Tricot Journal n°65 1er nov 1937
Tricot Journal n°65 1er nov 1937
  • Prix facial : 2 F

  • Parution : n°65 de 1er nov 1937

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : R. Vial

  • Format : (220 x 300) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 44,8 Mo

  • Dans ce numéro : un pull-over pour homme.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Trois journées qui parurent des siècles passèrent ainsi, sans apporter de changement à une situation jugée inextricable. Vainement, la police s'était mise en quête de retrouver le coupable. Personne ne savait rien. Toutes les recherches semblaient devoir rester vaines. Comme le troisième jour s'écoulait, Rose, la fidèle Bretonne qui, depuis plusieurs années, était attachée aux enfants de Frédéric, proposa de leur'faire faire une courte promenade. — Ces pauvres petits s'étiolent ici, déclara-t-elle, si Madame a peur que quelque chose nous arrive, que l'onncus fasse donner un policier et qu'on laisse sortir Roger et Odette. Après avoir hésité, les époux, d'un commun accord, consentirent. Rose, escortée du détective, prit le chemin de la plage. Les enfants, ivres de joie, gambadaient autour d'elle, ne se lassant pas du spectacle si nouveau que la ville leur offrait. Partout des fleurs, des musiciens rieurs, qui semblaient ne jouer que pour les passants... Des femmes, des fillettes, aux costumes bizarres... presque toutes étaient couronnées de guirlandes parfumées et, dans un joli geste, les offraient au passage aux promeneurs étrangers. Roger et Odette, tout comme Rose, furent ainsi fleuris. Mais, enhardis par ce succès, les petits voulurent aller plus loin. Ils entraînèrent la Bretonne à leur suite vers les falaises, où les promeneurs se faisaient plus rares. Ils parvinrent ainsi au pied d'un rocher escarpé dont les anfractuosités semblaient autant d'armes menaçantes. La mer, assez houleuse, venait battre la pierre avec un bruit régulier. Tout à coup, Roger, plus téméraire que ses compagnes, fut pris du désir d'escalader le rocher. Vainement, Rose tenta de le faire renoncer à son projet. — N'aie pas peur, Rose, cria-t-il en riant : Je n'irai pas trop loin. Je veux seulement voir le coup d'oeil. Rose, certaine qu'il n'y avait aucun danger, céda. Mais à peine le garçonnet se fut-il hissé jusqu'à la première pointe de la falaise qu'il eut un cri  : — Rose, Rose, venez vite, il y a ici un homme blessé. Rose accourut et demeura stupéfaite devant le spectacle qu'elle avait sous les yeux. Au contraire de son maître, qui n'avait pas su reconnaître le bandit. elle n'eut qu'à jeter les yeux sur le corps étendu devant elle pour s'écrier  : — C'est monsieur Wilson. CHAPITRE V L'EXPIATION Les événements s'étaient déroulés avec une telle rapidité depuis vingtquatre heures, que Frédéric n'avait rien dit à la brave fille qui le servait. Rose ignorait donc le rôle joué par Mollisson sous les traits de Wilson et de Johnston. Elle se hâta d'arracher le jeune Roger à la vue de l'homme qui semblait mort et en hâte se dirigea vers l'hôtel. Bientôt, la police accourut ; des brancardiers accompagnaient les agents. Un médecin, appelé en hâte, se pencha vers le blessé. Quand il se releva, ses traits se détendirent  : — L'homme vit ! déclara t-il. — Tant pis pour lui, prononça gravement le policier, qui avait suivi l'affaire. Mieux eût valu pour ce misérable y rester sur le coup. S'il guérit, la chaise électrique l'attend aussi