[24] Vivre en Périgord n°37 avr/mai/jun 2013
[24] Vivre en Périgord n°37 avr/mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de avr/mai/jun 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'eau, une ressouce à préserver et valoriser.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER Des actions de reconquête Sur le terrain, plusieurs collectivités et leurs partenaires se donnent des objectifs ambitieux de reconquête des milieux aquatiques. Couasne de la Banquette « Pour une gestion cohérente des cours d’eau » Pascal Deguilhem, Conseiller général délégué au développement durable « Fort de plus de 5000 km de cours d’eau, le département de la Dordogne possède un réseau hydrographique riche et varié. Cette variété de milieux constitue une richesse naturelle qui a permis le développement d’activités diverses au fil du temps et contribue aujourd’hui à la renommée de la Dordogne sur le plan national et international. Face à des enjeux parfois divergents, le Département a développé une politique rivière volontariste et intervient auprès des collectivités locales sur les bassins versants pour garantir une gestion cohérente des cours d’eau. Il s’agit d’une politique transversale qui touche au tourisme, à l’agriculture, à l’assainissement et à l’environnement. Le Conseil général a décidé en 2008 de définir une politique rivière en fonction des priorités d’action, établies par bassin versant, et d’apporter une véritable lisibilité aux élus et aux usagers. Il souhaite mettre en œuvre une politique partagée avec ses partenaires (organismes publics, services de l’État, associations, riverains, usagers). Le Schéma départemental constitue donc un des outils pour la mise en œuvre de la politique de l’eau et l’atteinte du bon état des masses d’eau ainsi que la protection du milieu aquatique.» Faire revivre un bras mort (appelé couasne) Le profil de la couasne de la Banquette (près du Buissonde-Cadouin) a été aménagé pour que l’eau puisse y rentrer en période de crues et en ressortir tout en retrouvant son rôle naturel de frayère piscicole. Les travaux entrepris : désenvasement et évacuation des sédiments, élargissement de la connexion avec la rivière, reprofilage des pentes, plantations d’essences locales, coupes sélectives. On a également ouvert un sentier pédestre. Action conduite par le SMETAP (Syndicat Mixte d'Étude et de Travaux pour l'Aménagement et la Protection de la rivière) Dordogne. n Valoriser les zones humides Répondant à un appel à projets de l’Agence de l’Eau, le SMETAE Isleaval (syndicat intercommunal chargé des études et travaux sur l’Isle aval et ses affluents) a étendu son action à la préservation de l’ensemble des zones humides : gestion des sites appartenant aux communes, acquisition de zones humides privées. Objectif : gérer et valoriser 80 hectares de zones humides en 2015, soit 80 % du potentiel de son territoire. n Assurer une continuité écologique Le syndicat de La Force a étudié les aménagements à faire sur 7 ouvrages, dont une zone d’action prioritaire « anguille », pour restaurer la continuité écologique de deux cours d’eau affluents de la Dordogne aval. Une action complexe : d’une part, cette continuité doit être conciliable avec les usages ; d’autre part, ces ouvrages sont privés et il faut obtenir l’assentiment et la participation des propriétaires. Même ambition de continuité écologique, entre la Couze et la Dordogne : Le SIBV Couze et Couzeau a réalisé une passe à poissons, sur le seuil de la Rouzique, permettant aux salmonidés et aux anguilles de retrouver la partie amont du cours d’eau. n 16
Libre cours à la Haute-Dronne Le Parc naturel régional Périgord- Limousin a été lauréat d'un appel à Rétablir la continuité écologique projets national du ministère de l'Environnement pour une action originale sur le cours amont de la Dronne (au-dessus de Saint-Pardoux-la-Rivière). Pour améliorer la circulation des poissons et le transfert naturel des sédiments, il a recensé l’ensemble des obstacles barrant le cours de la rivière et de ses affluents. 18 ouvrages, digues d'étangs, seuils d'anciens moulins, busages sous route, ont été désignés comme étant prioritaires pour rétablir la continuité écologique. Cette action se situe dans la perspective du nouveau classement des rivières, imposant aux propriétaires des ouvrages un délai de 5 ans pour mener à bien les travaux nécessaires. Ceux qui s’inspireront des préconisations du PNR pourront prétendre à des concours financiers. Avec le rétablissement progressif de leur libre cours, rivière et affluents vont renforcer leur capacité à se régénérer, à auto-épurer leurs eaux, à maintenir un transport suffisant des sédiments. Cela favorisera la production naturelle de truites sauvages, condition de la sauvegarde de la moule perlière, dont la Haute-Dronne héberge 15 % de la population nationale. n Contrat de bassin de la Doue : la reconquête du milieu Le Conseil général de la Dordogne est partenaire de ce programme porté par le Syndicat intercommunal des eaux de la région de Nontron. Le bassin versant de la Doue est parcouru par 90 km de petits cours d’eau, ponctués de 274 étangs, se jetant dans le Bandiat. De forts développements de cyanobactéries sont fréquents dans les plans d’eau, affectant la qualité et les usages des eaux, notamment l’alimentation en eau potable sur la retenue de Moulin Pinard, qui dessert 17 000 personnes, ou la baignade du grand étang de Saint-Estèphe. Des actions préventives volontaires sont mises en place dans le cadre d’un Contrat de Bassin pour réduire les sources de pollution. Si les étangs accumulent ces pollutions, celles-ci viennent des rejets d’assainissement et de certaines pratiques agricoles. Il faut agir sur 3 volets : • assainissement : améliorer le traitement du phosphore dans les stations d’épuration et mettre aux normes les assainissements non collectifs du territoire, • milieux aquatiques : encourager l’effacement des plans d’eau, les aménager et mettre en place une gestion adaptée (vidanges coordonnées, coupe et export de la végétation), • actions agricoles : inciter les exploitants à mettre en défens les berges des cours d’eau et des étangs, à améliorer le stockage des effluents et à ajuster les pratiques de fertilisation. n Vidanges des étangs : l’exemplarité de Saint-Estèphe La vidange régulière d’un plan d’eau permet une bonne gestion piscicole et contribue à l’amélioration de la qualité des eaux. À la condition toutefois que l’impact en soit limité sur l’environnement et sur l’aval du cours d’eau. Le Conseil général a souhaité que la vidange du grand étang de Limiter l’impact environnemental Saint-Estèphe effectuée en 2012 soit exemplaire à cet égard. Le bassin de décantation et la pêcherie ont été réalisés avec le souci de les réutiliser lors de futures vidanges coordonnées avec d’autres étangs du bassin versant de la Doue. Pour montrer la voie aux propriétaires privés ou publics, le Département a inclus dans cette opération l’effacement d’un de ses étangs forestiers producteur de cyanobactéries. n 17



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