[24] Vivre en Périgord n°34 jui/aoû 2012
[24] Vivre en Périgord n°34 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Dordogne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : le patrimoine de la Dordogne est un atout pour le développement du département.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER Conseiller les collectivités Sur un site protégé, la décision de restaurer, sauvegarder, rechercher, fouiller, relève toujours de l’État. Mais, proches des collectivités (ou des propriétaires privés lorsque l’intérêt public est en jeu), les services de la conservation, de l’archéologie et des Archives départementales jouent un rôle de conseil en amont des interventions. Souvent, à partir de ce travail d’expertise, d’autres services et organismes du Département sont mis à contribution. Ainsi la Direction des routes, l’Agence technique départementale et le CAUE collaborent à l’écriture du programme d’urbanisme et d’équipement. Patrimoine et développement durable Restaurer des objets patrimoniaux (au sens le plus large), à la lettre ou dans l’esprit, pour les faire (re)vivre tout en réunissant les conditions d’une transmission aux générations futures : l’action patrimoniale s’inscrit dans le développement durable. L’aménagement raisonné des accès et des abords de sites, l’utilisation de matériaux naturels, les normes de haute qualité environnementale appliquées aux équipements neufs répondent à cette même exigence. Tout comme les efforts réalisés pour rendre les sites accessibles aux personnes à mobilité réduite ou souffrant d’un handicap. Développement économique et paysage bâti Interventions directes sur les monuments départementaux ou indirectes (participation avec l’État et la Région à la conservation de monuments locaux), la Dordogne est, derrière la Gironde, le 2 e département d’Aquitaine pour le volume d’investissement au service du patrimoine. Ce volontarisme départemental est payant : plus les programmes patrimoniaux sont conséquents, plus les retombées économiques sont importantes, incitant les entreprises à développer des savoir-faire pour être compétitives. Ces compétences peuvent ensuite bénéficier au bâti privé, contribuant à maintenir ce qui doit rester un atout touristique majeur de la Dordogne : la qualité de son « paysage bâti ». 14 Les « chantiers » du patrimoine Tout en collaborant aux actions de médiation, la Conser et le Service de l’archéologie, dans le cadre de leurs mis œuvrent à la protection et à la connaissance des sites. Bourdeilles : de la conservation à la mise en valeur La conservation du patrimoine veille à la préservation et à la valorisation des monuments et des collections départementales. Il lui revient de concevoir et d’assurer le suivi des projets de restauration des sites appartenant au Conseil général, avec la direction du patrimoine des bâtiments départementaux : Biron, Bourdeilles, Campagne, Cadouin, Savignac- Lédrier, la Ferme du Parcot... À ce titre, le service est fortement engagé dans le programme « sites majeurs ». Comment appréhende-t-on la restauration d’un site ? Quelles sont les priorités ? Il n’existe aucune recette type : chaque site est un cas particulier. Concilier normes actuelles et conservation architecturale Ainsi, la préoccupation première de l’utilisation future s’apparente à la recherche d’un équilibre entre le respect des volumes, des ouvertures, des matériaux et la nécessité de répondre aux besoins d’aujourd’hui : électricité aux normes, chauffage et isolation thermique des parties habitées, locaux techniques, accessibilité, impératifs de sécurité, etc… C’est ce qui a été réalisé dans les Communs du château où a été aménagé un véritable accueil boutique digne du monument, avec logement du gardien et locaux de service. Depuis les années 1980, le château médiéval ne pouvait accueillir que peu de visiteurs pour des raisons de sécurité. Le déplacement de l’escalier extérieur a permis de dégager la cour d’honneur qui peut désormais recevoir 200 spectateurs. Au pied du bâtiment, une sortie a été ouverte vers l’extérieur. Quant à la salle haute, elle a retrouvé ses volumes et sa configuration médiévale d’origine permettant une capacité d’accueil de l’ordre de 200 personnes. Le château médiéval peut désormais accueillir des manifestations, des réceptions, des spectacles. La culture occitane notamment y sera chez elle. Il restera, dans un programme ultérieur, à valoriser un autre joyau de Bourdeilles, les collections mobilières du château Renaissance. n