sûrement que le soleil nous éclaire. Johnston fut transporté à l'infirmerie de la prison en attendant le jugement qui ne tarderait pas. Sitôt qu'il put parler, il ne fit aucune difficulté à conter son étrange aventure. Au moment où, pour la première fois, les portes de la prison s'étaient ouvertes sur lui, il n'avait eu qu'à regarder son gardien pour se rendre compte qu'il pouvait facilement s'en rendre maître. A la tombée de la nuit, tandis que le malheureux s'apprêtait à lui servir sa pitance, Johnston avait bondi sur lui comme un tigre et, d'un violent coup de tête en pleine poitrine, le faisait rouler à terre, sans connaissance. Se saisissant ensuite du trousseau de clés pendu à sa ceinture, il parvenait à ouvrir les trois portes qui le séparaient du dehors. Tout de suite, il prenait sa course vers la maison du sorcier, se mettait sur la piste du diamant et attendait le résultat de cette audacieuse tentative. Deux jours s'écoulèrent. Le sorcier ne revenait pas... Johnston eut peur. Le troisième jour, connaissant parfaitement la topographie du pays, il quitta son refuge et se dirigea vers la falaise, à la tombée de la nuit. Il en escalada les premières arêtes. Arrivé à un creux de rocher, il s'y blottit, se coucha à même la pierre, pensant attendre le lever du soleil pour sauter dans la première barque qu'il apercevrait  : ainsi il gagnerait une autre île. Il avait perdu son trésor, mais il tenait à. conserver sa vie, surtout éviter le supplice affreux qui lui était réservé, s'il était repris. Il avait compté sans la fatigue écrasante due aux émotions de ces dernières journées. A peine en sûreté un sommeil invincible le força à fermer les yeux. Dans un cauchemar épouvantable, il revécut les transes de ces heures terribles et, dans le mouvement qu'il fit, perdit l'équilibre et tomba sur une pointe de roche. C'est là que Rose le découvrit. Pendant ce temps, la police avait enfin mis la main sur le sorcier et recouvré le diamant que Frédéric reçut alors qu'il avait perdu tout espoir de le retrouver. Frédéric, mis au courant de l'arrestation nouvelle du coupable, apprit en même temps que la justice d'Honolulu revendiquait le droit de le punir. Il comprit alors que le sort de Johnston était fixé. Cette fois, il n'échapperait pas au châtiment dû à ses forfaits. Et si grand se montrait le coeur du Français qu'il ne put se défendre de Lire dans le prochain numéro les nouvelles et ultimes aventures auxquelles seront mêlés les héros de ce roman.frissonner en songeant à l'horreur de la sentence. Il ne voyait plus, en cet homme si coupable, pourtant, que l'ami auquel un jour il avait imprudemment donné sa confiance, celui qui, sous le faux nom de Wilson, lui avait fait faire ses premiers pas dans la ville de New-YorH. « Comme il m'a trompé ! se disait-il — et malgré tout une immense pitié lui venait en voyant passer devant ses yeux l'affreux instrument du supplice. Frédéric savait maintenant que la ville d'Honolulu, soumise à la juridiction des Etats-Unis, se chargeait seule des criminels ayant perpétré leurs forfaits sur son territoire. Johnston, coupable d'avoir tué son complice, devait payer. Et comme pour les condamnés de New-York, la chaise électrique serait l'instrument de son supplice. Le procès ne tarda pas. Frédéric avait hâte de quitter ce pays où tant d'événements s'étaient accomplis, mais les hommes d'affaires, moins prompts que les juges, le retenaient encore