Yegg n°81 juin 2019
Yegg n°81 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 38

  • Taille du fichier PDF : 15,9 Mo

  • Dans ce numéro : écoféminisme, le choc des consciences.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CITE DE LA DANSE Le Triangle f:NNE>.. SPECTACLES - DANSE - ATELIERS FRESQUE - BANQUET sam 15 juin 14h à minuit LA TABLEE FANTASTIQUE Pour manger, danser, être ensemble sur l'esplanade du Triangle et sur la Rambla ! Gaëlle Lece
IeDITY0 ÉDITO l I ALLEZ LES BLEUES II !!! ! PAR MARINE COMBE, RÉDACTRICE EN CHEF... YEGG « Mais comment une petite fille de 4 – 5 ans a l’idée de taper dans un ballon ? » Le 29 mai, la journaliste de France Inter, Léa Salamé, interroge la capitaine de l’équipe de France de foot, Amandine Henry qui rétorque instantanément  : « Bah comme a l’idée un petit garçon de 4 – 5 ans, y a pas de différence au final… » On ne critiquera pas la question de notre consœur posée pour embrayer sur la vraie différence actuelle  : le statut des footballeuses, encore peu nombreuses à pouvoir en vivre (et quand elles y parviennent, elles sont loooooooiiiiiiiiin d’être autant rémunérées que les footballeurs), les conditions dans lesquelles elles s’entrainent et jouent ainsi que les a priori sur les joueuses. Et c’est là que ça nous agace. Pas tant dans la forme. Mais dans le fond. En 2019, les femmes doivent encore répéter et prouver qu’elles peuvent être sportives et féminines. Qu’en dehors du terrain, elles sont maquillées et bien habillées. Pour rassurer tout le monde... Mais ça veut dire quoi ? Que la féminité ne s’acquière que par les efforts que l’on fait pour ressembler à l’image supposée de la norme féminine ? Que si une footballeuse, handballeuse, joueuse de rugby, volleyeuse et on en passe, ne s’apprête pas, elle n’est pas féminine et mérite finalement l’infâme étiquette de « garçon manqué » qui lui colle à la peau depuis la cour de récré parce qu’elle a osé affronter les remarques et moqueries des garçons (qui eux n’ont jamais eu à prouver qu’ils savaient taper et courir derrière un ballon) qui ont fini par l’accepter (grands princes de mes f*****) ? C’est usant, sérieusement. Alors oui, on se réjouit de la médiatisation de la Coupe du monde féminine de football qui a lieu du 7 juin au 7 juillet, pour la première fois en France (et surtout, on est ravi-e-s que des matchs se déroulent à Rennes). Oui, on espère que l’engouement actuel suscité par l’événement ne retombera pas comme un soufflé dès la fin de la finale ou plus vite, si les Françaises sont rapidement éliminées. Mais surtout, surtout, ce que l’on espère par dessus tout parce que vraiment ça nous compresse les viscères, c’est qu’on en viendra à réfléchir à comment ne plus dire « coupe du monde féminine », « coupe du monde de foot féminin », « équipe féminine de foot », et plus largement « artiste féminine » et autre En fait, qu’on arrête d’envisager le monde à travers le prisme masculin. Tout simplement. Alors pour tout ça, allez les bleues !!! Juini 2019/yeggmag.fr/05...



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