VoX n°5 jun/jui/aoû 2013
VoX n°5 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : voxlemag.wordpress.com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur les netocrates.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VoP41 18 VoP41 DOSSIER Les netocrates mentaire, ça ne le rendait pas si unique qu’auparavant. Progressivement, la fiction s’est effritée et avec elle les structures du pouvoir  : l’une n’allait pas sans les autres. Le pouvoir ne tenant qu’à la fiction Dieu, il s’effrita à mesure que l’information se diffusait. Parallèlement, le pouvoir naissait dans les villes, autour des marchés, des marchands ; dans les villes, la population s’était adaptée, avait évolué en fonction des nouvelles technologies comme l’imprimerie, contrairement à l’aristocratie qui ne se préoccupait que de ses trésors pourtant dévalués et de ses propriétés comme si rien n’avait changé. La transformation n’a pas été instantanée, il a fallu plusieurs siècles pour que l’imprimerie « fasse son effet » et les aristocrates n’ont pas été évincés pour autant  : la bourgeoisie, nouvelle classe supérieure, a opéré de nombreuses alliances avec eux. Les terres avaient toujours de la valeur, mais cette fois en terme d’argent. Progressivement, ces propriétés aristocrates sont devenues des musées et les costumes, si symboliques du pouvoir, des déguisements. La découverte des Amériques en 1492 (permise par le changement de paradigme) a également eu un fort impact sur le commerce donnant une valeur d’échange plus importantes aux choses, accentuant les flux commerciaux entre les pays notamment grâce aux italiens et plus particulièrement les génois qui introduisirent la notion de capitalisme et furent très longtemps les banquiers de l’Europe. Les auteurs établissent un parallèle entre les nouvelles structures du pouvoir capitaliste et les anciennes structures féodales. Ce n’est pas une transformation physique à proprement parler, mais un déplacement de pouvoir qui tient un même rôle sur la société  : la cour et ses bouffons sont devenus le parlement et les journalistes politiques ; les propriétés à la campagne sont devenues les banques ; les noms de famille et les blasons se sont transformés en empires financiers et titres universitaires. La classe dominante est devenue la bourgeoisie, avec pour valeur l’argent. La monarchie est devenue l’État. Mais ce qui risque d’en choquer plus d’un est la fiction de cette nouvelle ère, qui est encore la nôtre actuellement (bien que les auteurs parlent au passé du capitalisme). Le christianisme étant relégué à une sphère uniquement spirituelle et ne dictant plus les règles de la société, la nouvelle religion fut l’humanisme. Comprenez par là que la nouvelle fiction, cette reine guidant notre paradigme étriqué, donnant aux puissants leurs pouvoirs et asservissant la classe inférieure comme la fiction de Dieu a pu l’asservir lors de la féodalité, est l’Homme. ; u
DOSSIER Les netocrates Le capitalisme Image issue de la série « House of cards » Capitalisme (selon les auteurs, dans les netocrates 2)  : introduit concomitamment à l’imprimerie, paradigme social ayant connu une extraordinaire percée grâce à une communication unilatérale efficace vers une audience de masse créée par ce nouveau média. le concept recouvre bien plus que ce à quoi font habituellement référence les termes économie de marché, économisme... note  : Bien que cette période soit actuelle, nous avons choisi de parler au passé, comme les auteurs. La constante fictive Comme la constante fictive de l’âge féodal, l’Humanisme se présenta comme une vérité universelle. L’Homme était devenu aussi sacré que Dieu, mais encore fallait- |||U||U||U||U||U||U||U||U||U||U||U|||U||U||U||U||U||U||U||U||U||U|||U||U||U||U||U||U| il qu’il le devienne, Homme  : le citoyen parfait, selon cette fiction Homme, était donc un obsédé de la vie correcte, vécue en accord avec le conseil d’experts ; le citoyen parfait était un individu capable de produire efficacement et de consommer insatiablement pendant les loisirs. Ainsi, il entretenait le système capitaliste dont la valeur centrale était l’argent. uLa constante fictive était donc devenue l’Homme. Mais l’homme n’était pas homme à sa naissance, il lui fallait un long parcours pour advenir à cet idéal  : une éducation, des formations, de grands efforts. Et c’est donc l’Etat qui a pris en charge les nécessités de cette fiction en créant les écoles, les hôpitaux, les prisons... La fiction Homme entraînait donc une nécessaire réalisation de soi où chacun était encouragé à devenir sa propre police morale. Les experts devinrent les prêtres de la religion de l’Homme, les statistiques le langage de l’oracle du capitalisme (les statistiques servant aussi les médias pour fabriquer de l’opinion) ; cette nouvelle religion se basait sur la rationalité. La mesure de la croissance économique quant à elle, servit a quantifier le niveau de la civilisation. V VOKI 19



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