à Honolulu. Ce diamant, représentant une si grosse fortune, devait être vendu afin que la somme qu'on en retirerait fût remise aux héritiers de Mrs Mollison. Ceux-ci, prévenus, annonçaient leur arrivée et désiraient que Frédéric prit sa part du partage. Comme on le lui avait promis, il serait riche. Mais tout cela demandait du temps. Le retour en France en serait retardé. Thérèse ne se soumettait pas sans regret à cette obligation. Cette fortune,'m'on faisait luire à ses yeux, ne la tentait qu'à demi. Elle estimait que Frédéric et elle la payaient trop cher. Pourtant, les jours passaient et bientôt elle pourrait, avec lui, reprendre le paquebot. Un matin, on vint chercher Dubois de la part de la Sûreté  : — L'arrêt a été rendu, monsieur, c'est aujourd'hui que Mollisson doit périr. Voulez-vous assister à l'exécution ?... Frédéric eut un frisson de dégoût. — Jamais de la vie !... Et, pour oublier l'émoi que lui donnait la nouvelle, il courut sur la plage prendre l'air.'Il sut le soir même que Johnston était mort sans faiblesse, qu'il avait sollicité le secours du pasteur et chargé ce dernier de demander le pardon de Frédéric, pour tous les ennuis qu'il lui avait causés. Thérèse ne voulut rien entendre de ces choses. Cachant son visage dans ses mains, elle se prit à sangloter  : ses nerfs étaient à bout. Quand elle fut plus calme elle tourna vers Frédéric son beau visage tourmenté pour demander  : — Quand partons-nous, mon ami ?... Il la prit dans ses bras, passa sa main sur le front pâli et déclara  : C'est dans huit jours que je dois toucher la somme promise. Le lendemain même, nous quitterons Honolulu. Ma mission, enfin, est terminée. — Dieu soit loué !... fit-elle. FIN
TRICOT-JOURNAL PARAIT LE 1e, ET LE 15 DE CHAQUE MOIS ADMINISTRATION : 14, RUE DUPHOT, PARIS TÉLÉPHONE OPÉRA 55-34 ; CHÈQUES POSTAUX 935-15 TROIS COIFFURES (Voir page suivante.) KitorilereeltFikeleiu,-.4krtitirIjthlY tr010,01:treten'ijmirrefteione',Nene re ihilii->Trorill ; e4lisrhr., #41‘1.0,0,rtine I. — 100 gr. de laine d (couleur foncée et 3 petite, pelotes de 20 gr. de teinte, différentes, 1 crochet de.3 mm. de diamètre, 1 pièce du bourdon à chapeau blanc. POINT EMPLOYE Tunisien  : Sur une chainette de base, relever toutes lesm. en les gardant sur le crochet, revenir en les défaisant une à une avec un jeté. CONDUITE DU TRAVAIL Faire un bonnichon à 3 passes comme ceux des enfants. Le morceau du milieu se commence par le bas et se fait tout droit. Les deux côtés se commencent par la partie la plus large et on diminue de chaque côté régulièrement. Les morceaux des côtés doivent bien s'adapter à la bande droite quand on la coud. Bord  : Lorsque le fond. est cousu, prendre la pièce de bourdon et travailler à cheval dessus enm.s. au crochet ; faire des aug. toutes les 10m. tous les 2 rangs sur 6 cm. de haut. Le travail terminé, prendre la laine à repriser mise double et faire de gros points de croix de trois teintes différentes. II. - 150 gr. de chenille bleu marine, 25 gr. de chenille rouge, 25 gr. de chenille jaune, 25 gr. de chenille verte, 4 aig. sans bout de 4 mm. de diamètre, 1 pièce de bourdon noir à chapeau, 1 crochet de 3 mm. 5 de diamètre. POINTS EMPLOYES Côtes doubles  : 2m. end., 2m. env. Mailles simples au crochet  : Piquer le crochet dans unem. ramener le fil, 1 jeté, passer par les 2 boucles. CONDUITE DU TRAVAIL Monter 140m. sur 4 aig. et faire 6 cm. de côtes doubles ; ensuite fermer 1m. à chaque côte env. et tricoter 6 cm., fermer 1m. à chaque côte endroit et faire encore 6 cm. en côtes simples tout en dim. 1.m. de place en place (3 par aig.) tous les deux tours, couvi 3 fois. En- II. Points des chapeaux de la couverture.r. kN "ezze14,‘,01tire,.:).e±:)e, -ie `.1-1ll'et 4iier-le. ne,) ,. 