Univers Interactif n°2 avr/mai 1995
Univers Interactif n°2 avr/mai 1995
  • Prix facial : 35 F

  • Parution : n°2 de avr/mai 1995

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Pressimage

  • Format : (204 x 266) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 86,9 Mo

  • Dans ce numéro : vers un monde sans papier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
Des questions à la multitude de réponses Antisèche >QUELS SONT LES EXEMPLES les plus burlesques de subventions bidons ? L'un des plus fameux a concerné la subvention, accordée par le gouvernement américain à l'état d'Hawaii, pour la reconstruction d'un canoë traditionnel... 6,4 millions de dollars. A la même époque — dans les années 70 — 500 000$. ont été accordés à l'Indiana pour la construction d'une reproduction des pyramides (qui n'a jamais vu le jour). 107 000$. ont également fini dans les caisses d'un gouverneur américain, pour lancer une mission d'études du comportement sexuel du porc (l'animal) japonais. >Y A-T-IL DEJA EU DES MICRO- ORGANISMES légalement condamnés à la peine capitale ? Le cas vient de se présenter avec lés deux derniers exemplaires vivants du virus de la petite vérole, conservés respectivement au U.S. Center for disease control d'Atlanta, et à l'Institut de préparations virales de Moscou (un endroit cool où passer ses vacances). Depuis l'éradication de la petite vérole en 1980, les codes génétiques de ces ultimes exemplaires ont été étudiés de fond en comble. Restait à prendre la décision létale : la mort par chauffage à 120°. C'est le bureau exécutif de l'Organisation Mondiale de la Santé, qui s'est chargé d'ordonner cette douloureuse sanction. Qui constitue - au passage — la première extinction intentionnelle d'une espèce vivante dans l'histoire de l'humanité. >QUE SIGNIFIE le mot "bra" ("life goes on, bra") dans la chanson "Obla-di oblada" des Beatles de Liverpool ? Je n'ai pas réponse à tout. >ET L'HUMANITE, quelqu'un peut-il décider de l'éteindre ? Oui, les tenants de la Deep Ecology et leurs représentants les plus extrêmes, le V.H.E.M.T de Les U. Knight. Le V.H.E.M.T se prononce "Vehement" et se traduit par "Mouvement pour l'extinction volontaire de l'humanité". D'après ces militants convaincus, qui affirment aimer l'homme mais lui préférer la planète, la biosphère ne regretterait pas un animal comme l'Homo- 28 >interactif n°2 Avril/Mai 1995 Sapiens, qui ne figure au menu d'aucun prédateur. Knight, déçu par une première tentative en 1977 d'armer les baleines (le mouvement "armthe whales", qui s'est heurté au caractère pacifique des cétacés), recueille chaque jour des signatures de volontaires et en annonce cent millions pour l'an 2000. Il rejette toute accusation de misanthropie à l'aide d'un argument bien tourné : "Le misanthrope est pour l'extinction involontaire du genre humain. Je suis pour la planifier. Qu'elle soit radicale et sans douleur". Que l'on se rassure, le mouvement (pas si microscopique que l'on pourrait le penser) est sous la surveillance permanente de laC.I.A. >A QUAND remonte l'idée d'inclure des excréments dans une oeuvre d'art ? En 1917, Marcel Duchamp a pour la première fois pris l'initiative de dater, signer et exhiber comme oeuvre d'art un flacon de sa propre urine. Cette oeuvre, baptisée Fontaine, fut présentée à l'occasion de la première exposition de la Société des Artistes Indépendants à New-York. Le jury - dont Duchamp faisait partie — refusa pourtant à la dernière minute de l'inclure dans la sélection finale. L'oeuvre s'est depuis perdue, mais il en reste une photo par Alfred Steiglitz. Et ce n'est qu'une dizaine d'années après cette première occurrence que Salvador Dali reconnut u'offre l'Univers Interactif. par Ariel Wizman implicitement l'usage, dans ses oeuvres, de ses propres sous-produits : "La palette excrémentielle est d'une infinie variété, du gris au vert et de l'ocre au brun". >CERTAINES règles régissentelles les divers usages du drapeau américain en tant qu'objet ? Oui. Ces règles sont — bonsoir à tous - au nombre de 19. Le drapeau ne doit jamais toucher le sol, ne doit pas être jeté, enterré (même pour des funérailles militaires), utilisé comme un tissu, incliné devant quelqu'un ou quelque chose, accroché à une voiture, à un plafond, utilisé pour transporter quoi que ce soit, ou comme support publicitaire (dommage). On ne le porte pas comme vêtement, on ne le brode en aucun cas sur quelque chose de "jetable". Et, évidemment, il est formellement interdit d'écrire quoi que ce soit dessus, fut-ce des grossièretés typiquement américaines, comme le fameux mot de quatre lettres, que le policier interprété par Eddie Murphy dans Délirious, prononce 132 fois. Je viens de tomber de ma mezzanine chez moi, je me suis fait mal et je perds du sang, vous êtes mon seul recours. Que doisje faire ? S'il vous plaît, répondez à ma lettre !... Eu...h... ?... Tu vois pas que je suis en train de bosser, non ? <
Quel rapport y-a-t-il entre Peter Norton et les spartiates ? Réponse : la scytale. Vous suivez ? par Paul Mathias Ça cryptait déjà >DU BOUT DU BOUT, au bas du bout, c'est ainsi qu'il faut évaluer la qualité d'un encryptage. Pretty Good Privacy, dit-on, on ne se le fera pas dire ! Mais à y regarder de plus près, tout ça n'est qu'affaire de scytale. Curieux vocable, n'est-ce-pas, mais qui en dit long, tout aussi long que le bout est loin du bas. Expliquons. >LES SPARTIATES étaient autrefois réputés pour ne pas beaucoup parler, au point que leurs longs discours tenaient souvent sur de pas si longs bâtons. Plus avares en paroles étaient encore leurs éphores, ces chefs politiques qui devaient, entre autres choses, s'occuper de traiter avec les nations proches ou lointaines, sans que les unes ou les autres ne dussent en savoir trop long sur les tractations en cours. Mais avares ou non, il fallait une méthode qui permît de n'être point découvert, ce dont le Chiffre de Sparte se chargea avec grand