VoX n°5 jun/jui/aoû 2013
VoX n°5 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : voxlemag.wordpress.com

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur les netocrates.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
Image issue de la série « Games of Trones » 14 DOSSIER Les netocrates La feodalité Féodalisme (selon les auteurs, dans les netocrates 2)  : modèle social lié à la révolution de l’information que fut l’apparition de l’écriture vers 3000 av. J.-C, représente la société féodale du moyen âge, mais aussi un concept plus vaste. La constante fictive uLa constante fictive, ce point de fiction qui définit le paradigme en cours, était, lors de la féodalité, Dieu. Le pouvoir de cette fiction ne reposait pas sur un intérêt populaire pour les sujets existentiels, mais sur le résultat de la production intensive d’une idéologie aristocratique. La question de savoir si Dieu existait ou pas ne se posait pas. La fiction n’avait rien à voir avec la quelconque spiritualité chrétienne que nous connaissons aujourd’hui, la religion dictait la vie de chacun, qu’il le veuille au non. La fiction Dieu s’exprimait dans les lois, les interdits, les possibilités ou non pour chacun de faire certaines actions (et même les possibilités de penser ou de repenser certains faits, l’interprétation du monde étant cloisonnée dans cette fiction). La fiction Dieu était un cadre strictement déterminé par ses représentants, à savoir la monarchie, l’aristocratie et l’église. Remettre en cause Dieu, c’était donc également remettre en question toutes les structures de pouvoir qui en découlait (monarchie, aristocratie, église). Tout doute menaçait l’équilibre, cette stabilité sociale construite autour de cette fiction. ; u
Les structures de pouvoir u Le monarque, tout d’abord, était faiseur de lois et distribuait des privilèges et des pouvoirs aux aristocrates, dont des terres et leur régence. Sa légitimité était justifiée par le fait que ce soit Dieu lui-même qu’il l’ait désigné pour régner. C’était donc une fiction, moins tangible qu’un nuage, qui lui donnait ses pouvoirs, qui justifiait sa place, ses avantages, ses pouvoirs sur le royaume.• La classe dominante, l’aristocratie donc, avait pour occupation essentielle la production et la distribution de produits agricoles. Comme le pouvoir était intrinsèquement lié au contrôle de la terre et de ses produits, l’aristocratie était donc préoccupée par le contrôle de ses territoires et par la légitimation de ses possessions. Le pouvoir de l’aristocratie était présenté comme naturel aux paysans, le mandat aristocratique étant d’origine divine. En effet, il était dit que tout morceau de terre avait été offert par dieu, en concession éternelle, à une famille choisie, et les droits (et devoirs) de cette famille étaient de transmettre cette terre de génération en génération. Les symboles et preuves de son pouvoir étaient ses propriétés, ses blasons, son héritage, ses trésors. Comme pour le monarque, les aristocrates tiraient leurs avantages, leurs responsabilités et leurs pouvoirs sur la classe inférieure (les paysans) d’une fiction  : Dieu toujours.• L’Eglise entretenait évidemment la constante fictive. Les auteurs racontent, par exemple, que les vitraux exprimaient comment l’obéissance aux maîtres était récompensée et l’indépendance/l’intérêt personnel puni, renforçant par la même la fidélité des paysans à leurs maîtres. DOSSIER Les netocrates 5 15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :