VoX n°5 jun/jui/aoû 2013
VoX n°5 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : voxlemag.wordpress.com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur les netocrates.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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vOM La gueule des Enfers, enluminure du Maître de la Cité des Dames,début XVème siècle BnF 16 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII vOM DOSSIER Les netocrates Les relations entre les structures de pouvoir uLa société féodale se maintenait par l’alliance entre le monarque et l’aristocratie, s’ancrait dans l’Eglise et s’incarnait dans l’armée. Si les interactions entre ces structures de pouvoir n’étaient pas forcément évidentes, elles se maintenaient dans leurs intérêts communs partagés, à savoir le pouvoir et la fiction qui, s’ils étaient brisés, détruiraient également tous leurs avantages. La monarchie essayait de diviser le rang des aristocrates pour mieux les contrôler, mais elle savait également qu’une aristocratie trop faible pouvait la mettre en péril. Au contraire, l’aristocratie cherchait l’unité, mais ne pouvait pas destituer ni mettre un nouveau monarque, car ça aurait sapé le respect du droit divin de la propriété terrienne et donc fragilisé sa position  : l’aristocratie avait besoin de la représentation de Dieu qu’était le monarque. Aucune partie (monarchie/aristocratie) ne pouvait donc remettre en question l’autre partie sans faire peser un doute sur ses privilèges  : le système se maintenait donc, avec une alliance toute particulière lorsqu’il s’agissait de maintenir la classe inférieure à sa place. L’Eglise, les lois mises en place par le monarque, et le monopole aristocrate sur la force se rejoignaient pour dénier aux paysans tout moyen de remettre en question ou de contester la hiérarchie féodale et les forces en puissance. ; u Comment les structures de pouvoir s’imposaient ? IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII uIl était donc, pour les structures de pouvoir, essentiel de maintenir l’ordre social, qu’il plaise ou non à la classe inférieure, leur propre statut en dépendait. Lors des révoltes, des contestations, les critiques les plus incisifs de la classe inférieure étaient gratifiés de postes prestigieux afin de les isoler, les calmer, les apaiser. Toute vie intellectuelle était déviée dans les monastères, où les esprits étaient attelés à d’infinies discussions théologiques (les anges ont-ils un sexe ?) ; le but inavoué était l’annihilation du penchant critique de leur intellect et il s’agissait d’orienter les intérêts en faveur d’un maintien de la forme de pouvoir existante. La féodalité était donc particulièrement fermée, l’information étant pauvre, la fiction forte et l’étouffement des moindres critiques virulentes. Tout aurait pu perdurer ainsi longtemps, mais une évolution technique changea toute la donne. Notons au passage qu’evidemment certaines sociétés, certaines cultures et certains groupes suivent toujours un paradigme féodal. ; u
Un exemplaire de la Bible de Gutenberg conservé à la New York Public Library aux États-Unis DOSSIER Les netocrates De la féodalité au capitalisme « L’imprimerie, malgré son inventeur fervent catholique, donna un coup fatal à l’autorité du pape en promouvant l’hérésie protestante, en faisant du verbe divin quelque chose d’accessible à tous, donc d’interprétable par chacun. Les vérités pouvaient être remises en question. » [les netocrates] Auparavant, les seuls livres diffusés étaient la Bible, distribués par les moines copistes, seulement à de très rares personnes.La diffusion au peuple ne se faisait qu’à l’oral. Grâce à l’imprimerie, l’information s’est libérée, a gagné les esprits et a finalement doucement changé le paradigme. La diffusion des savoirs a permis d’élargir le champ des possibles  : cela permis la création de nouvelles techniques, engendra de nouvelles façons de penser, accéléra le progrès scientifique. De plus, la copie rapide devenue possible et accessible, les trésors aristocrates furent dénaturés  : les livres rares pouvaient être dupliqués, et même si l’original avait toujours une valeur supplé- 17



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