talent. gfgdfgdI575 6(1e14.2(lt eg3d4b5cv 321cv323D4 3ZA 3G4QDH45D 6FG14NBH3 CG41N36DF 68)7486514g 515&0004 5041 Définition, description. >LA SCYTALE ÉTAIT EN EFFET CE BOUT DE BOIS d'un calibre très précisément déterminé, autour duquel on enroulait une lanière de cuir sur laquelle on inscrivait transversalement un message, de telle sorte qu'une fois déroulée, la lanière ne laissait plus voir qu'une suite apparemment aléatoire de signes d'écriture absolument inintelligibles. S'il interceptait le messager, qui ne portait jamais que la lanière, l'ennemi pouvait toujours, selon son degré de cruauté, se servir du cuir pour l'étrangler ou bien lui faire avaler le message, mais l'information pouvait et devait demeurer secrète pour qui ne possédait pas de scytale du même calibre exactement. Autrement dit, Sparte fut à l'art militaire hellénique ce que la National Security Agency est aux services contemporains de l'Intelligence : un initiateur et un maître, bénéficiant pour l'éternité, des temps passés et à venir, d'une reconnaissance et d'un respect universels et nécessaires. On est sans doute loin des Cypherela et autres avatars crypto- informatiques dont s'émeuvent de concert les ténors de la démocratie libérale et les chantres de la sécurité nationale. Mais il faut savoir encore ceci, qu'au moins les bouts de bâton, ça se porte bien certes par-devers soi, mais ça se porte aussi, et même mieux encore, sur nul autre que soi. Il ne faut pas l'oublier, dans Lysistrata, la pièce d'Aristophane, la scytale, c'est le héros... enfin, le "membre" du héros. Pretty Good Privacy, en effet, on aimerait connaître la version, s'il vous plaît ! Ou plutôt, on ne manquera pas de s'imaginer Peter Norton, le mondialement réputé auteur des "utilités" qui portent son nom, arborant fièrement une vigoureuse scytale dont tant de copies garantissent le secret aux petites entreprises et aux fou-dingues de la paranoïa encryptique. Ou alors le si libéral distribuant sur le Net des biffons codés autour desquels nous enlacerions amoureusement notre correspondance fiscale et le premier jet de nos affects épistolaires. Une chose est certaine. POUR ENCRYPTER, IL FAUT À LA FOIS DE L'INTELLIGENCE ET UN BRIN D'ANXIÉTÉ. C'est une affaire militaire, à coup sûr, et c'est parce que la guerre économique fait rage et que les particuliers se sentent en guerre contre l'État tentaculaire, qu'on peut en venir à cacher ses mots doux et à refuser à autrui le regard qu'on n'ose pas soi-même porter sur le sens véritable de son propos. De toute façon, quand bien même on commencerait à comprendre ce que vraiment on ne cesse d'essayer de se raconter, on n'aurait pas fini de parler de ce qu'on n'arrive pas trop à se dire. Et diable, il faut un sacré script pour décrypter ça ! De bout en bout, et de haut en bas.< fut à l'art militaire hellénique ce que la National Security Agency est aux services contemporains de l'Intelligence. >interactif n°2 Avril/Mai 1995 29



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 1Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 2-3Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 4-5Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 6-7Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 8-9Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 10-11Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 12-13Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 14-15Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 16-17Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 18-19Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 20-21Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 22-23Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 24-25Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 26-27Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 28-29Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 30-31Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 32-33Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 34-35Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 36-37Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 38-39Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 40-41Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 42-43Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 44-45Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 46-47Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 48-49Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 50-51Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 52-53Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 54-55Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 56-57Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 58-59Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 60-61Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 62-63Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 64-65Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 66-67Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 68-69Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 70-71Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 72-73Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 74-75Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 76-77Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 78-79Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 80-81Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 82-83Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 84-85Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 86-87Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 88-89Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 90-91Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 92-93Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 94-95Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 96-97Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 98-99Univers Interactif numéro 2 avr/mai 1995 Page 100