VoX n°5 jun/jui/aoû 2013
VoX n°5 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : voxlemag.wordpress.com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur les netocrates.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VoP41 34 VoP41 CHRONIQUE Les netocrates  : le grand péril la société. La Démocratie dans sa forme actuelle sera condamnée à disparaître. » Le rapport dominé (Consomtariat)/dominant (Netocrate) persiste, donc. Quelques lignes plus bas, on en arrive à des mots assez évocateurs  : « Un hacktiviste, qui utilise l’Internet pour construire une nouvelle structure de pouvoir et une nouvelle forme de gouvernance dans le monde réel, est un netocrate. Un netocrate participe à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’idéologie netocratique. » Les hacktivistes sont donc des netocrates. Selon l’article toujours, les netocrates/hacktivistes, ne poursuivent pas l’argent, mais l’information et le pouvoir  : « Les Netocrates ne sont pas intéressés par l’argent et considèrent sa poursuite comme une obsession bourgeoise pathétique. La poursuite de l’argent est secondaire à la poursuite de données, d’information et de pouvoir. » Enfin, le texte se conclut par  : « Dans ce contexte, des phénomènes tels qu’Anonymous (et ses diverses mutations) ou certains bouleversements mondiaux récents, deviennent une parabole intéressante qui permettre de regarder différemment l’évolution de l’Internet, en tant que source de pouvoir, et vecteur de l’avènement de la netocratie. » Pour résumer, nous voyons que les principales caractéristiques du netocrate que nous avons examiné précédemment sont conservées  : • Le netocrate est le nouveau dominant, il ne s’intéresse pas à l’argent, mais à l’information et au pouvoir.• Les individus de classe inférieure, c’està-dire ceux qui n’ont pas les compétences requises (soient la plupart des individus), le consumtariat, sont « les parias de la société ».• La démocratie actuelle est incompatible avec la démocratie, et bien que l’article parle d’une nouvelle démocratie, il n’en dessine nullement les traits (curieux !).• Il est encore question de transparence, d’idéologie de la transparence et de l’information. Ce texte ajoute cependant autre chose  : il identifie Anonymous et les hacktivistes aux netocrates, ou en tout cas à un phénomène netocratique. Les Hackvistes et les Anons seraient les missionnaires d’une nouvelle idéologie rendus possibles par l’avènement du Net. ; u
CHRONIQUE Les netocrates  : le grand péril Mefiez-vous des idéologues ! 0O1111II11111M11111111111111111111111111111111111II II II11111111IIII IIII II11111111111111111111111111111111 u « Idéologie netocratique », l’expression est lâchée ! Nos lecteurs de VoX auront sans doute remarqué que nous ne cessons de rappeler la dangerosité des idéologies à visée dominante. Alors quand nous lisons « Un netocrate participe à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’idéologie netocratique », nous faisons un bond sur notre chaise. Qu’est-ce qu’une idéologie ? Une idéologie c’est d’abord un certain type de discours qui s’inscrit autour d’une ou de plusieurs idées principales. Mais audelà du discours, c’est avant tout un mode de pensée, une idéologie posant une série de critères qui servent de normes. Pour prendre une analogie simple, une idéologie est à la pensée ce qu’un parti est à la politique. Autrement dit, adhérer à une idéologie, c’est exclure les autres modes de pensées possibles. Une idéologie est exclusive, elle est un véritable système autonome. Bien entendu, vous pourrez souligner que tout système de pensée est une idéologie, et qu’il est dès lors impossible de penser sans idéologie. C’est vrai. Mais ce que nous appelons plus spécifiquement une idéologie c’est encore une fois son caractère exclusif, sa nature à se propager, à devenir pensée dominante. L’adhésion à une idéologie, c’est l’enfermer dans un système de pensée, c’est une plongée dans un profond sommeil. Il est toujours plus confortable de se cloisonner dans un type de pensée qui a déjà été prémâchée par nos pairs, mais il y a dès lors réduction de son champ de vision et perte d’un véritable point de vue. Se cloisonner dans des normes de pensées, c’est se refuser toute nuance et toute adaptabili- Vo : Vo 35



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