[24] Vivre en Périgord n°37 avr/mai/jun 2013
[24] Vivre en Périgord n°37 avr/mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de avr/mai/jun 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'eau, une ressouce à préserver et valoriser.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER Accompagner les collectivités, les professionnels et les citoyens Acteur de l’eau, le Conseil général accompagne les collectivités par du conseil et des aides financières dans les différents domaines liés à l’eau, contribuant à maintenir des services publics de qualité et de proximité. Il soutient les initiatives des acteurs économiques du territoire, industriels, agriculteurs, professionnels du tourisme, qui doivent maîtriser leurs rejets dans l’environnement. Les aides à l’assainissement Le Conseil général apporte une aide administrative, réglementaire et technique aux collectivités. Il finance les études et les travaux d'assainissement collectif et assure le suivi du fonctionnement des stations. Il réalise études et recherches pour mieux conseiller et anime le réseau de techniciens des Services Publics d'Assainissement Non Collectif (SPANC), chargé du conseil aux usagers et du contrôle des installations. Pour ces missions, dès 1995, le Conseil général s’est doté d’un Service d’Assistance Technique à l’Épuration et au Suivi des Eaux (SATESE), aidant les communes de Dordogne ne disposant pas des compétences et moyens nécessaires (le SATESE est certifié ISO 9001). n Les aides pour l’alimentation en eau potable Le Département apporte aux collectivités des aides financières, techniques, juridiques, administratives. Les financements (environ 1 M€/an) portent sur les études ou travaux sécurisant l’approvisionnement (protection de la ressource, interconnexion, traitement) et économisant la ressource (amélioration des réseaux). Créations de ressources et d’ouvrages d’exploitation peuvent être aidées. Le Conseil général oriente les choix locaux d’investissement vers des solutions pertinentes pour une gestion durable de la ressource. n Gestion de l’eau : qui fait quoi ? L’alimentation en eau potable est majoritairement assurée par des syndicats intercommunaux d’adduction en eau potable. Quelques dizaines de communes (sur 557) restent hors de ces groupements. La gestion est généralement confiée à des prestataires privés. Seuls un syndicat et 37 communes gèrent leur eau en régie. Depuis 2010, un syndicat mixte départemental des eaux (SMDE) permet à 80 % des communes de partager un service administratif et technique. L’assainissement des eaux usées est majoritairement assuré en régie par les communes (assainissement collectif) et par les communautés de communes (assainissement non collectif). Lingette : l'ennemi n° 1 des réseaux d'assainissement ! Certaines marques de lingettes mentionnent sur l'emballage qu'elles sont biodégradables, voire qu'on peut les jeter à l'égout. Toutefois, leur décomposition nécessite en général plusieurs années et certaines ne sont pas du tout dégradables, comme par exemple celles en fibres de polyester utilisées pour l'entretien ménager. C'est pourquoi il ne faut pas jeter les lingettes dans les WC mais exclusivement dans la poubelle d'ordures ménagères non recyclables (sac noir). 12
Mise aux normes des hébergements touristiques Soutien financier et aides techniques : le Conseil général, en partenariat avec l'Agence de l'Eau, participe à la mise aux normes de l'assainissement des hôtels et campings. Depuis 2006, 28 établissements ont bénéficié de cette aide, soit environ 9700 Équivalents-habitants traités. Epidor s'associe désormais à la démarche. En s’appuyant sur les diagnostics environnementaux des sites de baignade, l’établissement public incitera à la réhabilitation des assainissements les moins performants. n Les collectivités doivent adapter leurs pratiques Le Département a fait le choix du zéro herbicide pour l’entretien des bords de routes et des espaces verts, remplaçant le désherbage chimique par de nouveaux matériels et le retour aux interventions mécaniques. Il incite les communes à signer la charte « zéro herbicide » : formation des agents communaux, plan de désherbage, méthodes alternatives, gestion différenciée des espaces verts, tolérance de la végétation spontanée. Plusieurs dizaines de collectivités ont déjà adopté cette charte. n Chaque habitant peut agir Si le Conseil général et les collectivités s’attachent à être exemplaires, si des efforts importants sont demandés aux professionnels, il n’en est pas moins nécessaire que les comportements des particuliers évoluent pour limiter les rejets dans la nature, et donc dans l’eau, de produits polluants ou potentiellement dangereux. D’où l’importance des actions de sensibilisation à l’environnement menées par le Conseil général : journées d’informations, Conseil départemental junior, soutien aux initiatives d’éducation à l’environnement... « Jardiner sans pesticides, c’est possible » est le thème d’un stand * conçu par le Conseil général pour sensibiliser les habitants. Loisirs ou nécessité, le jardinage doit rester une activité saine pour la santé et L’action l'environnement. par la sensibilisation Or, à surface égale, un jardinier amateur utilise 2 à 3 fois plus de pesticides qu'un exploitant agricole. Des solutions existent pour limiter ou supprimer les produits chimiques et éviter ainsi que vos fruits et légumes conservent des résidus de pesticides. n *Ce stand peut être mis à la disposition des collectivités et des associations. « Un acteur majeur de l’eau » Francis Dutard, vice-président du Conseil général chargé de l’eau, de l’assainissement et de l’aménagement rural « Tout le monde comprend aujourd’hui que nous devons préserver l’eau, ne prélever que ce qui est nécessaire et améliorer la qualité de la ressource. Le Conseil général, devenu un acteur majeur de l’eau, suscite et accompagne les mutations nécessaires dans les modes de prélèvement. Nous devons aussi économiser la ressource en réduisant sensiblement les fuites sur nos réseaux, rendre les usages professionnels moins consommateurs d’eau, etc. Pour l’assainissement, tout en nous inscrivant dans les programmes de l’Agence de l’Eau qui ouvrent droit à un soutien financier, nous nous attachons à faire reconnaître les particularités et les priorités de l’espace rural de Dordogne. L’assainissement est une demande forte des élus : le Conseil général y consacre chaque année de 3 à 4 M€. Cela génère des investissements de l’ordre de 12 à 15 M€.» Eau et développement agricole Les agriculteurs sont eux aussi engagés dans la préservation de la ressource en eau. En favorisant les pratiques de ventes directes, les circuits courts et l’agriculture bio, le Département veut promouvoir un développement local qui s’inscrit dans une agriculture durable. On retrouve cette préoccupation dans les orientations des plans de filière et des programmes départementaux élaborés par le Conseil général pour accompagner les mutations de l’agriculture. Sont aidés par exemple, les systèmes économes en eau, les dispositifs de récupération et réutilisation des eaux de pluie ou eaux de lavage et les équipements pour l’abreuvement du bétail. 13



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