnes en situation de précarité. Au-delà de l’aide matérielle et de la distribution de colis alimentaires, la Société Saint- Vincent-de-Paul apporte aussi un soutien moral à ces personnes en grande détresse. 14 rue Sébastopol, Périgueux - 05 53 35 24 82 21



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