Univers Interactif n°1 fév/mar 1995
Univers Interactif n°1 fév/mar 1995
  • Prix facial : 28 F

  • Parution : n°1 de fév/mar 1995

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Pressimage

  • Format : (204 x 266) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 102 Mo

  • Dans ce numéro : 20 médias (qui ne sont pas TF1), les étranges enfants du Japon techno et l'Académie français de l'interactivité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Best of e-mail Regards croisés Mix Accélérations Human Koala Free Info Services >interactifmodetremploi Les acteurs doivent-ils se méfier des palettes graphiques ? • >Nnf Oine SirY\lne On a pu lire récemment dans le Monde ou le New York Times, quelques articles assez alarmistes sur l'éventuel remplacement des acteurs par leurs "Clones" de synthèse. Or s'il est exact que la technologie permet d'envisager dans un avenir assez proche la possibilité de recréer un acteur grâce à l'informatique, on peut se demander quel intérêt cela peut-il bien avoir. Le cinéma reposant sur le double principe de l'identification du public aux acteurs et de l'émotion qui en découle, comment le public pourra-t-il s'identifier au clone robotisé d'un célèbre comédien ? Bien sûr, celuici pourra faire absolument tout ce qu'il est possible d'imaginer puisqu'il aura les mêmes caractéristiques qu'un personnage de dessin animé. Mais qui a déjà eu peur pour Tom le chat lorsqu'il reçoit un piano sur la tête qui l'aplatit après une chute de vingt étages ? La manipulation d'image qui a permis de réaliser "Forest Gump" ou "Dans la ligne de mire" en détournant des images d'archive pour y intégrer des prises de vue actuelles présente certes un grand intérêt pour un potentiel de quelqùes scénarios. On a pu aussi sauver le film "The Crow", en collant, à l'aide d'une palette graphique la tête de Brandon Lee, mort accidentellemetn pendant le tournage, sur le corps d'une doublure pour finir le film. Mais on se trouve dans une application pour le moins limite du procédé. › oc\_e 59u\ (Bien sûr ! D'abord parce qu'il n'y a pas de progrès technologique durable sans qu'il ne soit précédé par des avancées de la recherche scientifique. Ensuite, parce que le développements récents des réseaux informatiques ne peuvent qu'accélérer la diffusion et l'échange des informations au sein de la communauté scientifique. Ce n'est pas par hasard si le premier grand réseau informatique a été conçu, au départ, comme un instrument au service des chercheurs. Il faut savoir que jusqu'à présent, les instruments de référence de la communauté scientifique étaient constituées par une poignée de revues. C'et à partir de la publication -avec des délais parfois longs- des résultats d'une recherche dans ces revues, que se diffusait l'information scientifique. Et si ces revues devraient garder un rôle de référence, elles devraient être rapidement "court-circuitées" par la mise à dispoition immédiate des résultats via les réseaux informatiques. Producteur et présentateur de l'émission E=M6. Ls Y-aura-t-il encore de la science r dans l'ère du tout technologique ? 32 >interactif n°1 Février 1995 On pourrait imaginer de numériser les acteurs et les actrices au mieux de leurs performances physiques et on aurait ainsi une Sharon Stone éternellement jeune et un Arnold Schwartzenegger éternellement body-buildé, ce qui soulèverait un intéressant problème de droit et donnerait beaucoup de travail aux avocats après la disparition des originaux, n'importe qui possédant leur base de données pouvant alors leur faire jouer n'importe quoi. On peut d'ailleurs supposer que grâce à quelques hackers on retrouverait bientôt ces éléments numériques sur Internet dans alt.digital.actors, prêts à l'usage. Que les acteurs et les spectateurs se rassurent toutefois, le cinéma n'oublie jamais le principe économique suivant : "La solution la moins chère est toujours la meilleure." On effectuera alors ce calcul : soit un film de 90 minutes dont le budget est de 30 millions de francs, combien de minutes d'acteur de synthèse peuton se payer ? Réponse : maximum 10 minutes. Que faiton alors pour les 70 minutes restantes ? Société Duboi (création d'effets spéciaux Tu préfères le numérique ou l'analogique ? >Tkon-\05/Diclf1- Punk L'analogique ! J'aime l'analogique pour son imperfection. Lorsque le son n'est pas codé en numérique, il garde toutes ses petites imperfections, même le souffle. C'est ce qui lui donne toute sa chaleur, son côté humain. Le gros problème du codage numérique c'est que lorsque l'on copie un CD vers un DAT, par exemple, on est obligé d'utiliser un câble coaxial numérique spécial, sinon le son n'est pas calé et se retrouve saucissonné. On se découvre alors quelque chose de bizzare, de froid... et sans aucun groove. L'analogique, malgré ses imperfections, fait passer quelque chose d'agréable. Même si c'est très subtil, c'est ce qui fera toute la différence sur un bon disque. Musicien Funk Electronique (Soma, Synewave N.Y) Photo. Ni colas Foucher