vation du patrimoine sions réglementaires, « « Créer une nouvelle ambiance » Olivier Chabreyrou, maire de Bourdeilles Lorsque qu’avec Brantôme et la Communauté de communes, nous avons répondu à l’appel à projets des « sites majeurs d’Aquitaine », notre but était d’accompagner la valorisation du château par la requalification du bourg. Pour nous, cette cohérence va bien au-delà des travaux. Le château deviendra un lieu d’animation culturelle occitane, nous allons mettre en place le double affichage français-occitan pour les entrées de bourg et les noms de rues. Pour les premières Rencontres occitanes, nous avons mobilisé des bénévoles. Pour les choix d’aménagements, nous avons mis en place un comité consultatif d’habitants. Nous cherchons à créer une nouvelle ambiance avec les cheminements piétonniers, le vélo route, des accès facilités, des parkings, un commerce dynamisé : deux restaurants se sont ouverts depuis le début du programme. Aujourd’hui, les abords du château sont attractifs. L’aménagement de la traversée principale est lié au projet de contournement qu’étudie le Conseil général. » Sites majeurs d’Aquitaine Peuvent prétendre à être « sites majeurs d’Aquitaine » un monument, un cadre naturel exceptionnel ou un ensemble cohérent représentatif du patrimoine d’Aquitaine. Le partenariat entre la Région et le Département autour du dispositif « Sites majeurs » vise à soutenir les projets de valorisation touristique s’inscrivant dans une perspective de développement économique des territoires. Trois sites ont été retenus en Dordogne. Bourdeilles-Brantôme dont le projet porte sur la requalification du château et du bourg castral de Bourdeilles, la réhabilitation de l’ancienne église Notre-Dame de Brantôme en vue d’y installer le pôle d’accueil touristique intercommunal et la création d’un itinéraire cyclable le long de la Dronne destiné à relier l’abbaye de Brantôme au vieux pont de Bourdeilles. Le Triangle d’or de la vallée Dordogne qui réunit les communes de Beynac-et-Cazenac, Castelnaud-la- « Chapelle, Cénac-et-Saint-Julien, Domme, La Roque-Gageac Vézac et Vitrac, et les Communautés de communes de Domme et de Sarlat-Périgord Noir (lire le n°32 de Vivre en Périgord, pages 8 et 9). L’ensemble Biron, Cadouin, Saint-Avit-Sénieur qui, avec le futur centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine en cours d’élaboration à Monpazier regroupe les monuments emblématiques du Pays des Bastides. À Cadouin, la restauration du cloître et de son jardin comme l’aménagement du parcours panoramique aux abords du bourg abbatial sont en cours d’achèvement. Au château de Biron, la restauration du bâtiment des Maréchaux est lancée parallèlement à l’opération communale concernant l’aménagement du bourg. Le programme de Saint-Avit- Sénieur porte également sur cette complémentarité entre réhabilitation des vestiges abbatiaux et traitement urbain et paysager des espaces publics aux abords du monument. n Abbaye de Cadouin « Un enjeu majeur de développement » Germinal Peiro, vice-président chargé du tourisme Depuis longtemps, le Conseil général protège et met en valeur notre patrimoine dans toute sa diversité. C’est essentiel pour des raisons culturelles mais aussi parce que c’est un enjeu majeur de développement local et touristique. Des projets d’envergure comme le programme de valorisation du patrimoine préhistorique de la vallée de la Vézère ou comme les investissements liés à nos « sites majeurs » dont celui du « triangle d’or » de la Vallée Dordogne que nous avons lancé à la fin de l’année dernière, sont à la hauteur des défis à relever pour que le patrimoine du Périgord soit aussi son avenir. La mission de valorisation des sites confiée au pôle patrimoine du Conseil général est donc très importante, et nécessite des synergies renforcées avec les structures de développement touristique (Semitour Périgord, Comité Départemental du Tourisme, service tourisme). » 15



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