41/ !..›111.5.6,11 4. fia,- lit *.' « lbibi J2 ‘e.'71 4.e., ; -4 : 1e : $44 ; ; 4:" atters'eribili.'e"‘ # r Ittitee"4, ftlki7:7471 ; e7... e el.e 7 fr 4 rex tie-till..111144e 1500.2:'er,r olectololle.ètiO Iodle liere," ! 0  : 4,7)_.91/11111/elle leigeettelin pi,t.w0 istioetlell 70"4i,agiiiiivinip I. POINT DE ROSE.. II. - COTES DOUBLES. lever 4m. par aig. III. - - TUNISIEN. Il reste 18m., passer un fil et tirer pour fermer, arrêter le fil à l'envers. Bord  : Relever lesnt. du bord avec un crochet. 4.1 tourner enm.s. à cheval sur le bourdon et aug. d'unem. toutes les 10 ou 12m., tous les 2 rangs, arrêter au bout de 8 cm. Avec les chenilles de couleur, faire des gros points de croix autour de la calotte pour simuler un ruban. III. BRETON. — 100 gr. de laine, un crochet de 2 mm. 5 de diamètre, 1 pièce bourdon à chapeau. Se travaille enm.s. au crochet et en brides. CONDUITE DU TRAVAIL Monter 4m. chaînette, fermer. Dans ces 4m., faire 16 brides, puis 1 rang dem.s., 1 rang de brides (2 brides dans chaquem. du rang précédent), 1 rang dem.s., 1 rang de brides (2 br. dans chaquem.), 1 rang dem.s., 1 rang de brides (2 br. dans la mêmem., toutes les 8m.), 1 rang dem.s., faire encore 2 fois les 2 derniers rangs, 1 rang de brides (2 br. dans la mêmem. toutes les 10m.), 1 rang dem.s., 1 rang de brides sans aug.. 1 rang dem.s., 1 rang de brides (2 brides dans la mêmem. toutes les 22m.), 1 rang dem.s., faire encore 5 rangs de brides sans aug, et 5 rangs dem.s. Prendre alors la ganse ou bourdon, travailler enm.s. Aug. de 10m. par rang pour avoir, après 3 cm. (5 rangs), une circonférence de 65 cm., 2 rangs sans aug., 2 rangs avec aug. de 5m. par rang. Fermer. Entourer la calotte d'une bande de feutre sur laquelle est posé un croket de couleur. POINT DE LA COUVERTURE Renseigne sur tout Conseille sur tout - Modèles de (Voir page suivante.) LES RUCHES. 1" rang  : 3m. env., 5m. dans larn. suivante (1m. end., 1 ni, env., 1'm. end., 1m. env., 1m. end.) ; finir par 3m. env. 2" rang  : 3m. end. ; 5 ni. env. 3" rang  : * 3m. env., 3m. end., 2m. ens., end. 4°, 6", f/e et 10 « rang  : tricoter les ni.comme elles se présentent. 5^ rang  : 3nt. env., 2m. end., 2m. ens., end.. 7^ rang  : 3m. env., 1m. end., 2m. ens., end.. 9'rang  : 3 ni. env., 2m. ens. end 11" rang env. 12'rang  : end. 13" rang  : comme le 1" mais en décalant les ruches, on commence alors par 1m. env., 5 ni, dans la suivante. 3rn. en%, ) I‘ Lire dans le prochain No le petit roman inédit ey robes, manteaux, tailleurs, blouses, etc. - Ouvrages tricot, crochet - Recettes de cuisine - Conseils du médecin, de l'avocat - Culture physique - Nouvelles - Deux romans - Correspondance entre lectrices, etc. Illustrations en noir et en couleurs LE No 0.90 ABONNEMENTS FRANCE (1 an) FRANCE (6 mois). ETRANGER. Pays adhérant àl'A. D. S. ETRANGER, Fays n'adhérant pas à l'A. D. S... Les abonnements seront augmen'és à partir du 1tr mars 14, RUE DUPHOT — PARIS Le Retour par JEHAN D'IVRAY Le Gérant  : R. VIAL. Imp. GEORGES LANG, 11-15, rue Curial, Paris (France), - 1007 - 37. 19. » 47. » 51. »



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