Best of e-mail Regards croisés Mix Accélérations Human Koala Free Info Services Le disque va-t-il disparaître ? > Ery\ry\nnuel e 13urefel Nous sommes à cinq ans de l'an 2000, et pour tous, nous sommes encore au vingtième siècle. Il est encore impensable de croire que le papier va disparaître alors que déjà lesemail "silencieusement" circulent virtuellement entre les entreprises. Il est donc d'autant plus impensable de pouvoir croire à la fin du disque, alors que le vinyl réapparaît furtivement. Mais ne trouvez-vous pas que les heureux élus de platine multi CD auront l'air bien ridicules quand demain matin, ils n'auront qu'à parler ou toucher du doigt pour avoir accès à une discographie sans limite, pouvoir tourner virtuellement les pages du booklet du Qu'y-a-t'il de punk dans le cyber ? CD, ou bien l'avoir imprimé sur l'imprimante de votre choix, connaître sans limite l'oeuvre d'un artiste, déchiffrer toutes les partitions de la chanson ? Les Fnac et Virgin Megastores seront l'équivalent des cinémas d'aujourd'hui, la télévision étant le premier média audiovisuel. Fnac Net ou Virgin Megastore Net seront peut-être les nouveaux distributeurs virtuels du son. Le disque sera un collector distribué à peu d'exemplaires. Peut-être resterons nous fétichistes ? Mais ce ne sont pas les nouvelles générations de l'an 2000, celles d'Internet. Emmanuel De Buretel est PDG de Virgin France. > GI LAY\V CL Gren "Cyberpunk" signifie grand ouvert, libre, que cela soit dans les communications anarchiques ou dans les choix de vies. C'est le "do it yourself" des publications indépendantes, libres de censure. C'est ce qui laisse les gens établir leur propre éthique, leurs codes, contrairement aux pays et au grandes entreprises qui, chaque jour, contrôlent un peu plus nos vies. Qui sait combien de temps cela durera, si même cela durera... mais plongeons dedans ! Le punk rock reposait sur l'information qui pouvait changer nos vies, qui pouvait propulser la culture en avant. Je vois le même potentiel s'ouvrir aujourd'hui avec Internet —c'est ce qui m'enthousiasme tant. Récemment, l'une des révolutions les plus intéressantes fut l'apparition de la P.A.0, qui permit à des petits groupes indépendants de publier leurs propres journaux, ou à des fans clubs d'éditer un magazine indie. Pour la première fois, le pouvoir de la presse échappait aux organisations fortunées au profit de personnes disposant de quelques milliers de francs. Il suffit d'entrer dans n'importe quelle bonne librairie pour découvrir des centaines de petits magazines, livres et pamphlets qui n'auraient jamais pu voir le jour quinze ans plutôt, avant l'arrivée du monde Macintosh, de QuarkXPress, PageMaker et du language PostScript. Internet permet maintenant à des individus isolés de diffusér leur information, leur musique, leur art, tout autour du monde —grâce aux efforts des cyberpunks et des développeurs du réseau mondial— et ceci vers des utilisateurs connectés à Pékin, Tokyo ou Moscou aussi facilement qu'à des gens de leur propre quartier. Par exemple, des sites comme l'IUMA (L'Internet Underground Music Archive) permettent à de petits groupes indépendants de circonvenir la main mise des Majors en diffusant leurs chansons sur le réseau mondial, gratuitement. Le vrai danger pour le mouvement cyberpunk est qu'Internet risque de suffoquer à cause de l'interêt corporatiste. En transformant cet espace de liberté en espace commercial, l'utilisateur se voit maintenant taxer lourdement sur le nombre de kilo-octets téléchargés ou découvre que certains types de discussions sont "modérés". Voici pourquoi la présence des hackers ou des groupes comme l'EFF (Electronic Frontier Foundation) est si vitale. L'autre danger est que cet espace au si grand potentiel risque de succomber à l'ennui : surchargé par des polémiques techniques et des débats sur les protocoles ou les différents standards. Les premiers livres imprimés et les premiers journaux étaient des textes de valeur, pas des discussions sur les différentes sortes de presses d'imprimerie ou les techniques de reliure. Au lieu d'être rempli d'argumentations dithyrambiques sur les modems et les microprocesseurs, le réseau devrait regorger de musique, de mode, d'art et d'idées neuves. Personne n'a besoin d'être un ingenieur du son pour écouter un CD ou un professeur d'université pour lire un journal, et de la même manière on devrait pouvoir utiliser Internet sans être un informaticien. Nous devons travailler à rendre l'information et les gens connectés sur le réseau accessibles à tous, aussi librement que possible. Tout comme les premiers punks combattirent les institutions du disque et du marketing pour libérer le monde de la musique et de la mode, les cyberpunks doivent combattre aujourd'hui les gouvernements, les géants des médias, les Intels, les Microsofts et les sociétés de télécommunications qui veulent contrôler Internet. Music & fashion 1,nru. Sega pourrait-il fusionner un jour avec Nintendo ? >Vickel 150[Y\5 Et créer une tentaculaire "World Company", comme Atari imaginée par Ridley Scott dans "Blade Runner" (que le temps passe vite)... Raisonnablement, je ne pense pas que ce soit d'actualité. Cela dit, pourquoi pas, après tout. Sega&Nintendo rejoindraient le panthéon des marques bicéphales, aux côtés des Roux&Combaluzier, Smith&Wesson et autres Raynal&Rocquelaure. Et puis au moins, si Sonic se trouve confronté à un problème de plomberie, il saura qui appeler. Directeur de la communication de Sega France. >interactif n°1 Février 1995 33



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